Jugements derniers : les procès Pétain, de Nuremberg et Eichmann / Passion du livre

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.. Jugements derniers : les procès Pétain, de Nuremberg et Eichmann

Couverture du livre Jugements derniers : les procès Pétain, de Nuremberg et Eichmann

Auteur : Joseph Kessel

Préface : Francis Lacassin

Date de saisie : 05/04/2007

Genre : Histoire

Editeur : Tallandier, Paris, France

Collection : Texto

Prix : 6.50 €

ISBN : 2-84734-428-4

GENCOD : 9782847344288

Sorti le : 05/04/2007

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  • Le bouche à oreille des écrivains

Michael Prazan - 11/06/2007



  • La présentation de l'éditeur

Paris, Palais de justice, août 1945. Le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. À la barre des témoins défilent des hommes que tout oppose, de Laval à Blum. Nuremberg, novembre 1945. Vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Les «faux dieux» nazis sont mis à nu au cours d'un procès international, le premier du genre. Jérusalem, avril 1961. Adolf Eichmann, seul dans son box de verre, répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Joseph Kessel, envoyé spécial de France-Soir, s'est trouvé en ces trois lieux, à ces trois moments.
Son talent exceptionnel d'homme de lettres, son expérience personnelle des drames du XXe siècle se mettent ici au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.

Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du XXe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.





  • Les premières lignes

Extrait de la préface de Francis Lacassin :

Un vieil homme chargé de gloire et d'honneurs à qui la France brisée avait remis sa destinée ; et qu'elle accuse de l'avoir trahie.
Vingt prophètes casqués, instruments d'une idéologie totalitaire imposée à l'Europe dans le feu et le sang; à qui la Démocratie, incarnée à Nuremberg, demande des comptes.
Deux procès donc : celui du maréchal Pétain, chef de l'État français ; et celui des chefs du IIIe Reich. En cette année 1945, à quelques mois d'intervalle, ils occupent l'actualité et les consciences avec un retentissement inter­national et une dimension morale et historique inconnus jusqu'ici. Même si l'on remonte à Louis XVI et à Jeanne d'Arc.
Le procès de Jeanne d'Arc est l'épilogue initiatique permettant à une martyre d'accéder à l'éternité de la légende. Sur un plan profane il est l'une des péripéties d'un différend franco-anglais né d'une interprétation constitutionnelle divergente relative à la loi salique. L'élimination de Louis XVI est celle d'un obstacle empêchant le passage de la légitimité de droit divin à la souveraineté populaire.
Aux dignitaires nazis comparaissant devant le tribunal de Nuremberg, il est reproché d'avoir menacé l'équilibre du monde occidental en imposant par les armes une philosophie niant la dignité humaine. Au maréchal Pétain il est reproché d'avoir abusé de la confiance de la France et trahi la Démocratie en collaborant avec ses pires adversaires.
Ces deux procès ont pour même racine le funeste traité de Versailles de 1919. En disloquant l'Empire austro-allemand, il a émietté l'Europe en mini-États qui représentent autant de conflits ethniques et frontaliers. Surtout ce traité a brisé, ruiné et humilié l'Allemagne. Elle se jettera dans les bras de Hitler pour retrouver sa dignité.
Maître des destinées de l'Allemagne, Hitler n'aura de cesse que d'effacer les conséquences du traité de Versailles. Il réoccupera la Rhénanie démilitarisée, reconstituera l'armée allemande; sous prétexte d'un «espace vital», il envahira l'Autriche, la Tchécoslovaquie, la Pologne, l'URSS... L'invasion de la Pologne entraîne l'entrée en guerre de l'Angleterre et de la France. En raison de ses engagements envers la Pologne, la France a déclaré la guerre à l'Allemagne... avec l'espoir de ne pas avoir à la faire.


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