La piste de sable / Passion du livre

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.. La piste de sable

Couverture du livre La piste de sable

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Serge Quadruppani

Date de saisie : 15/02/2011

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve noir, Paris, France

Prix : 19.90 €

ISBN : 9782265088610

GENCOD : 9782265088610

Sorti le : 13/01/2011

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  • La présentation de l'éditeur

Ce matin, le léger bruit de la mer est annonciateur d'une belle journée. Pourtant, lorsque Montalbano ouvre les volets, le spectacle qui s'offre à lui n'a rien de réjouissant : sous ses yeux, un cheval recroquevillé sur le flanc, immobile. La pauvre bête, battue à coups de barres de fer, gît dans une mare de sang. Le temps de convoquer ses hommes, la carcasse a disparu, ne laissant sur la plage que l'empreinte de l'animal. Une piste de sable insaisissable, voilà sur quoi repose la nouvelle enquête de Montalbano... Les choses se corsent encore quand apparaît l'envoûtante Rachele, venue déposer plainte pour le vol de son pur-sang. Le commissaire se retrouve brusquement propulsé dans l'univers cruel des courses de chevaux clandestines, où se croisent mafieux, parieurs et belles amazones...

Amateur de femmes et fin gourmet, Montalbano va encore être mis à rude épreuve, car les plaisirs de la chair vont s'avérer nombreux. Entre les charmes de l'irrésistible Rachele et les délicieux petits plats mitonnes par sa fidèle Adelina, ce fin limier saura-t-il garder le cap ?

Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andréa Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son désormais célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le «phénomène» Camilleri. La piste de sable est le 16' titre de l'auteur à paraître au Fleuve Noir.





  • Les premières lignes

Il ouvrit l'oeil et aussitôt le referma.
Depuis un certain temps, il aconnaissait cette espèce de refus de s'aréveiller, non pas pour prolonger un quer-conque rêve plaisant - ce que désormais il lui arrivait de faire toujours plus rarement, non, c'était pure et simple envie de rester encore un peu dedans le puits sombre, profond et chaud du sommeil, caché vraiment tout au fond, là où il serait impossible que querqu'un le trouve.
Mais il savait être irrémédiablement aréveillé. Alors, gardant toujours les paupières serrées, il se mit à écouter le bruit de la mer.
Ce matin, c'était un petit bruit très léger, presque un bruissement de feuilles, qui s'arépétait toujours pareil, signe que le ressac dans son mouvement maintenait une respiration tranquille. Et donc la journée devait être bonne, sans vent.
Il rouvrit l'oeil, mata la montre. Sept heures. Il voulut se lever mais à ce moment, il lui revint à l'esprit qu'il avait fait un rêve dont il ne s'arappelait que des images confuses et détachées les unes des autres. Excuse magnifique pour retarder un peu son lever. Il se recroquevilla nouvellement et referma les yeux, tentant de mettre à la suite ces photos éparpillées.
La pirsonne qui se trouvait à côté de lui sur une espèce de grande prairie herbeuse était une femme ; maintenant il comprenait que c'était Livia et que ce n'était pas elle, puisqu'elle avait le visage de Livia, mais le corps était trop gros, déformé par une paire de fesses si énormes que la femme peinait à marcher.
Du reste, lui aussi se sentait fatigué après une longue marche, même s'il ne s'arappelait pas depuis combien de temps ils étaient en chemin.
Alors, il lui demanda :
- C'est encore loin ?
- T'es déjà fatigué ? Même un enfant ne se fatiguerait pas si vite ! On est presque arrivés.
La voix n'était pas celle de Livia, elle était désagréable et trop aiguë.


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