La saison des massacres / Passion du livre

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.. La saison des massacres

Couverture du livre La saison des massacres

Auteur : Giancarlo De Cataldo

Traducteur : Serge Quadruppani

Date de saisie : 04/09/2008

Genre : Policiers

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Bibliothèque italienne

Prix : 19.00 €

ISBN : 978-2-86424-663-3

GENCOD : 9782864246633

Sorti le : 04/09/2008

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  • La présentation de l'éditeur

Alors que les juges Falcone et Borsellino viennent d'être assassinés en Sicile, le commissaire Scialoja renoue avec l'amour de sa vie, Patrizia, l'ex-prostituée. Scialoja a succédé au Vieux à la tête d'une structure secrètejamais nommée et toujours redoutée parce qu'elle possède des archives sur les manoeuvres occultes et criminelles de certains dirigeants italiens depuis cinquante ans. Il entame des négociations avec la mafia pour éviter des attentats massacres. Mais Stalin Rossetti, ancien des réseaux anticommunistes reconverti dans le trafic de drogue, a ranimé un réseau para-étatique né de la guerre froide pour le contrecarrer. Et tandis qu'Angelino Lo Mastro, étoile montante de la mafia, rêve déjouer son propre jeu aux dépens des vieux boss; que Pino Marino, l'impitoyable tueur, tente d'arracher Valeria à la drogue; que Maya, héritière d'un empire économique, découvre les compromissions mafieuses de son époux ; tandis que les juges de Milan entament l'opération Mains propres et que Berlusconi annonce son entrée en politique, de puissants explosifs déguisés en tommes de Parmesan arrivent dans la péninsule...
Giancarlo De Cataldo nous livre ici une nouvelle tranche de l'histoire secrète de l'Italie contemporaine qui fait penser autant à Balzac qu'à Ellroy, et donne aux attentats qui ensanglantèrent le pays en 1992-1993 des coulisses d'une effrayante vraisemblance.

Giancarlo De Cataldo est né en 1956. Magistrat à Rome, il est parmi les écrivains de tout premier plan de sa génération et l'un des plus lus. Il est entre autres l'auteur de Romanzo criminale.





  • Les premières lignes

Extrait du prologue :

CAMPAGNE DE CASERTE, ÉTÉ 1982

L'homme qu'ils devaient éliminer se faisait appeler Sette-corone - Sept Couronnes. Sûr de lui jusqu'à la bravade, il se cachait dans une maison paysanne en plein territoire des Casalesi, du côté des infidèles, protégé par un réseau d'infor­mateurs qui auraient dû garantir l'inviolabilité de sa cachette. Pour son malheur, l'un d'eux, un filou d'Acerra, était depuis longtemps à la solde de la Chaîne. Le Vieux avait repassé le dossier à Stalin Rossetti.
- Mais pourquoi ? C'est une histoire à eux !
- En effet. Votre intervention se limitera à une simple couverture. Si vous remarquez quelque chose de bizarre, vous vous exfiltrez immédiatement.
Ainsi, Stalin se trouvait maintenant en train de fumer, appuyé à la Land Rover cachée dans l'épaisseur d'un bosquet de pins étiques, à cent mètres de la route domitienne, en vue de la maisonnette. Par un après-midi western spaghetti, dans cette campagne western spaghetti de voyous, de putes et de pauvres hères qu'aucune action humaine, aucun miracle divin ne pourrait jamais arracher à leur irrémédiable banalité western spaghetti. Le camorriste chargé de l'exécution, Ciro o Russo, s'était lancé depuis deux ou trois minutes. C'était un gros type haletant qui masquait une vieille odeur d'oignons sous des litres d'eau de Cologne modèle "celle qui coûte le plus cher". Stalin fumait et réfléchissait. Affaire de camorra, mais aussi affaire d'État. Et, comme toujours, le sale boulot leur revenait à eux. À la Chaîne.
Ce Settecorone était un des tueurs les plus fiables de don Raffaele Cutolo. Il devait son nom aux couronnes qu'il portait tatouées sur l'épaule droite en souvenir des ennemis assassinés : sept couronnes, sept scalps. Mais pas des scalps quelconques, parce que, de ceux-là, il ne se souciait pas de tenir le compte. Des scalps, pour ainsi dire, qualifiés. À partir du chef de zone et au-dessus, et une fois même un maire qui avait l'obsession de la "légalité". Un dur, un qui ne lâchait pas le morceau, très fidèle au chef qui lui avait donné de l'instruction, un rôle, du prestige. En d'autres termes, un espoir. Il y avait à peine plus d'un an, quand les Brigades rouges avaient enlevé l'adjoint au maire de Naples, Ciro Cirillo, et que les hautes sphères avaient décidé qu'elles feraient pour Cirillo ce qu'elles avaient auparavant orgueilleusement refusé de faire pour Aldo Moro, à savoir traiter avec les ravisseurs, Cutolo s'était avéré un précieux allié. Grâce à sa médiation, Etat et terroristes étaient parvenus à un accord satisfaisant, et l'otage avait été libéré après trois jours de captivité.


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