La voie de la transformation d'après C.G. Jung et l'alchimie / Passion du livre

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.. La voie de la transformation d'après C.G. Jung et l'alchimie

Couverture du livre La voie de la transformation d'après C.G. Jung et l'alchimie

Auteur : Etienne Perrot

Date de saisie : 04/01/2014

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : la Fontaine de Pierre, Paris, France

Collection : Psychologie

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-902707-50-8

GENCOD : 9782902707508

Sorti le : 15/10/2000

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  • Le message sonore

Laurent Terzieff, qui a mis sa vie au service du théâtre et de la poésie, a choisi de vous lire un extrait de La voie de la transformation d'après C.G. Jung et l'alchimie, d'Etienne Perrot. Nous le remercions vivement de cette lecture inspirée et magnifique.


Ce livre fondamental constitue la meilleure présentation théorique et pratique de la voie alchimique restaurée par C.G. Jung.

Il comprend deux parties distinctes qui s'enchaînent harmonieusement. La première est formée de six conférences ayant pour thèmes les aspects essentiels de l'oeuvre de transformation et de réalisation décrite dans la psychologie des profondeurs de Jung. Ces exposés introduisent tout naturellement ceux de la deuxième partie, qui reproduit le contenu du premier séminaire alchimique public, ouvert à Paris le 16 octobre 1969. L'auteur y parle le langage direct de l'alchimie traditionnelle, qui est celui de symbole transformant. Ces textes, intitulés «La pierre des transmutations», inaugurent l'enseignement de «la nouvelle alchimie» dispensé par Etienne Perrot et recueilli dans d'autres ouvrages publiés à La Fontaine de Pierre, dont deux ont déjà paru : Coran teint. Le livre rouge, et Les Rêves et la vie (1979).

Né à Audierne, non loin de la Pointe du Raz, Etienne Perrot, après des études supérieures de lettres et diplômé en Sorbonne, se fixa à Paris ou il entra dans l'Administration et se maria.
Très tôt, il fut habité par une recherche spirituelle, ce qui l'amena à entreprendre une première psychothérapie. Mais laissons-lui la parole :

"Après avoir fait le tour des mystiques et des ésotérismes, qu'est-ce qui me dirigea vers l'alchimie, autour de 1956 ? L'exigence d'une voie de réalisation autochtone, certes, mais aussi et avant tout, d'une voie qui met en oeuvre les possibilités foncières de l'être humain pour le mener à son accomplissement".

Il se mit donc à rechercher des traités d'alchimie, rares à l'époque, et tomba un jour sur Psychologie et Alchimie, de C.G. Jung. Il y vit l'aboutissement, en notre temps, de l'obscure tradition des anciens alchimistes à laquelle Jung apportait le sens. Il entreprit alors une analyse junguienne.

La plupart des grandes oeuvres de Jung n'étant pas alors disponibles dans notre langue, Etienne Perrot apprit l'allemand pour y avoir accès. Ensuite, sa connaissance des langues anciennes et de l'hébreu, ses notions de sanscrit et sa fréquentation des textes hermétiques et alchimiques lui permirent de mener à bien l'énorme tâche qu'était la traduction des oeuvres maîtresses de Jung.

D'autre part, il s'était intéressé au grand livre oraculaire chinois, le Yi King, ou Livre des transformations, dont Richard Wilhelm, ami de Jung avait fait une version allemande, avec l'aide d'un lettré chinois. Ce livre de sagesse, venu du fond des âges, parut en français dans la traduction d'Etienne Perrot et préfacé par lui, en 1968, à la librairie de Médicis près du Luxembourg, en plein coeur de la révolte estudiantine. Le livre connut aussitôt une large diffusion. Suivirent aux mêmes éditions une version française du Tao Te King et du Secret de la fleur d'or d'après une version allemande. Il traduisit enfin le livre Atalanta fugiens que Michel Maïer avait publié en 1617. L'oeuvre parut en 1969 sous le titre Atalante fugitive en édition bilingue latin/français, avec toutes les gravures de l'original et le Rosaire des philosophes à partir du latin en 1973.

Enfin, les traductions de Jung d'Etienne Perrot, qui "dormaient" depuis plusieurs années, parurent chez Albin Michel. Ce furent : Le Commentaire sur le mystère de la fleur d'or en 1979, La Psychologie du transfert en 1980, les deux premiers tomes de Mysterium conjunctionis en 1980-1982 et Aïon en 1983.

Etienne Perrot est aussi le traducteur de trois très importantes oeuvres de Marie-Louise von Franz, disciple et collaboratrice de C.G. Jung. Ce sont : C.G. Jung, son mythe en notre temps en 1975 et 1998 aux éditions Buchet-Chastel, Aurora Consurgens, "Le lever de l'Aurore" texte d'un traité alchimique attribué à Thomas d'Aquin suivi de son commentaire, paru en 1982 aux éditions La Fontaine de Pierre. Cette étude était prévue par Jung pour être le tome III de Mysterium conjunctionis et Nombre et Temps, "Psychologie des profondeurs et physique moderne" paru en 1978 et 1998 également à La Fontaine de Pierre.
Il développe les vues de Jung sur les nombres et la synchronicité et sur les rapports entre l'esprit et la matière. Etienne Perrot a aussi composé l'article "Carl Gustav Jung" de l'Encyclopaedia Universalis.

Devenu veuf, il épousa Francine Saint René Taillandier qui partageait, depuis de nombreuses années, les mêmes intérêts. Etienne et Francine Perrot créèrent en 1978les éditions La Fontaine de Pierre pour publier les livres de Marie-Louise von Franz (en particulier les ouvrages sur les contes de fées qui, à l'époque, n'avaient pas trouvés d'éditeur, ainsi que ceux d'Etienne Perrot.

En 1979, Etienne Perrot interpréta durant huit mois, sur les ondes de France Inter, des rêves d'auditeurs dans l'émission habdomadaire "Tout finit par être vrai" d'Henri Gougaud et Jacques Pradel. La transcription de ces émissions parut aux éditions de La Fontaine de Pierre sous le titre : Les Rêves et la vie. Il fut aussi l'invité de Jacques Chancel, du 28 au 31 décembre 1982 dans son émission Parenthèses à France Inter. Il donna également de nombreuses conférences.

Comme son maître Jung, Etienne Perrot n'a cessé de s'intéresser aux rêves. Leur interprétation symbolique et psychologique sous-tend toute son oeuvre. Il est l'auteur de onze ouvrages, traitant tous de transformation de l'être humain au contact des ses profondeurs dont les rêves sont les messagers privilégiés. Vous en trouverez la liste détaillée dans les pages suivantes. Il faut y ajouter un livre collectif réalisé par Etienne et Francine Perrot : C.G. Jung et la voie des profondeursqui réunit des articles de témoins de la vie de Jung et un livre posthume dont lui-même, sentant sa fin prochaine, nous avait confié sa publication, et qui paraîtra sous le titre Mystique de la Terre. Nous pensons que le lecteur sera sensible à la langue souple, claire et élégante de l'auteur, qui en fait un écrivain de premier plan.

Nous terminons en proposant à votre méditation une pensée d'Etienne Perrot :

"Ce qui est ne peut être changé. Je ne le voudrais pas et, si on me demandait de choisir entre ce que je "veux" et ce que me présente la vie, je ne pense pas que j'hésiterais, car la vie est l'expression de la volonté supérieure à laquelle je me rends complètement.



  • La présentation de l'éditeur

Ce livre fondamental constitue une remarquable présentation théorique et pratique de la voie alchimique restaurée par C.G. Jung.

Il comprend deux parties distinctes qui s'enchaînent harmonieusement. La première est formée de six conférences ayant pour thèmes les aspects essentiels de l'oeuvre de transformation et de réalisation décrite dans la psychologie des profondeurs de Jung. Ces exposés introduisent tout naturellement ceux de la deuxième partie, qui reproduit le contenu du premier séminaire alchimique public, ouvert à Paris le 16 octobre 1969. L'auteur y parle le langage direct de l'alchimie traditionnelle, qui est celui du symbole transformant. Ces textes, intitulés «La pierre des transmutations», inaugurent l'enseignement de «la nouvelle alchimie» dispensé par Etienne Perrot et recueilli dans ses ouvrages dont la plupart sont publiés à La Fontaine de Pierre.

Etienne Perrot a été chargé de cours (sur l'alchimie) à l'Institut C.G. Jung de Zurich. Il est également l'auteur de plusieurs traductions dont celles du Yi King de Richard Wilhelm et d'oeuvres alchimiques de C.G. Jung.





  • Les premières lignes

Préface d'Etienne Perrot

Ce livre est le fruit d'une année. Il rassemble les propos tenus en des circonstances variées entre le printemps 1969 et l'été 1970. Ses différentes parties offrent, de ce fait, la diversité des morceaux d'une suite musicale, mais son unité, comme celle de l'oeuvre d'art - dont il est éloigné en bien des points -, est fondée au centre d'où il émane, cette source que les alchimistes appellent la fontaine mercurielle et C. G. Jung, l'Inconscient.
Cet aspect même doit aider le lecteur à pénétrer dans l'univers que ces pages voudraient lui faire découvrir ou mieux connaître : un monde dans lequel l'ordre logique s'efface devant celui des rythmes cosmiques et vitaux, l'ordre chinois des transformations, celui des secrets naturels des anciens hermétistes, l'ordre de l'âme profonde de l'homme qui est aussi l'âme de l'univers.
L'ouvrage se compose de deux parties bien distinctes. La première reproduit le texte de six conférences données pour répondre à des sollicitations venues de différents côtés. La voie intérieure de C.G. Jung y est présentée sous des angles variés, mais toujours dans la lumière qui en est le centre et le terme : l'être accompli et rayonnant né du sacrifice du moi, que les grands enseignements de l'humanité appellent l'homme divin, l'homme nouveau, le grand homme, et que le père de la psychologie complexe, s'inspirant de l'Inde, a nommé le Soi. Hors de cette clarté, l'on ne peut en effet que s'égarer dans la forêt germanique de l'oeuvre junguienne, et cela d'autant plus aisément que les quelque trente volumes qui la composent ont été écrits à des niveaux divers et jalonnent les étapes d'une longue quête.
L'on peut dire que la psychologie des profondeurs n'a trouvé son expression définitive qu'à partir du moment où son fondateur, aiguillonné par le génie, est entré dans l'intelligence des symboles alchimiques, diadème royal de la divinité secrètement présente parmi nous sous le nom de Pierre philosophale. Les six premiers chapitres consacrés à la transformation selon Jung préparent donc tout naturellement à la compréhension de la seconde partie. Celle-ci contient l'ensemble du Séminaire alchimique tenu d'octobre 1969 à juin 1970 au Musée social de Paris. L'expression symbolique des opérations de la Pierre y occupe une place plus grande. C'est qu'en définitive on ne peut parler avec fruit de l'alchimie qu'en alchimiste, car l'une des raisons d'être du langage hermétique est d'atteindre, par-delà la zone de clarté superficielle de la raison, les profondeurs obscures d'où jaillira la lumière nouvelle révélant à l'homme le dieu qui l'habite. Semant les fleurs philosophiques du discours tout en veillant à demeurer intelligible, j'ai conscience de m'être fait à la fois le porte-parole fidèle des vieux maîtres et le continuateur de celui dont la mission aura été de ramener la science et la sagesse traditionnelles dans le champ de vision de l'esprit contemporain.
Les titres de ces dix cours se sont imposés à mesure que se déroulait l'événement du Séminaire. En outre, certains d'entre eux sont en relation directe avec le moment de l'année où ils se sont présentés. Pour ces raisons il a paru indispensable de préciser chaque fois la date des différents exposés. La même mention a été ajoutée, en définitive, aux titres des conférences de la première partie. Contrairement en effet aux ouvrages de l'intellect pur, les produits de l'âme profonde sont intimement liés aux conditions de temps et de lieu dans lesquelles ils apparaissent. Il n'est pas indifférent que telle annonce ait été faite en terre celtique, dans le port le plus occidental de la France, à la veille du printemps, et telle autre, à la saison des semailles, au numéro 5 de la rue Las-Cases à Paris-7*. S'il est permis d'avoir ici recours à de si grandes autorités, j'invoquerai l'exemple des anciens messagers de l'Inconscient. Les prophètes hébreux éprouvaient le besoin de marquer que telle parole leur était venue l'année de la mort du roi Osias, au bord du fleuve Kébar, ou la onzième année, le premier jour du troisième mois, et les Odes de Pindare sont rigoureusement situées et datées. Et, sans remonter si loin, comment ne pas méditer sur la manière dont Jung s'est vu dicter Les sept sermons aux morts en 1916, au milieu de la première guerre mondiale, à Kusnacht, au moment où, non loin de là, Einstein découvrait la relativité généralisée, tandis que, plus près encore, à Zurich, quelques artistes signifiaient son arrêt de mort au rationalisme moderne en créant le mouvement dada ? Et comment ne pas relever que Psychologie et Alchimie a été publié en 1944, année du grand reflux allemand où pointait déjà l'aube de l'après-guerre ? Une des grandes leçons recueillies à l'école de Jung et de l'alchimie, soeur aînée de l'astrologie, est la qualité unique de chaque événement et son enracinement profond dans l'instant et le lieu où il éclôt.
Plusieurs des citations ou allusions contenues dans ces pages renvoient à des sources qui ont alimenté une recherche de trente années conduite dans un bien autre souci que celui d'amasser les matériaux d'une oeuvre écrite. Le lecteur voudra bien pardonner les lacunes qu'il relèverait dans l'appareil critique. Aussi bien ce travail ne s'adresse pas aux savants, mais aux coeurs simples et aux pauvres en esprit, seuls héritiers du royaume intérieur.
Je désirerais en terminant remercier ceux et celles dont la présence auprès de moi a permis la réalisation de cet ouvrage et en particulier mes amis qui ont mis à ma disposition leur trésor d'expérience.


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