La patience de l'araignée / Passion du livre

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.. La patience de l'araignée

Couverture du livre La patience de l'araignée

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Maruzza Loria | Serge Quadruppani

Date de saisie : 08/02/2007

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve noir, Paris, France

Collection : Thriller

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-265-08155-0

GENCOD : 9782265081550

Sorti le : 08/02/2007

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Elle est là qui patiente, tapie dans l'ombre. Elle a minutieusement tendu son piège, fil après fil. Qu'attrapera-t-elle cette fois ? Une grosse mouche ? Un papillon ? Un promoteur immobilier véreux ? Rien n'est à exclure, dans cette campagne sicilienne où l'on croise de bien drôles d'insectes. Une jeune fille qui disparaît et, soudain, c'est l'île entière qui se révèle être une immense toile. Une toile de cousins, de frères, de soeurs, d'oncles et de tantes aux intérêts entremêlés. Une toile de on-dit, de calomnies, de vraies fausses vérités et de faux vrais mensonges. Pirsonne n'a vu pirsonne, évidemment. Mais le monde a une petite idée. Au commissaire Montalbano, une fois de plus, de faire la part des choses. De marchandes d'oeufs à la cuisse légère en journalistes assoiffés de ragots et de rougets grillés en petits verres de gnôle, l'enquête s'annonce relevée à la sauce locale. Un juge par-ci, un avocat par-là, des liasses de billets dans un sac de sport... Et les fils de la toile qui ondulent doucement sous la brise marine. Bien sûr que l'araignée est là, tapie dans l'ombre. Mais qui est-elle ? Et qui veut-elle croquer ?

Auteur de nouvelles et de poèmes, Andréa Camilleri s'est mis sur le tard à écrire des romans policiers qui ont contribué, depuis bientôt dix ans, à le hisser en tête des ventes en Italie. Son succès se poursuit de la même façon en France où, en 2000, il a reçu le Grand Prix des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris pour Chien de faïence.





  • Les premières lignes

Il s'aréveilla d'un coup, suant, le souffle court. Pendant quelques secondes, il ne comprit pas où il se trouvait, après il y eut la respiration légère et régulière de Livia endormie à son côté pour le ramener aux dimensions connues et rassurantes. Il était dans sa chambre à coucher de Marinella. Ce qui l'avait sorti du sommeil, c'avait été un élancement, comme une lame de glace, à la blessure de son épaule gauche. Il n'eut pas besoin de regarder sa montre posée sur la table de nuit pour savoir qu'il était trois heures et demie de la nuit, pour être précis, trois heures vingt-sept minutes et quarante secondes. C'était ce qui lui arrivait depuis vingt jours, laps de temps écoulé depuis la nuit où Jamil Zarzis, trafiquant de minots d'immigrés, lui avait tiré dessus et l'avait blessé, et lui avait réagi en le tuant - vingt jours mais l'écoulement du temps s'était comme bloqué à ce moment précis. «Tac !» avait fait un engrenage dans cette partie de sa tête où se mesurait le passage des heures et des jours, «tac !», et depuis ce jour, s'il dormait, il s'aréveillait et s'il était réveillé, il y avait comme un mystérieux arrêt sur image de ce qui l'entourait. Il savait très bien que durant ce duel foudroyant il ne lui était pas même passé par l'antichambre de la coucourde de regarder quelle heure il était et pourtant, et cela il se l'arappelait très bien, à l'instant où la balle tirée par Jamil Zarzis se plantait dans sa chair, une voix en dedans de lui, impersonnelle, une voix de femme, un peu métallique comme celles qu'on entend dans les gares et les supermarchés, lui avait dit : «Il est trois heures, vingt-sept minutes et quarante secondes.»


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