La lettre de Pithiviers / Passion du livre

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.. La lettre de Pithiviers

Couverture du livre La lettre de Pithiviers

Auteur : Jean-Paul Giraux

Préface : Maurice Rajsfus

Date de saisie : 11/12/2003

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Editinter, Soisy-sur-Seine, France

Prix : 17.00 €

ISBN : 2-915228-23-X

GENCOD : 9782915228236

Sorti le : 11/12/2003

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Au départ, dans un journal local, une petite annonce apparemment anodine : "Chercheur souhaite recueillir témoignages et documents sur les camps du Loiret pendant l'Occupation..."

Anodine, vraiment ?

Deux ans auparavant, le film d'Alain Resnais, Nuit et Brouillard, avait subi les foudres de la censure officielle parce que, sur quelques images empruntées aux actualités de l'Occupation, le camp de Pithiviers, avec son double rang de barbelés et ses miradors, se trouvait associé à l'uniforme d'un gendarme français.

Puis le contexte s'est encore alourdi.

En Algérie, une guerre qui ne dit pas son nom aboutit aux événements du 13 mai 1958, avec ce coup d'Etat «démocratique» qui est aussi une belle occasion de refaire surface pour les éléments troubles d'une extrême droite que la Libération semblait avoir disqualifiés pour longtemps.

Dans ces conditions, qu'est-ce qui peut inciter un jeune professeur d'histoire, également poète, à entreprendre une monographie sur les camps d'internés juifs du Loiret, Pithiviers et Beaune la Rolande, camps voulus et gérés par les autorités de Vichy ?

Son histoire personnelle ?

Parce que, comme le dit Saint-Just, l'enquêteur dans cette intrigue où la fiction s'appuie sur des faits bien réels, «pour Julien raconter les camps, c'est empêcher le retour de la barbarie» ?


De toute façon, ne pouvait-il pas se douter qu'il y aurait là des coups à prendre ?
Préface remarquable de l'historien Maurice RAJSFUS dont les travaux sur le camp de Drancy, la police sous Vichy, l'étoile jaune (Le cherche Midi éditions) et la rafle du Vel d'hiv (Que sais-je ?) font justement autorité.

Jean-Paul GIRAUX a publié un recueil de proses brèves, Le chimpanzé de Rio, à La Bartavelle éditeur et, dernièrement à Editinter, des nouvelles noires, L'allée du vingt et autres faits divers. Il collabore aux revues Poésie sur Seine et Poésie/première auxquelles il donne régulièrement des articles sur la poésie et les poètes.

En couverture : Silhouettes, acrylique de Colette Giraux





  • Les premières lignes

Extrait de la préface de Maurice Rajsfus :

FRANCE PROFONDE, MORNE PLAINE !

Il n'est pas rare que la fiction rattrape la réalité et, sans la dépasser, peut rendre visibles les tristes comportements de nos frères humains. Souvent, l'authenticité de l'horreur ne paraît pas raisonnable aux esprits suspicieux. La véracité des faits est remise en cause. On s'inquiète, puis on s'interroge, avant de conclure hâtivement que cela dépasse l'entendement. Ce monde ne peut pas être aussi violent qu'on veut bien le dire, quitte à procurer des cauchemars. Bien sûr, on admet qu'il s'est passé des choses horribles - comment nier cela sérieusement -mais c'était la guerre...

Parfois, des esprits tortueux peuvent demander d'où viennent ces certitudes, exiger des preuves - espérant peut-être que ces pièces accusatrices ont été détruites. La main sur le coeur, ces braves gens prennent le monde à témoin, expliquant que l'âme humaine est incapable d'envisager de telles abominations. Qu'il est impossible d'exécrer son prochain au point de désirer son extermination. On peut, à bon droit, éprouver de l'aversion, maudire même celui qui est censé vous faire de l'ombre, mais de là à souhaiter sa mort.

Il est normal, nous dit-on, que chacun désire être maître chez lui. On peut alors effrayer le gêneur, lui indiquer la porte de sortie, plus ou moins aimablement. C'est rester dans son bon droit, n'est-ce pas, que de ne pas admettre ces étrangers qui empiètent sur notre territoire. Ce n'est pas haïr les étrangers que de préférer les voir rester chez eux. Ce n'est pas être raciste d'expliquer que certaines cultures, ou religions, sont tellement contradictoires avec nos us et coutumes qu'il est préférable de rester séparés.


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