Stephen King, La tour sombre : concordance. Volume 1 / Passion du livre

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.. Stephen King, La tour sombre : concordance. Volume 1

Couverture du livre Stephen King, La tour sombre : concordance. Volume 1

Traducteur : Marie de Prémonville

Date de saisie : 08/09/2006

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : J'ai lu, Paris, France

Collection : J'ai lu. Stephen King, n° 8114

Prix : 6.40 €

ISBN : 978-2-290-33904-6

GENCOD : 9782290339046

Sorti le : 08/09/2006

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

STEPHEN KING
LA TOUR SOMBRE
CONCORDANCE -1

La Tour Sombre est l'épine dorsale de l'oeuvre colossale de Stephen King. Inspiré dès 1970 par des sources aussi variées que l'univers de Tolkien ou les westerns de Sergio Leone, ce récit est le phare qui n'a jamais cessé de guider ce grand auteur.
Concordance-1 s'impose comme la mémoire vive des quatre pre­miers romans : Le Pistolero, Les Trois Cartes, Terres Perdues et Magie et Cristal. Elle en recense les personnages, les lieux de l'Entre-Deux-Mondes et du nôtre, ainsi que les inventions linguistiques qui font de La Tour Sombre un chef-d'oeuvre incontesté. C'est le guide indispensable que devra avoir en poche tout lecteur marchant sur les traces du Pistolero dans sa quête initiatique.

Robin Furth
Universitaire de formation, elle est depuis 2001 l'assistante de recherche de Stephen King.

«J'ai été frappé par la qualité de ce livre, tellement intéressant et lisible. Il importe vraiment que Robin Furth reçoive son dû pour l'excellent travail qu'elle a produit pour moi.»
Stephen King





  • Les premières lignes

INTRODUCTION : ROLAND, LA TOUR ET LA QUÊTE

Mise en garde : ne lisez ce qui suit qu'après avoir lu les quatre premiers volumes de la saga de Roland. Dans le cas contraire, vous aurez moins de surprises à découvrir ses aventures...
Pour tout lecteur du cycle La Tour Sombre, Roland Deschain est un personnage immédiatement reconnaissable. Au moment même où j'écris ces lignes, je l'imagine, en train de parcourir la savane jaunissante de la Baronnie du Fleuve, avec sa chevelure noire striée de gris, son grand corps dégingandé et son pistolet lui battant la hanche. Il n'a plus qu'un seul de ses deux six-coups à crosse de bois de santal gravée, et il le porte à gauche. L'autre est resté au cam­pement, bien en sécurité dans le crampon de débardeur que porte Eddie Dean. Et alors que je l'observe, Roland tourne la tête vers moi et m'adresse un de ses regards pragmatiques. Si tu as besoin de me parler, dit-il, alors viens. Le temps n'est peut-être qu'un visage reflété sur l'eau, mais dans le monde de Roland, l'eau est rare.
Roland me regarde passer la porte de la page. Ses yeux bleu pâle sont vraiment ceux d'un bombardier, froids et calculateurs. Cette entrevue sera brève, par nécessité. Je suis un secret de plus pour Roland, et la situation lui convient très bien comme ça. Il ne sait pas bien de quel niveau de la Tour je viens, mais il sait une chose. C'est que je dresse la carte de ses voyages.
Roland trouve un coin à l'ombre et s'accroupit. Je lui tends une des liasses de papier que j'ai apportées, et il l'accepte en silence. Il dénoue les liens de cuir de son sac et en sort sa poche de tabac pour se rouler une cigarette. Malgré ses doigts manquant à la main droite, il manie le papier avec dextérité et en lèche le côté en faisant la grimace. Il fait craquer une allumette sur la couture de son Jean et allume sa cigarette. L'espace d'une seconde, son visage est illuminé par la lueur étrange de la petite flamme - il a l'air hagard et les traits tirés. Il a sur les joues une barbe de quelques jours, et ses lèvres sont gercées. Une fois encore, j'essaie de lui montrer cette concordance, mais il écarte le manuscrit et souffle un nuage de fu­mée. Comme toujours, il trouve que mes corrections perpétuelles ne sont qu'un gâchis de papier. Et puis, seules les cartes l'inté­ressent. Mais aujourd'hui, je ne lui ai apporté qu'un petit morceau, et il consent à m'écouter. Il s'agit de ma lecture de son épopée. Il tire une profonde bouffée sur sa cigarette, puis fait ce petit moulinet de la main dont le sens est bien clair, dans son monde comme dans tous les autres : La suite. Alors je me racle la gorge et, avec une boule dans l'estomac, je me lance.


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