Déplacements / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Déplacements

Couverture du livre Déplacements

Auteur : Marie Cosnay

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : L. Teper, Paris, France

Prix : 11.50 €

ISBN : 978-2-916010-16-8

GENCOD : 9782916010168

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Une jeune femme, la narratrice, revient dans son ancienne maison, dans son ancien jardin, prendre des photos. Dans ce jardin où, il y a six ans, elle a surpris une "scène impossible", qui reste une énigme pour elle. La narratrice a vu, mais elle ne sait pas ce qu'elle a vu. Alors elle cherche.

Marie Cosnay est née à Bayonne en 1965. Professeur de lettres classiques, elle vit et travaille au pays basque. Ecrivain, elle est aussi traductrice de textes antiques. Elle écrit pour le théâtre et participe à plusieurs revues. Elle a déjà publié Que s'est-il passé (Cheyne éditeur, 2003), Adèle, la scène perdue (Cheyne éditeur, 2005) et Villa Chagrin (Verdier, 2006).





  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 1er février 2007

Marie Cosnay garde les mêmes obsessions de livre en livre : retrouver la trace, reconnaître le geste, recomposer ce qui s'est vraiment passé pour pouvoir enfin l'écrire...
Avec ses phrases en spirale où la poésie n'est jamais gratuite, Marie Cosnay écrit un texte ténébreux sur la quête toujours incertaine de la réalité et sur les peines tenaces qu'il faut un jour évacuer pour recommencer à vivre.



  • Les premières lignes

C'est un figuier qui n'a jamais donné autre chose que de petits fruits verts et durs à la fin de l'été. Quand on le regarde de la terrasse, il penche un peu vers la droite, et vers le deuxième arbre du jardin, un saule pleureur encore jeune. Il y a six ans que je n'ai pas vu les arbres. Ils ne m'ont pas manqué. Je n'ai jamais pensé aux deux arbres malingres plantés à la naissance de mon fils dans le jardin de la maison où nous vivions. Par hasard, désoeuvrée, je feuilletais un livre sur les différentes espèces de saules et les deux arbres, le figuier courbé vers le saule pleureur débutant me sont revenus en mémoire, doués d'une beauté que je ne n'avais pas vue avant. L'attirance de l'un vers l'autre, la pâleur des feuilles du saule. Je me souvenais du chemin qui menait, derrière, à l'ancien lavoir, du portail qui n'était jamais fermé, et comme une fois, de la fenêtre de mon bureau, avant l'aube, j'avais vu un chevreuil près du tronc courbé du figuier. C'était un chevreuil qui n'avait eu d'existence qu'en cet instant avant la lumière. Je ne sais pas quand il arrive ni quand il part. Je sais à peine, aujourd'hui, que je l'ai vu, grattant le tronc du figuier qui fait face au saule pleureur, de la fenêtre de mon bureau dans la maison glaciale où nous vivions. C'était donc l'hiver.


Copyright : Studio 108 2004-2017 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli