L'allée du vingt et autres faits divers : nouvelles noires / Passion du livre

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.. L'allée du vingt et autres faits divers : nouvelles noires

Couverture du livre L'allée du vingt et autres faits divers : nouvelles noires

Auteur : Jean-Paul Giraux

Date de saisie : 05/12/2002

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Editinter, Soisy-sur-Seine, France

Prix : 15.00 €

ISBN : 2-914227-86-8

GENCOD : 9782914227865

Sorti le : 05/12/2002

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Dans le fond, la nouvelle, c'est un peu comme un habit : elle est réussie quand ça tombe bien. Et pas seulement au moment de la chute !

Quand elle fonctionne comme il faut, dès les premiers mots se met en place une mécanique implacable -fatalité ou "force des choses" - qui s'empare de l'attention du lecteur et la retient jusqu'au bout, sans temps mort. On pense à la définition que Jean Cocteau donnait du style : "une manière d'épauler, de viser, de tirer vite et juste".

Que vient faire tel personnage, cinq ans après toujours aussi traumatisé, devant cet immeuble avec son allée du vingt qui monte sur le flanc gauche ? Réponse en onze pages ! Qu'est-ce qu'on peut attendre - en quinze pages - d'un petit cercueil arrivé gentiment par la poste ?

On peut faire plus long, on peut faire plus court, mais toujours le temps est compté. Il n'est pas question de s'amuser en route.

D'ailleurs ici, ce sont des nouvelles noires qui sont proposées. La mort rôde : alors l'amusement... Mais qu'on s'entende bien : rien n'interdit à l'humour de s'inviter dans ces récits tendus.

Jean-Paul GIRAUX a publié un recueil de proses brèves, Le chimpanzé de Rio, à La Bartavelle éditeur. Il collabore aux revues Poésie sur Seine et Poésie/première auxquelles il donne régulièrement des articles critiques sur la poésie et les poètes.





  • Les premières lignes

L'ALLEE DU VINGT

Mieux vaut une fin effroyable qu 'un effroi sans fin.
Pierre Leulliette, Les enfants martyrs

Il s'était promis de ne plus jamais remettre les pieds dans le quartier, et il était là, en plein après-midi, à observer l'immeuble depuis la petite terrasse du café d'en face, "Chez Valibus". Combien de temps après ? Cinq ans presque jour pour jour ! Cinq années passées à tenter de réapprendre à vivre normalement, cinq années à essayer de reconstruire une image à peu près acceptable de lui-même !
Et il n'avait toujours pas tourné la page !

L'immeuble, c'étaient huit étages de briques et de ciment, élevés au milieu des années trente en bordure des "maréchaux", avec l'allure carrée des citadelles ! Rien d'étonnant à ça, d'ailleurs, puisqu'il avait été bâti, tout le monde le savait, sur l'emplacement des anciennes fortifications. Et les pans coupés qui adoucissaient les angles n'y pouvaient rien. Pas plus que les lourdes loggias et les balcons massifs qui s'efforçaient de rythmer les façades.
Les stigmates des origines, en quelque sorte !

Un gros village aussi, presque une petite ville, avec ses entrées multiples et une quinzaine d'escaliers où se croisaient un millier de personnes, peut-être davantage.


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