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. Dictionnaire des batailles terrestres franco-anglaises de la Guerre de Sept Ans

Couverture du livre Dictionnaire des batailles terrestres franco-anglaises de la Guerre de Sept Ans

Auteur : Jean-Claude Castex

Date de saisie : 25/02/2007

Genre : Histoire

Editeur : PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL (PUL), Sainte-Foy, Canada

Prix : 39.00 € / 255.82 F

ISBN : 978-2-7637-8334-5

GENCOD : 9782763783345

Sorti le : 14/02/2007

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  • La présentation de l'éditeur

Les pertes humaines de l'ensemble de la Guerre de Sept Ans atteignirent 140.000 soldats, en faisant abstraction des civils tués, qui furent plus nombreux encore. En fait, près d'un million d'humains durent leur funeste destin à des monarques insensés. Pour définir le nombre de blessés et de handicapés, il faut multiplier ce nombre par cinq, soit 2 500 000.

Ce dictionnaire de tactique militaire se limite à raconter les batailles terrestres franco-anglaises de la Guerre de Sept Ans qui s'acheva officiellement en 1763. Il invite les passionnés des hauts faits des soldats canadiens, français et anglais qui prirent part à cette guerre, à un voyage à travers le monde pour suivre les grandes épopées des sans-grade et des capitaines légendaires tels que Montcalm, Wolfe, Pontiac ou Bougainville.

Les militaires qui souhaitent approfondir les tactiques des stratèges du XVIIIe siècle y trouveront aussi leur compte puisque certaines tactiques sont étudiées sous l'angle de grands théoriciens militaires, tels Carl von Clauzewitz, Sun Tzu, Puységur, Foch, Jomini et bien d'autres.

Riche de renseignements historiques et d'anecdotes, accompagnés d'une iconographie originale, le Dictionnaire des batailles terrestres franco-anglaises de la Guerre de Sept Ans rend compte, avant tout, des dépassements, du courage téméraire et des faiblesses de chacun.

Jean-Claude Castex a vécu à Oran, en Algérie, avant de poursuivre des études universitaires en histoire à l'Université Laval, à Québec, puis à l'Université Simon Fraser, à Vancouver. Il a fait carrière dans l'enseignement et a publié, entre autres, Les grands dossiers criminels du Canada, en deux tomes (Editons Pierre Tisseyre, 1990 et 1991) le Dictionnaire des batailles navales franco-anglaises (PUL, 2004), À la limite de l'horreur (Les Intouchables, 2006).





  • Les premières lignes

Prolégomènes

Présentation critique de la Guerre de Sept Ans

L'Europe du XVIIIe siècle était en tout point différente de celle d'aujourd'hui. Elle comportait quelques puissances terrestres qui sortaient un peu de l'ensemble : la France, l'Empire de Russie et l'Empire d'Autriche... L'Angleterre, ennemie héréditaire de la France depuis le Moyen Âge, concentrait plutôt son énergie sur son commerce extérieur et de ce fait consacrait le gros de son budget militaire à sa marine de guerre. L'Espagne possédait bien un grand empire, mais après en avoir épuisé une bonne partie des richesses, elle était elle-même victime d'une hémorragie humaine qui drainait vers l'Amérique une fraction notable de sa population. Un Empire d'Allemagne unifié aurait certes été très puissant, mais son manque d'unité en faisait la proie des autres puissances européennes qui venaient sans vergogne dans les nombreux États allemands recruter des régiments mercenaires. Ainsi, l'Angleterre leva tant de troupes au Brunswick et dans les autres États allemands qu'on a pu dire que plus d'Allemands que d'Anglais étaient morts pour l'Empire britannique. L'Allemagne versait ainsi son sang au bénéfice des autres nations impérialistes. Il n'était pas rare que deux régiments allemands s'exterminent avec grand courage en brandissant différents drapeaux étrangers.
La Prusse, ancien domaine des Chevaliers Teutoniques, était devenue un État allemand à part entière. Après les massacres de la Guerre de Trente Ans, elle avait été repeuplée par des populations venant d'ailleurs, et plus précisément par des Huguenots français, lesquels contribuèrent à faire de la Prusse un État moderne et puissant. À la mort, en 1740, de Frédéric-Guillaume 1er, la Prusse possédait une puissante armée de 80 000 soldats et un surplus budgétaire. Dès son avènement sur le trône, Frédéric II le Grand porta son armée à 200 000 soldats parmi les plus entraînés d'Europe ; une machine de guerre qui n'avait rien à envier à l'armée que créa Hitler deux siècles plus tard, toutes proportions gardées, bien entendu.


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