La première enquête de Montalbano / Passion du livre

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.. La première enquête de Montalbano

Couverture du livre La première enquête de Montalbano

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Maruzza Loria | Serge Quadruppani

Date de saisie : 09/02/2006

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve noir, Paris, France

Collection : Noirs

Prix : 20.00 €

ISBN : 2-265-08107-8

GENCOD : 9782265081079

Sorti le : 09/02/2006

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Des assassinats d'animaux qui contiennent un message chiffré annonçant un massacre humain, l'enlèvement d'une petite fille qui dissimule des desseins encore plus infâmes, les projets homicides d'une jeune pauvresse pleine de ressources : les drames auxquels est confronté le commissaire Montalbano s'avèrent tous receler un double ou triple fond.

Dans ce volume, nous découvrons les premiers pas du commissaire dont les aventures enchantent depuis des années des millions de lecteurs dans le monde entier. C'est le livre de la rencontre entre un homme, sa manière toute personnelle de mener les enquêtes, sa gourmandise, ses humeurs, sa profonde humanité et une petite ville du bord de mer où les saveurs du parler et de la table dissimulent des drames d'une noirceur inédite.

Auteur de nouvelles et de poèmes, Andréa Camilleri s'est mis sur le tard à écrire des romans policiers qui ont contribué, depuis bientôt dix ans, à le hisser en tête des ventes en Italie. Son succès se poursuit de la même façon en France où, en 2000, il reçut le Grand Prix des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris pour Chien de faïence.





  • Les premières lignes

Les deux hommes qui se tenaient alabrités sous le toit de l'arrêt de bus, à attendre avec une sainte patience l'arrivée du circulaire nocturne, sans même se connaître, échangèrent un petit sourire parce que de dedans une grosse boîte de carton renversée dans un coin arrivait un de ces ronflements forts et persistants que c'était pire qu'une scie électrique. Un pauvre diable, un mendigot certainement, qui avait trouvé un abri provisoire contre le froid et l'eau du ciel et qui, réconforté par ce peu de chaleur de son propre corps que le carton retenait, avait décidé que le mieux était de fermer les yeux, futtirsini di lu munnu sanu sanu, se foutre du monde entier, et bonne nuit. Enfin, le circulaire survint, les deux hommes grimpèrent, il repartit. En courant, un type arriva :
- Arrêtez ! Arrêtez !
Le conducteur le vit sûrement mais tira tout droit. L'homme jura, regarda sa montre. Le prochain passage aurait lieu dans une heure, à quatre heures du matin. L'homme resta à pensotter un peu et puis, après une giclée de jurons, il décida de se taper la route à pied. Il s'alluma une cigarette et partit. Tout à coup, le ronflement s'arrêta, la boîte fut gangassée et lentement commença à pointer la tête d'un clodo à demi cachée par un galurin plein de trous qui lui tombait jusque sur les yeux.
Recroquevillé à terre comme il l'était, le mendiant lança un coup d'oeil attentif tout autour de lui. Quand il fut certain que, dans les parages, il n'y avait pas âme qui vive et que les fenêtres des maisons d'en face étaient toutes éteintes, l'homme, en rampant, sortit du carton. On aurait dit un serpent en train de muer. À le voir debout, il ne donnait pas l'impression d'être si miséreux que ça : de petite taille, il était bien rasé et portait un costume usé mais de bonne facture. L'homme glissa deux doigts dans la pochette de la veste, en tira des lunettes, les posa sur son nez, sortit de sous le toit, tourna à main droite et, à moins d'une dizaine de pas, il s'arrêta devant un portail fermé par une chaîne munie d'un gros cadenas.


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