Une enquête du commissaire Montalbano. La peur de Montalbano / Passion du livre

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.. Une enquête du commissaire Montalbano. La peur de Montalbano

Couverture du livre Une enquête du commissaire Montalbano. La peur de Montalbano

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Maruzza Loria | Serge Quadruppani

Date de saisie : 14/02/2008

Genre : Policiers

Editeur : Pocket, Paris, France

Collection : Pocket. Policier, n° 13578

Prix : 6.30 €

ISBN : 978-2-266-17985-0

GENCOD : 9782266179850

Sorti le : 14/02/2008

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Alors que Montalbano se rend à la pharmacie, des coups de feu éclatent et c'est un vagabond de passage qui lui sauve la vie. Un mystère à éclaircir... Plus tard, on lui révèle le nom de l'auteur d'un meurtre commis vingt ans plus tôt, une affaire que tout le monde lui conseille d'oublier...
À Vigàta, petite bourgade sicilienne, le commissaire le plus paisible, le plus érudit et le plus gourmand de la péninsule n'a pas une minute à lui.
Dans ces six intrigues policières, entre humour noir et cocasserie méditerranéenne, le légendaire Montalbano, au flegme et au sang-froid sans égal, va encore devoir se frotter aux sombres abîmes de l'âme humaine.

«La Sicile, sa mafia et sa truculence, servie à la sauce polar par un poète !»
C. F.- Lire

«Les nouvelles intrigues du Sicilien Camilleri sont un régal.»
André Clavel - L'Express

Tous les grands succès d'Andréa Camilleri sont chez Pocket





  • Les premières lignes

A peine areveillé, il décida de téléphoner au commis­sariat pour avertir que ce jour-là, c'était vraiment pas son jour, il y arriverait pas à aller au bureau, durant la nuit un accès de grippe l'avait assailli soudain comme un de ces chiens qui aboient pas et que tu les vois seulement quand ils t'ont déjà pris à la gorge. Il voulut se lever, mais il s'arrêta à mi-chemin, les os lui faisaient mal, les jointures grinçaient, il dut reprendre le mouvement avec cautèle, il finit par arriver à la hauteur du téléphone, tendit le bras et à ce moment précis la sonnerie retentit.
- Allô, dottoril C'est vous, pirsonnellement en pirsonne qui êtes au l'appareil ?
- Je t'areconus, Catarè. Qu'est-ce que tu veux ?
- Rien, je veux, dottori.
- Et alors, pourquoi tu m'appelles ?
- Maintenant, je vais m'expliquer, dottori. Moi, pirsonellement en pirsonne, je ne veux rien de vous, mais il y a le dottori Augello qui voudrait vous dire quelque chose. Qu'est-ce que je fais, je vous le passe, ou pas ?
- C'est bon, passe-le-moi.
- Restez au l'appareil, que je vous y fais parler. Une demi-minute passa, de silence absolu. Montalbano fut secoué par un frisson de froid. Mauvais signe. Il se mit à crier dans le combiné :
- Allô ! Allô ! Vous êtes tous morts ?
- Excusez-moi, dottori, mais le dottori Augello il arépond pas au l'appareil. Si vous patientez, j'y vais moi pirsonnellement en pirsonne pour l'appeler dans son bureau à lui.
A ce point, intervint la voix essoufflée d'Augello.
- Excuse-moi si je te dérange, Salvo, mais...
- Non, Mimî, je t'excuse pas, dit Montalbano. J'allais vous téléphoner qu'aujourd'hui, je me sens pas de sortir de chez moi. Je me prends une aspirine et je retourne nouvellement me coucher. Donc, quoi que ce soit, tu te la débrouilles, toi, l'histoire dont tu voulais me parler.
Il raccrocha, resta un moment à pinser s'il devait décrocher le téléphone, puis décida que non. Il alla en cuisine, s'avala une aspirine, eut un autre frisson de froid, pinsa de nouveau, s'avala un deuxième cachet, se remit au lit, prit en main le livre qu'il gardait sur la table de nuit et qu'il avait commencé à lire avec plaisir le soir précédent, Un jour après l'autre, de Carlo Lucarelli, le rouvrit et dès la première ligne se persuada qu'il n'arriverait pas à lire, il se sentait un étau de fer autour de la tête et les yeux qui papillonnaient.
«Tu veux voir que la fièvre est en train de me monter ?» se demanda-t-il. Il plaça la paume de la main sur son front, mais n'aréussit pas à comprendre si elle était càvuda, chaude, ou non, du reste il ne l'avait jamais compris, c'était un geste purement symbolique que pourtant, inexplicablement, il faisait toujours. La seule chose à faire était de se mettre le thermomètre. Il se releva à moitié, ouvrit le tiroir de la table de nuit, le farfouilla. Naturellement, le thermomètre n'y était pas. Où l'avait-il mis ? Et c'était quand, la dernière fois qu'il s'était mesuré la fièvre ? A vue de nez, ce devait être arrivé l'année passée, en décembre, le mois pour lui le plus périlleux, et non pas cet autre, là, que disait le poète... Quel mois était le plus cruel pour Eliot ? Oui, maintenant, il s'arappelait, avril est le plus cruel des mois...


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