Boire et manger : traditions et symboles / Passion du livre

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.. Boire et manger : traditions et symboles

Couverture du livre Boire et manger : traditions et symboles

Auteur : Silvia Malaguzzi

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Beaux Livres

Editeur : Hazan, Paris, France

Collection : Guide des arts

Prix : 27.00 €

ISBN : 978-2-7541-0129-5

GENCOD : 9782754101295

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  • La présentation de l'éditeur

Avec le boire et le manger, ce guide des arts s'attache à une iconographie familière, qui a de tout temps suscité l'intérêt des hommes. S'ils ne peuvent vivre sans boire et manger, ces activités sont aussi pour eux synonymes de plaisir, voire de fête. C'est dire si le sujet est important.
Dans une première partie, l'ouvrage rappelle les grandes traditions religieuses, mythologiques, littéraires qui ont suscité le développement iconographique des scènes liées à la nourriture et à la boisson. Sur le plan littéraire, le banquet de Platon, qui a fort inspiré les peintres, sera suivi de bien d'autres ripailles inventées par les écrivains, donnant naissance à des personnages, tel Pantagruel, à jamais associés à cette activité dont l'homme ne peut se dispenser. L'histoire rapporte quant à elle des événements liés au boire et au manger, tel le banquet de Cléopâtre, et certains épisodes mythologiques s'y réfèrent directement, à l'instar du combat des Centaures et des Lapithes. Dans l'Ancien Testament, la récolte de la manne, le festin d'Hérode, puis les noces de Cana ou la Cène dans le Nouveau Testament placent la nourriture au centre des récits. Ces divers écrits, auxquels il convient d'ajouter ceux que l'on trouve dans les vies des saints, constituent des sources iconographiques de premier plan, qui sont présentées dans la première partie du guide.
La deuxième partie s'attache aux genres picturaux associés au boire et au manger : l'allégorie ou la nature morte sont autant de modes de représentation faisant apparaître ce thème. Il est décliné dans les xenia de l'Antiquité, qui sont un décor domestique de nourriture à caractère rituel, mais aussi dans la représentation de la gourmandise et des autres péchés ou dans les allégories des cinq sens, parmi lesquels figure le goût. Avec l'apparition de la scène de genre, campagnarde ou urbaine, située dans des milieux modestes ou très aisés, le repas se fait plus humble ou extraordinairement raffiné, plongeant le spectateur dans des mondes contrastés. La fortune de ce sujet ne se dément pas au cours des siècles.
Manger est aussi une affaire de lieux, privés ou publics, et de rites. Si la cuisine est la pièce de prédilection où se prépare le repas, il est d'autres endroits qui lui sont consacrés : du café à la taverne, puis au restaurant, l'homme se rend hors de chez lui pour se nourrir, dans des endroits dont la fonction évolue au fil des temps. Il en va de même pour les différents repas (petit-déjeuner, déjeuner, dîner), avec l'apparition du pique-nique, qui introduit la nature comme décor choisi pour le repas.
La partie la plus importante du guide est consacrée aux aliments et aux boissons : y sont présentés les viandes, les légumes, les fruits, les pâtisseries, les condiments, et les boissons. Tous ces éléments sont abordés dans leur histoire - par exemple le formidable don fait à l'Europe par Parmentier : la pomme de terre -, dotés d'une symbolique - on citera ici le pain et le vin, sang et corps du Christ -, et font appel à des modes de représentation décrits avec précision.

La présentation de ce sujet ne serait pas complète sans la dernière partie, où sont évoqués la table et le décor.

Silvia Malaguzzi, lauréate en histoire de l'art de l'université de Sienne, professeur d'histoire de l'art au Fashion Institute of Technology de New York, collabore depuis de nombreuses années à la revue «Art et dossier».





  • Les premières lignes

C'est la première référence à la nourriture de l'Ancien Testament : à l'acte de manger sont associés à la fois le sens du péché et l'idée qu'ingérer un aliment est un acte de connaissance.

Le péché originel

Après que Dieu a créé le monde et l'homme, il établit celui-ci dans le jardin d'Éden, où «il fait pousser du sol toute espèce d'arbres séduisants à voir et bons à manger, et l'arbre de vie au milieu du jar­din, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal». Et Dieu fait à l'homme ce commandement : «Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais, de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu mourras certaine­ment.» Puis Dieu crée la femme pour que l'homme ait une compa­gnie «qui lui soit assortie». C'est précisément à Eve que le serpent, «le plus rusé de tous les animaux», demande si Dieu leur a ordonné de ne pas manger de tous les arbres du jardin, et Eve répond : «Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : "Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sous peine de mort."» Le serpent réplique : «Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal.» La femme, persuadée par les propos du serpent, décide de goûter les fruits de l'arbre défendu, qui se révèlent savoureux au point de la pousser à en offrir aussi à l'homme. «Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrent et ils connaissent qu'ils sont nus; ils cousent des feuilles de figuier et se font des pagnes.» Découvrant leur désobéissance, Dieu chasse Adam et Eve hors de l'Eden.


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