Le livre d'Hanna / Passion du livre

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.. Le livre d'Hanna

Couverture du livre Le livre d'Hanna

Auteur : Geraldine Brooks

Traducteur : Anne Rabinovitch

Date de saisie : 14/08/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-7144-4468-4

GENCOD : 9782714444684

Sorti le : 14/08/2008

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Envoûtant, foisonnant, un roman magistral, dont la construction éblouissante entremêle intrigue présente et échos du passé. Par la lauréate du prix Puiitzer 2006, une oeuvre déjà culte outre-Atlantique, portée par la modernité d'une voix inoubliable ; une énigme littéraire qui nous plonge au coeur des périodes les plus tragiques de l'histoire ; un vibrant plaidoyer en faveur de la tolérance et de la transmission.

1996. Quand Hanna, jeune Australienne, restauratrice passionnée de manuscrits anciens, apprend qu'on veut lui confier la célèbre Haggadah de Sarajevo, elle sent qu'il s'agit de la chance de sa vie. Plus à l'aise en compagnie des livres que de ses contemporains, elle part à la rencontre de ce précieux manuscrit hébreu, ressurgi des Balkans en ruine.

Au fil de minuscules indices, Hanna va peu à peu percer les secrets de ceux qui ont tenu entre leurs mains cet ouvrage sacré.

De la jeune adepte de la Kabbale qui le sauve de l'Inquisition espagnole à l'intellectuel musulman qui le soustrait à la menace nazie, en passant par le censeur vénitien qui le fait échapper à l'autodafé, une odyssée flamboyante dont Hanna s'apprête à écrire une nouvelle page, qui va la mener de désillusions en découvertes, de reconstruction en amour naissant, sur les traces de sa propre histoire...

Née en Australie, Géraldine Brooks a été correspondante de guerre pour le Wall Street Journal pendant quatorze ans, avant de se consacrer à l'écriture, avec un premier roman, 1666 (Calmann-Lévy, 2003 ; 10/18, 2004). Lauréate du prix Pulitzer en 2006 pour March, Le Livre d'Hanna est son troisième roman.

Traduit de l'américain par Anne Rabinovitch.

«Avec un talent égal à celui qui lui a valu le prix Pulitzer [...], Géraldine Brooks nous entraîne le long d'un merveilleux voyage dans le temps, et nous plonge de façon saisissante dans ces périodes majeures de persécutions et de troubles religieux.»
Booklist

«Le nouveau roman éblouissant de Géraldine Brooks [...]. Sa mise en scène d'une Haggadah rassemblant Juifs, Chrétiens et Musulmans ne pourrait pas être plus d'actualité. Ses talents de conteuse sont, eux, véritablement intemporels.»
Publishers Weekly

«Au fil d'un récit kaléidoscopique, Hanna trouve des indices qui déclenchent des inspirations proustiennes sur les fanatiques, les lâches et les résistants qui ont fait le destin de ce livre à travers les âges. [...] Une mise en scène hypnotique, pleine de pathos historique, qui met en éveil les sens, puis le coeur.»
Elle

«Un coup de maître, porteur d'une belle leçon de l'Histoire.»
San Francisco Chronicle

«Les détails luxuriants sur ce livre sacré, à la fois incantatoires et élégiaques, vont fasciner les lecteurs qui aiment toucher un livre avant de le lire. [...] Géraldine Brooks excelle surtout dans l'art de dépeindre les vies intérieures de ses personnages.»
The New York Times Book Review

«Un roman intelligent, profond, élégant et original.»
The Washington Post

«Géraldine Brooks a un don pour mettre ses recherches au service d'un récit exaltant. [...] Même le personnage le plus secondaire irradie de vie. Le suspense dérive subtilement du parti pris de commencer par les événements historiques les plus récents et de remonter dans le temps jusqu 'à l'ultime secret du manuscrit. [...] Un conte obsédant et enrichissant.»
Los Angeles Times

«Dans Le Livre d'Hanna, Géraldine Brooks a réussi à trouver un équilibre remarquable entre son intérêt de journaliste pour le présent et son penchant de romancière pour le passé. [...] Un livre sur un livre, dont on tourne frénétiquement les pages.»
Time Out New York





  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 15 octobre 2008

C'est un livre dont un livre est le héros. Il fallait une bonne dose d'audace pour se frotter à un sujet où Borges et Umberto Eco ont fait des merveilles. Ce pari, Geraldine Brooks l'a pris, et gagné...
Ce roman passionnant est tout à la fois un polar littéraire, un voyage dans le temps, une initiation à l'art religieux. Et, surtout, une invitation à la sagesse, dans une époque où les livres ne pèsent plus très lourd.


  • La revue de presse Jean Soublin - Le Monde du 29 aout 2008

Un livre est au centre de ce roman. Un ouvrage très ancien, très riche et infiniment sacré. Tout le monde le convoite, par amour de la beauté (ses enluminures sont superbes), du lucre (sa valeur est inestimable), de Dieu (la Parole y est inscrite), ou par haine et rage, car bien des gens depuis des siècles cherchent à le détruire. Il s'agit d'une Haggada, qui contient les prières liées à la Pâque juive. Hanna l'examine, c'est son métier : la science des documents. Elle est venue d'Australie pour tenter d'établir l'histoire du précieux ouvrage à partir des infimes indices qu'elle pourra découvrir : une encre particulière, un cheveu bien plus que centenaire, le colorant particulier d'une des splendides enluminures ou même l'infime trace d'un papillon. Tout a une explication, futile ou cruciale, tout a un sens, qu'elle doit découvrir...
Rien de cela, d'ailleurs, n'ajoute à ce cours magistral sur la naissance, la vie et les mystères d'un chef-d'oeuvre de l'art religieux.



  • Les premières lignes

Autant le dire d'emblée : je n'étais pas coutumière de ce.genre de mission.
J'aime opérer seule, dans mon laboratoire silencieux, propre, bien éclairé, climatisé, où tout ce dont j'ai besoin est à portée de main. Il est vrai que j'ai acquis la réputation de quelqu'un qui peut se montrer efficace hors du labo s'il le faut, quand les musées ne veulent pas payer l'assurance transport d'une pièce, ou que des collectionneurs privés souhaitent que personne ne sache exactement ce qu'ils possèdent. Il est vrai aussi qu'il m'est arrivé de survoler la moitié du globe pour exécuter un travail intéressant. Mais jamais dans un endroit comme celui-ci : la salle de conférences d'une banque, au coeur d'une ville où les échanges de coups de feu ont cessé il y a cinq minutes à peine.
D'abord, dans mon labo de Sydney, je ne suis pas encer­clée de gardes. Bien sûr, le musée emploie quelques discrets agents de sécurité qui font des rondes, mais il ne viendrait à l'idée d'aucun d'entre eux de pénétrer dans mon espace de travail. Rien à voir avec cette bande. Ils étaient six. Deux vigiles, deux policiers bosniaques, assurant la protection de la banque, et deux casques bleus de l'ONU, chargés de les surveiller. Tous munis d'un radiotéléphone qui grésillait, tenant de bruyantes conversations en bosniaque ou en danois. Comme s'il n'y avait pas eu déjà assez de monde, l'observateur officiel de l'ONU, Hamish Sajjan, était aussi présent. Mon premier sikh écossais, très sémillant avec son tweed Harris et son turban indigo. Typique de l'ONU. J'avais dû lui demander de préciser aux Bosniaques qu'il n'était pas question de fumer dans une pièce qui ne tarderait pas à accueillir un manuscrit du XVe siècle. Ça les avait rendus encore plus nerveux. Moi aussi, je commençais à m'énerver. Nous attendions depuis près de deux heures. J'avais occupé ce temps de mon mieux. Les gardes m'avaient aidée à rapprocher la grande table de conférence de la fenêtre, pour profiter de la lumière. J'avais assemblé ma loupe binoculaire et sorti mes outils : caméras de documentation, sondes, et scalpels. Le vase à bec rempli de gélatine ramollissait sur son coussin chauffant ; la colle d'amidon, les fils de lin, la feuille d'or étaient posés à côté, avec des enveloppes en papier glassine pour le cas où j'aurais la chance de trouver des débris dans la reliure : c'est incroyable ce qu'on peut apprendre en étudiant la composition chimique d'une miette de pain. Il y avait des échantillons de plusieurs vachettes, des rouleaux de papier fait main de différents tons et textures, et des formes en mousse disposées en berceau, prêtes à recevoir l'ouvrage. S'ils l'apportaient enfin.
«À votre avis, il va falloir attendre encore longtemps ?» demandai-je à Sajjan. Il haussa les épaules.


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