Inégalités et rapports sociaux : rapports de classes, rapports de sexes / Passion du livre

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.. Inégalités et rapports sociaux : rapports de classes, rapports de sexes

Couverture du livre Inégalités et rapports sociaux : rapports de classes, rapports de sexes

Auteur : Roland Pfefferkorn

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Société Problèmes et services sociaux

Editeur : La Dispute, Paris, France

Collection : Essais

Prix : 25.00 €

ISBN : 2-84303-142-7

GENCOD : 9782843031427

en vente sur


  • Le bouche à oreille des écrivains

Pierre Concialdi - 16/07/2007



  • La présentation de l'éditeur

Le genre du monde
est une série dirigée par Danièle Kergoat. Sous ce label sont publiés des livres qui, en explorant les rapports hommes-femmes, contribuent à renouveler la compré­hension des sociétés.

L'émergence de la problé­matique du genre a partir de la fin des années 1970 a coïncidé avec le recul de la problématique des classes. Ce basculement est une manifestation de la tendance récurrente de la recherche, mais aussi des médias et des discours politiques, à expliquer le mouvement des sociétés à partir d'un seul type de rapports sociaux, en écartant les autres.

Le livre de Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie à l'université Marc Bloch de Strasbourg et membre du laboratoire Cultures et sociétés en Europe du CNRS, vise à analyser l'ensemble des rapports qui se nouent entre les divers groupes sociaux, et en premier lieu entre classes et entre sexes. Car les hommes et les femmes entrent en relation de plus d'une manière. Leurs groupes d'appartenance sont multi­ples : classes, sexes, générations «races»...

Pour la première fois, un même ouvrage dresse un bilan des principales approches sociologiques des rapports de classes et de sexes. Il débouche sur un ensemble original et fortement argumenté de propositions pour sortir des représentations unila­térales de la société et inscrire ces rapports dans le temps et dans l'espace.

La Dispute





  • Les premières lignes

L'ECLIPSE DES CLASSES, L'EMERGENCE DU GENRE

Les signes du retour des classes sociales se multiplient. Les expressions «classe sociale», «classe ouvrière», «classe salariale», ou d'autres, réapparaissent dans les titres de livres ou d'articles. Certes cette réapparition s'effectue encore avec une certaine discrétion. Car la disqualification de ce concept semble toujours aller de soi pour la plupart des «intellectuels médiatiques» et pour nombre de spécialistes des sciences sociales. Le paysage social s'est, il est vrai, modifié en profondeur en une trentaine d'années, dans la réalité et dans les représentations, notamment savantes et médiatiques. La structure de classe des sociétés capitalistes contemporaines a été bouleversée. L'ancienne classe ouvrière «n'est plus ce qu'elle n'a jamais été». Et, après l'annonce répétée de son avènement, l'immense classe moyenne censée couvrir 80 % de la population est en train de disparaître à sou tour. Mais, la bourgeoisie est toujours là, et on la connaît même beaucoup mieux.
Parallèlement au renouveau des classes, la critique de la polarisation du regard sur les seuls rapports de classe s'est affirmée aussi. Les transformations de la place des femmes dans nos sociétés et l'émergence du genre en tant que catégorie d'analyse n'ont pas encore provoqué tous les effets escomptés, tant sur le plan politique que scientifique. Mais, la recherche portant sur les rapports sociaux de sexe s'est malgré tout imposée dans les sciences sociales. Les rapports de génération et les rapports ethniques ou les rapports de «race» sont également l'objet de davantage d'investigations depuis deux ou trois décennies. Mais nous sommes encore loin d'une prise en compte systématique de l'ensemble des rapports sociaux dans les enquêtes et recherches portant sur une structure sociale qui n'est pas du tout figée. Celle ci peut en effet davantage être appréhendée comme un entrecroisement dynamique complexe de l'ensemble des rapports sociaux, chacun d'entre eux imprimant sa marque sur les autres.
Le retour des classes a été précédé et accompagné d'un retour récent de Marx. Ses analyses étaient discréditées dans la conjoncture théorique des années Î980 et 1990. Celle-ci était profondément marquée par le contexte politique : le déclin puis ('effondrement de l'URSS, la crise prolongée en Europe et sur d'autres continents du mouvement ouvrier et notamment de son modèle social-démocrate, tant dans sa version (post)-stalinienne que socialiste, sans compter les entreprises idéologiques multiformes et systématiques qui toutes visaient à reléguer l'auteur du Capital et les utopies de transformations sociales aux oubliettes. Les batailles politiques et théoriques passées, opposaient «marxistes» et «anti-marxistes», mais aussi de multiples courants se réclamant de Marx. Depuis le milieu des années 1990, son oeuvre est dégagée progressive­ment des ornières positiviste et structuraliste dans lesquelles l'enfonçaient certaines lectures réductrices. La distanciation du rapport des intellectuels, en particulier dans les sciences sociales, avec les organisations politiques, notamment le parti communiste, est aussi un reflet de cette crise. Mais en même temps elle leur permet une plus grande distance à l'égard des modes partisanes et autres lignes politiques. Ces dernières années un grand nombre de travaux de philosophes et de sociologues ont contribué à relire l'oeuvre de Marx dans sa cohérence d'ensemble débarrassée des déformations, des simplifications ou des interprétations problématiques.


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