Les murs : et autres histoires (d'amour) / Passion du livre

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.. Les murs : et autres histoires (d'amour)

Couverture du livre Les murs : et autres histoires (d'amour)

Auteur : Vaikom Muhammad Basheer

Traducteur : Dominique Vitalyos

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Zulma, Honfleur, France

Prix : 16.50 €

ISBN : 978-2-84304-390-1

GENCOD : 9782843043901

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  • La présentation de l'éditeur

Mangalam Shubam ! Que le bonheur vous sourie ! C'est ainsi que Basheer ponctue ses histoires, facétieuses et riches d'enseignements.
Et pour leur donner une saveur plus épicée, il n'hésite pas à puiser dans sa vie de militant et de nomade. Dans les Murs, par exemple, il profite de son séjour en prison à Trivandrum, capitale du Kerala, pour prendre à son compte une histoire d'amour née de la séparation qu'impose un mur entre les hommes et les femmes. La poésie naît d'une odeur de femme, et de l'imagination débordante du prisonnier.
Cocasses négociations conjugales, peurs ancestrales tutoyant parfois le fantastique, toute situation est bonne pour l'écrivain qui brosse ici un saisissant portrait de la société indienne. Tour à tour sage et loufoque, curieux comme un beau diable, toujours bienveillant même quand il est ironique, Basheer charme la réalité comme on fait danser les serpents : par la seule musique de sa prose simple et magique.

Vaikom Muhammad Basheer (1908-1994) a tâté de la prison dans sa lutte pour l'indépendance de l'Inde. Merveilleux conteur et voyageur infatigable, il a côtoyé sages hindous et mystiques soufis. Il est l'auteur de nombreux romans courts et nouvelles dont Grand-père avait un éléphant (ZULMA, 2005). Les Murs et autres histoires (d'amour) et traduit pour la première fois en français.





  • La revue de presse Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur du 25 janvier 2007

Mangalam shubam !» A nos lecteurs qui ne parlent pas couramment le malayalam, l'une des langues pratiquées en Inde, on traduira cette apostrophe par : «Que le bonheur vous sourie !» On précisera aussi que l'écrivain Vaikom Muhammad Basheer, natif du Kerala, à la pointe sud de son pays, ponctue par ces mots chacun de ses récits. S'il est un peu tard pour l'en remercier - il est mort en 1994 à l'âge de 86 ans -, il n'est pas trop tard en revanche pour découvrir son oeuvre... le miracle est là : il écrivit des contes ou de très courts romans avec une liberté, une fantaisie et une simplicité de ton parfaitement rayonnantes.
Mangalam shubam ! Oui, le bonheur peut sourire à qui se laisse ravir par son oeuvre...


  • La revue de presse Agnès Séverin - Le Figaro du 18 janvier 2007

Ce baroudeur mystique, qui a connu autant de vies que Shiva compte de bras (il fut tour à tour mendiant, ascète hindou, puis soufi, magicien et astrologue, professeur d'anglais, propriétaire d'une échoppe de thé, journaliste militant et prisonnier politique et pharmacien ayurvédique) sait encore se muer en conteur plein de verve, habile à jouer avec les règles du genre. Il en a la sagesse et le sens du merveilleux, l'optimisme, et la malice aussi.



  • Les premières lignes

Peu d'auteurs indiens ont connu un nomadisme aussi exacerbé que Vaikom (ou Vaikkam) Muhammad Basheer (1910-1994), l'un des écrivains keralais de langue malayalam les plus importants et les mieux aimés, dont l'existence a d'abord suivi de près la trajectoire mouvementée de son pays en chemin vers l'Indépendance.
L'octogénaire paisible des années 1990, assis au pied d'un arbre dans son jardin de Beypore (Calicut) au milieu d'une assemblée toujours nombreuse ou écoutant des ghazals, porte en effet au fond de lui un univers d'expériences, de voyages et d'errances très personnel. À la suite d'une longue maladie mentale traitée dans un établissement traditionnel spécialisé (évoquée dans la Chèvre de Pattoumma", 1956), il s'est pourtant «rangé» aux conseils de son entourage en se mariant, mais la multiplicité de ses expériences et de ses rencontres, jointe à la précarité d'une longue existence de vagabond clandestin, marquent ses réflexions, sa vision du monde, et - par accès - son comportement de façon indélébile.
Le «Sultan de Beypore» - ainsi que le surnomment affectueusement ses amis comme pour mieux l'attacher à son foyer tardif et à tous ceux qui l'entourent - a passé sa jeunesse sur les routes. Frappé par le comportement de Gandhi, venu jusqu'à son village natal demander que soit donné aux castes de bas statut le droit d'entrer au temple, il décide, à seize ans, de s'enfuir de la maison familiale pour combattre auprès de ceux qui luttent pour l'Indépendance de l'Inde. Les années qui suivent sont marquées par son entrée, à Calicut, dans le journalisme indépendantiste, sa participation au mouvement contre la taxe sur le sel (1931) imposée par les Britanniques, les arrestations, humiliations et mauvais traitements que lui fait subir la police. Abandonnant la ligne non-violente du Congrès préconisée par Gandhi, il opte alors pour la résistance active contre la présence britannique et collabore à un journal extrémiste bientôt interdit, son matériel confisqué, ses animateurs recherchés.


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