Manger bio, c'est pas du luxe / Passion du livre

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.. Manger bio, c'est pas du luxe

Couverture du livre Manger bio, c'est pas du luxe

Auteur : Lylian Le Goff

Préface : Nicolas Hulot | Jean-Marie Pelt

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Terre vivante, Mens, France

Prix : 17.00 €

ISBN : 978-2-914717-25-0

GENCOD : 9782914717250

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • Le bouche à oreille des écrivains

Solveig Darrigo - 12/07/2007



  • La présentation de l'éditeur

Manger bio, est-ce vraiment du luxe ? Comment comparer les coûts entre bio et non bio ? Dans ce livre, l'auteur met tout sur la table et apporte des réponses sans ambiguïté. Disons-le d'emblée : manger bio n'est pas plus cher que consommer des produits «conventionnels» à condition de mieux équilibrer ses repas.
L'auteur démontre même que les aliments non bio coûtent plus cher au contribuable en raison des subventions versées aux agriculteurs conventionnels. Bien sûr, il faut ajouter à cela le coût des dégâts infligés à notre planète et des soins donnés à ses habitants, malades des pollutions dues à l'agriculture conventionnelle. Manger bio, c'est aussi faire le choix du développement durable. Pour passer immédiatement à l'action, préserver sa santé et celle de la planète, Lylian Le Goff apporte des conseils nutritionnels, des recettes et des menus chiffrés. Médecin, Lylian Le Goff est impliqué depuis des années dans la prévention sanitaire. Cofondateur et animateur de plusieurs réseaux coopératifs, ses objectifs sont la promotion d'un véritable développement durable et l'essor des produits biologiques.

Préfaces de Nicolas Hulot, Président de la Fondation pour la nature et l'homme et de Jean-Marie Pelt, Président de l'Institut européen d'écologie, professeur émérite de l'Université de Metz.





  • Les premières lignes

L'analyse du prix des produits bio - et du prix que l'on devrait accorder à l'agrobiologie - est fondamentale pour comprendre l'écart de prix avec les produits conventionnels, mais aussi pour que le consommateur prenne conscience de son rôle afin de favoriser un développement durable.
Lorsque l'on considère le prix d'une denrée, il faut le considérer à la fois en valeur relative, par rapport à des produits analogues, et en valeur absolue - tenant compte de sa fonction sociale et des impacts environnementaux.
Cette première analyse permet déjà de réparer plusieurs injustices dont pâtit l'image de marque des produits biologiques, et notamment leur réputation de produits chers, réservés à une élite.
Reconnaître la valeur d'une production
La qualité a toujours un prix : ce que l'on admet pour les produits manu­facturés et sa voiture, pourquoi ne pas l'admettre pour l'entretien et le carburant destinés à sa propre personne ?
Une enquête réalisée en 2005 par l'Agence Bio révèle que 43% des consommateurs-acheteurs de produits bio estiment normal de payer plus cher cette qualité (chiffre en progression par rapport aux années précédentes). Encore faut-il que ce surcoût ne paraisse pas prohibitif : voilà tout l'enjeu pour le devenir de l'agriculture biologique.
La qualité va de pair avec un moindre rendement et davantage de main-d'oeuvre qualifiée (60% du coût de production). Mais, surtout, dans le contexte d'une agriculture très assistée, l'agriculture biologique est pénalisée d'être laissée pour compte dans la répartition des aides agricoles. Résultat : depuis vingt ans, l'agriculture biologique demeure en France dans son ghetto de moins de 2% de la production agricole nationale, contrairement à bien d'autres pays européens où elle représente près de 10 % (voire plus) grâce à des mesures incitatives - notamment des aides à la reconversion et au maintien pour les paysans bio.
Pourtant, la France fut pionnière de l'agriculture biologique en Europe durant les années 1980. En 1985, elle représentait 60% des surfaces cultivées en bio dans la Communauté européenne; en 2003, ce chiffre est tombé à 9,5% seulement, ce qui témoigne à l'évidence d'un manque de volonté politique, notamment en comparaison des pays voisins qui ont choisi de soutenir la filière biologique. Pour simplifier, on peut dire que les aides agricoles sont distribuées au prorata des surfaces et des quantités produites (80% des aides vont à 20% des exploitants agricoles : le gros devient encore plus gros, le petit est voué à disparaître).


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