Le livre d'Hanna / Passion du livre

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.. Le livre d'Hanna

Couverture du livre Le livre d'Hanna

Auteur : Geraldine Brooks

Traducteur : Anne Rabinovitch

Date de saisie : 12/10/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Pocket, Paris, France

Collection : Pocket. Best, n° 14309

Prix : 7.00 €

ISBN : 9782266200615

GENCOD : 9782266200615

Sorti le : 02/09/2010

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Quand Hanna, jeune Australienne, restauratrice passionnée de manuscrits anciens, apprend qu'on veut lui confier la célèbre Haggadah de Sarajevo, elle sent qu'il s'agit de la chance de sa vie. Plus à l'aise en compagnie des livres que de ses contemporains, elle part à la rencontre de ce précieux manuscrit hébreu, ressurgi des Balkans en ruine.
Au fil de minuscules indices, Hanna va peu à peu percer les secrets de ceux qui ont tenu entre leurs mains cet ouvrage sacré : de la jeune adepte de la kabbale qui le sauve de l'Inquisition espagnole, à l'intellectuel musulman qui le soustrait à la menace nazie, en passant par le censeur vénitien qui le fait échapper à l'autodafé, une odyssée flamboyante dont Hanna s'apprête à écrire une nouvelle page...

«Difficile d'imaginer un roman plus romanesque, une intrigue plus passionnante, un récit plus distrayant.»
Daphné de Saint Sauveur - Madame Figaro

«Brillant d'originalité, éblouissant d'érudition.»
François Vey - Le Parisien

Texte intégral





  • Les premières lignes

Autant le dire d'emblée : je n'étais pas coutumière de ce genre de mission.
J'aime opérer seule, dans mon laboratoire silencieux, propre, bien éclairé, climatisé, où tout ce dont j'ai besoin est à portée de main. Il est vrai que j'ai acquis la réputation de quelqu'un qui peut se montrer efficace hors du labo s'il le faut, quand les musées ne veulent pas payer l'assurance transport d'une pièce, ou que des collectionneurs privés souhaitent que personne ne sache exactement ce qu'ils possèdent. Il est vrai aussi qu'il m'est arrivé de survoler la moitié du globe pour exécuter un travail intéressant. Mais jamais dans un endroit comme celui-ci : la salle de conférences d'une banque, au coeur d'une ville où les échanges de coups de feu ont cessé il y a cinq minutes à peine.
D'abord, dans mon labo de Sydney, je ne suis pas encerclée de gardes. Bien sûr, le musée emploie quelques discrets agents de sécurité qui font des rondes, mais il ne viendrait à l'idée d'aucun d'entre eux de pénétrer dans mon espace de travail. Rien à voir avec cette bande. Ils étaient six. Deux vigiles, deux policiers bosniaques, assurant la protection de la banque, et deux casques bleus de l'ONU, chargés de les surveiller. Tous munis d'un radiotéléphone qui grésillait, tenant de bruyantes conversations en bosniaque ou en danois. Comme s'il n'y avait pas eu déjà assez de monde, l'observateur officiel de l'ONU, Hamish Sajjan, était aussi présent. Mon premier sikh écossais, très sémillant avec son tweed Harris et son turban indigo. Typique de l'ONU. J'avais dû lui demander de préciser aux Bosniaques qu'il n'était pas question de fumer dans une pièce qui ne tarderait pas à accueillir un manuscrit du XVe siècle. Ça les avait rendus encore plus nerveux.


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