Le Front russe / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Le Front russe

Couverture du livre Le Front russe

Auteur : Jean-Claude Lalumière

Date de saisie : 20/12/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Dilettante, Paris, France

Prix : 17.00 €

ISBN : 9782842631925

GENCOD : 9782842631925

Sorti le : 22/08/2010

en vente sur


  • Le message sonore
Un message sonore de Jean-Claude Lalumière

Une courte lecture de Jean-Claude Lalumière



  • La présentation de l'éditeur

«On vous envoie sur le front russe ! C'est vache pour un nouveau.»

Le grain de sable, on croit le connaître, mais il peut prendre bien des aspects. Celui qui vient soudainement gripper la carrière de fonctionnaire diplomatique, benoîte et prévisible, du héros du Front russe, formé à l'exotisme par une lecture méticuleuse de Géo, adopte celle d'un attaché-case. Grande chose noire et anguleuse, cadeau de maman. À l'heure de l'entrée en fonctions, un chef de service vient y donner du genou. En découle une lésion au front assortie d'une mutation sèche, aux confins de l'empire, sur le «front russe», service voué au «pays en voie de création - section Europe de l'Est et Sibérie». Usant de cette officine diplomatique (située dans le néo-XIIIe, «sorte de Broadway faussement high-tech») comme base opérationnelle, notre homme va répondre à une rare vocation de gaffeur lunaire et de planificateur de catastrophes, plus désopilantes les unes que les autres, qui renforceront l'exil de notre homme sur le « front russe », entre Boutinot, le chef de service, Aline, fugace maîtresse et quelques collègues improbables. Notre homme, frustré dans son désir d'horizon («J'avais l'impression d'être loin sans être ailleurs»), se résignera à ce bout de quai qu'est sa carrière de fonctionnaire («Je vis et il ne se passe rien»). Mot de la fin, signé du même : «L'histoire d'une vie, c'est toujours l'histoire d'un échec». Le livre, lui, est une vraie réussite... Rire garanti...

«Monsieur Lalumière, vous n'en êtes pas une  !» lui répète son professeur de mathématiques. Sans doute faut-il voir là une des raisons qui poussent le jeune Jean-Claude Lalumière vers les études de lettres. Il multiplie ensuite les expériences dans des domaines aussi variés que la papeterie industrielle, le sport, le transport de champignons, l'enseignement, le bâtiment, la radio et bien sûr l'administration. De tout cela il s'est inspiré pour écrire Le Front russe.





  • La revue de presse François Aubel - Le Magazine Littéraire, décembre 2010

Grâce soit rendue à Jean-Claude Lalumière qui balade son premier roman comme un lampion de frairie au milieu des ténèbres de cette rentrée littéraire. Oui, il faut célébrer Le Front russe, comme une épiphanie, la visite d'un rire salutaire à l'heure où les libraires dressent sur leurs tables des piles de livres basculant dans les guerres (Algérie, Tchétchénie, etc.), plongeant dans les abîmes de la crise économique et au coeur de combien de névroses familiales...
Un comique qui ne s'aplatit jamais sur les terres infertiles du ricanement. Une phrase rythmée qui trouve la bonne distance - celle de l'ironie - dans d'habiles digressions. Et cette légère mélancolie qui, pour Vladimir Jankélévitch, entre dans la définition même de l'humour, «ce charme doux-amer de l'homme qui hésite entre le rire et les larmes et se réconcilie avec un destin cruel».


  • La revue de presse Jean-Claude Raspiengeas - La Croix du 24 novembre 2010

Pour son premier roman, Jean-Claude Lalumière fait une entrée en fanfare (avec des sourdines sur les cuivres) dans le concert de la rentrée littéraire, avec un ton à la Buster Keaton. Caché derrière son narrateur, il signe un récit hilarant et désabusé sur la misère de l'administration et les illusions perdues. Drôlissime quand il retranscrit les conversations de bureau, l'accumulation de détails dérisoires qui semblent emplir toute une vie. Hilarant quand il s'enfonce dans l'extravagant épisode du cadavre de pigeon qui encombre le rebord d'une fenêtre et l'avalanche de mails aux différents niveaux hiérarchiques pour le faire enlever.


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire, octobre 22010

Bienvenue dans l'univers doux dingue de Jean-Claude Lalumière qui réussit un premier roman exquis. Avec un sens inouï du croquis et de la formule, il brosse une peinture aussi hilarante qu'effarante de la diplomatie. Alors, lisez Le front russe, avant que le Quai d'Orsay ne le fasse saisir !


  • La revue de presse Marie-Françoise Leclère - Le Point du 23 septembre 2010

C'est l'histoire burlesque et sinistre d'un jeune homme qui rêvait d'ailleurs et se retrouve nulle part...
On aime ce champion de la gaffe à l'ironie constante, on s'émeut de ses souvenirs d'une jeunesse terne et de ses ambitions forcément déçues. Bref, dans l'exercice périlleux de la comédie douce-amère, ce roman est une réussite.


  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 9 septembre 2010

Le Quai-d'Orsay son côté feutré, l'onctuosité de ses fonctionnaires ont déjà fait les délices de quelques écrivains, dont Albert Cohen. Jean-Claude Lalumière dépeint à son tour l'absurdité du milieu administratif. Son héros gaffeur s'efforce d'obéir aux injonctions contradictoires de ses chefs. S'adapter à la vie de bureau, c'est savoir s'esclaffer sans ostentation aux blagues de ses supérieurs. Le récit est porté par un style vigoureux, déjà formé, caractérisé par un art du détail à l'anglo-saxonne.


  • La revue de presse - Le Figaro du 2 septembre 2010

Doué pour le burlesque et les situations absurdes (hilarant échange de mails pour faire enlever par le service d'entretien un pigeon mort d'une fenêtre), l'auteur sait aussi distiller des accents nostalgiques et désenchantés en revisitant l'enfance de son personnage. Vient un jour où le temps s'est écoulé sans que l'on réalise qu'il était notre jeunesse. Les rêves se sont envolés, il faudra cependant vivre sans



  • Les premières lignes

Enfant, je pouvais passer des heures à regarder le papier peint. Les murs du séjour de la maison de mes parents, recouverts d'un motif végétal rococo postmoderne Vénilia - collection 1972, produisaient des monstres du meilleur effet sur mon esprit si facilement impressionnable; j'avais tout juste huit ans. Je m'installais sur le canapé en velours marron, fixais mon regard à mi-chemin entre le sofa et le mur et attendais patiemment que les formes au-delà du point flottant dans l'espace sur lequel je me concentrais prissent peu à peu l'aspect de la face grimaçante d'une créature de l'enfer : les fleurs de lys fournissaient les oreilles et les cornes, les feuilles d'acanthe, une gueule hurlante, langue pendante, deux tiges entrelacées, de chèvrefeuille ou de passiflore, filaient vers le haut et formaient au sommet une coiffure serpentine; au passage deux feuilles disposées de façon symétrique dans le motif dotaient ce monstre de petits yeux sournois et hypnotiques dans lesquels je finissais par être happé. La peur de ne pouvoir me libérer de son emprise me saisissait alors et je m'éveillais. Ainsi se terminait ma fantasmagorie, quand elle avait pu aller jusqu'au bout, car la plupart du temps ma mère déboulait dans le séjour et, me trouvant ainsi, assis avec l'air de m'ennuyer, me proposait de regarder les dessins animés. Je tentais de rester concentré sur mon exercice, en vain, car elle allumait le téléviseur sans attendre ma réponse et me tirait brutalement de ma rêverie. Je filais dans ma chambre pour être tranquille, fuyais la présence de ma mère qui trop souvent brisait mes tentatives d'évasion.


Copyright : Studio 108 2004-2017 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli