Les yeux de lady Macbeth / Passion du livre

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.. Les yeux de lady Macbeth

Couverture du livre Les yeux de lady Macbeth

Auteur : Louisa May Alcott

Traducteur : Véronique David-Marescot

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Interférences, Paris, France

Prix : 13.00 €

ISBN : 978-2-909589-10-7

GENCOD : 9782909589107

en vente sur


  • La dédicace de l'auteur

Les yeux de lady Macbeth, ce sont les yeux hallucinés que cherche désespérément le peintre Max Erdmann, ces yeux sans lesquels son futur chef-d'oeuvre restera inachevé. Il va les trouver un soir au théâtre en la personne d'une étrange jeune femme, Agatha. Tout à la joie de la faire poser, il se laisse ensorceler, dominer par une volonté plus forte que la sienne. Il se réveillera trop tard, ligoté, vaguement conscient que cette force qui l'annihile n'a rien de naturel. L'amour n'a aucune place dans la relation qui se développe entre Max et Agatha : il s'agit de domination, de sujétion, de résistance.
En 1863, date à laquelle Louisa May Alcott écrit ce bref roman, le fluide magnétique de Mesmer ne s'est pas dissipé, il prend, avec les travaux de Charcot sur l'hypnose et la suggestion, un aspect plus conforme à l'esprit positiviste du XIXe, et inspire nombre d'écrivains de l'époque. Fascinée par les rapports de force, en particulier entre les deux sexes, Alcott explore avec subtilité la puissance destructrice de cette arme mystérieuse : le fluide magnétique. Et l'on referme le livre en frissonnant et en songeant : «Et si c'était vrai ?»

Véronique David-Marescot, traductrice de l'ouvrage



  • La présentation de l'éditeur

Les éditions Interférences poursuivent la traduction de l'oeuvre inconnue de Louisa May Alcott, dans laquelle le lecteur découvre peu à peu la face sombre et ambiguë d'un auteur connu jusqu'ici pour ses romans destinés aux adolescents.

Dans Les Yeux de lady Macbeth, un peintre solitaire qui se consacre corps et âme à son art cherche désespérément un modèle afin de peindre le regard de lady Macbeth. Mais le jour où il croise au théâtre une jeune femme dont les yeux le fascinent étrangement, il tombe dans un piège patiemment tissé par une sorcière moderne qui va transformer sa vie...

Si ce roman nous introduit cette fois dans un univers fantastique où les maléfices s'exercent à travers le magnétisme et l'hypnotisme, c'est encore et toujours le même thème que traite ici Louisa May Alcott : celui du pouvoir, de la domination d'un esprit sur un autre.

Et une fois de plus, chez cette Alcott obligée de se dissimuler sous des pseudonymes pour échapper aux jugements de sa famille et de la société, ce sont les femmes qui mènent le bal...





  • La revue de presse François Rivière - Libération du 2 juin 2005

Le portrait de Lady Macbeth peint par Füssli a sans doute inspiré en 1863 ce nouveau thriller de Louisa May Alcott offert à notre curiosité, après Derrière le masque et Secrets de famille. L'auteur célébré des Quatre Filles du docteur March mena en effet une double vie littéraire, longtemps ignorée puis révélée en 1975 par Madeleine B. Stern et, depuis lors, finement analysée par un grand nombre d'historiennes féministes de la fiction américaine. Ces courts romans à sensation, ancêtres lointains des oeuvres de Mary Higgins Clark ou Phyllis Whitney, étaient écrits à la hâte mais leur thématique, par ce qu'elle révèle de la vie et des ambitions secrètes de leur auteur, méritent l'attention... avec les Yeux de Lady Macbeth, la romancière nous confronte à l'un de ses fantasmes les plus durables... La chute du récit, d'une cruauté sans égale, montre une Louisa May Alcott parfaitement au diapason de nos modernes reines du crime...



  • Les premières lignes

J'étais déçu : la grande comédienne ne m'avait pas donné ce que j'attendais, et voilà que mon tableau allait encore rester en suspens : il me manquait les yeux. Je savais comment ils devaient être, je les voyais nettement en imagination mais, s'ils me hantaient nuit et jour, j'étais dans l'incapacité de les peindre, de trouver un modèle qui correspondît à ce que je désirais, de les décrire à quiconque, ces yeux. J'avais beau scruter tous les visages que je rencontrais, visiter des affligés de toute espèce, je ne pouvais découvrir d'yeux qui m'eussent offert de façon patente le regard fixe, atone, mais non dénué d'intelligence de lady Macbeth dans son sommeil halluciné. Etre ainsi retardé dans mon travail, si près de l'achèvement, me chagrinait car j'y avais consacré des mois de réflexion et de labeur; les rares personnes - connaisseurs dont j'appréciais la sincérité - à avoir vu ma toile dans son état d'imperfection m'avaient comblé d'éloges. Quant à ceux, nombreux, qui n'avaient pas été agréés, ils étaient impatients de jeter un coup d'oeil sur l'oeuvre que les autres portaient aux nues et à laquelle le souvenir de mes succès antérieurs prêtait un intérêt allant au-delà de la simple curiosité. Tout était fait, et bien fait, excepté les yeux; la chambre faiblement éclairée, les gens de la suite qui écoutaient, le personnage spectral au visage blême encadré de longs cheveux flottant, indistincts, sur le fond de tentures blanches et, plus blancs encore, les bras dont le geste illustrait la plainte funèbre que les lèvres entrouvertes prononçaient :

Reste toujours l'odeur de sang !
Tous les parfume de l'Arabie
N'adouciraient pas cette petite main...


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