L'Amérique et les yeux du poisson rouge / Passion du livre

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.. L'Amérique et les yeux du poisson rouge

Couverture du livre L'Amérique et les yeux du poisson rouge

Auteur : Jean-Paul Giraux

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Policiers

Editeur : Editinter, Soisy-sur-Seine, France

Collection : Policier

Prix : 17.00 €

ISBN : 978-2-35328-004-9

GENCOD : 9782353280049

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  • La dédicace de l'auteur

J'avoue ! J'ai pour ambition de rendre compte de la réalité sans me couper du romanesque. L'intrigue policière, il n'y que ça de vrai ! J'ai de très bons exemples à suivre : «Un long dimanche de fiançailles«de Sébastien Japrisot, «Meurtre pour mémoire» de Didier Daeninckx, «Les âmes grises» de Philippe Claudel... Est-il nécessaire de continuer ?
On ne peut le nier, la vie est une collection de faits divers (cf. mes nouvelles noires, «L'Allée du vingt et autres faits divers», également chez Editinter). Avec «L'Amérique et les yeux du poisson rouge», j'en offre deux au lecteur pour le prix d'un, et l'occasion de s'interroger avec moi - Oh ! Pas de démonstration, seulement le déroulement des faits - sur la problématique de l'aveu.
Lisez-moi ! Je vous parle d'aujourd'hui avec - en prime - des airs de jazz et des chansons à texte des années cinquante.

Jean-Paul Giraux



  • La présentation de l'éditeur

«On aura beaucoup progressé en matière de justice quand tout le monde aura admis que l'aveu d'un crime par un suspect - son expression verbale - n'est pas le crime lui-même...»
Tel est le point de vue du «privé» dans cette double intrigue policière, librement inspirée de faits divers réels et que l'auteur a choisi de développer dans le cadre pittoresque de la ville de Nevers et de sa région.
Un bar américain à juke-box, un Seeburg des années 50 avec disques de jazz et chansons à texte, un collège baptisé Marguerite Duras pour des raisons évidentes (Nevers, on ne l'oublie pas, est aussi la ville ô'Hiroshima mon amour, le film d'Alain Resnais), un squat pas loin et, bien sûr, des faits divers sanglants - où se retrouvent les symptômes d'une époque violente - en sont les ingrédients terriblement efficaces.

Jean-Paul GIRAUX a publié à La Bartavelle un recueil de proses brèves, Le chimpanzé de Rio, et un roman policier, Le poinçonneur avait les yeux lilas. L'Amérique et les yeux du poisson rouge est son troisième ouvrage Éditinter après L'allée du vingt et autres faits divers, nouvelles noires, et La lettre de Pithiviers, roman préfacé par Maurice Rajsfus. Il collabore aux revues Poésie sur Seine et Poésie/première auxquelles il donne régulièrement des articles sur la poésie et les poètes.





  • Les premières lignes

Sous la lumière blanche de la suspension, ils se font face, assis sur des chaises en plastique, séparés par une simple table rectangulaire, celle-là en bois, sur laquelle le visiteur a disposé quelques papiers et un magnétophone à microcassette de marque Aiwa, doté d'un micro d'ambiance, une grosse pastille noire en tôle perforée, ronde et bombée sur le dessus. La sacoche en cuir qui lui sert de porte-documents a beaucoup servi. Elle est à terre, béante, avachie contre un pied de la table.
Dans le dos de chacun, les portes - parties hautes vitrées - par lesquelles on les a introduits.
La salle, parfaitement carrée, est minuscule, les murs aveugles sont d'un gris bleuté, et nus. En entrant, les deux hommes ont eu, pour se jauger et inspecter les lieux, le regard de ceux qui vont avoir à se rencontrer là à plusieurs reprises et qui le savent.
De temps à autre, leur parviennent les échos familiers de la vie dans une maison d'arrêt. Eclats de voix. Bruits traînants de pas. Claquements de portes métalliques. Ils les retrouveront fidèlement reproduits en arrière-plan des paroles sur la bande enregistrée.
Lui, vient de quitter la gendarmerie pour se reconvertir en enquêteur privé. Compétence reconnue. Il a été recruté par Me Garnier, l'avocat. La quarantaine, taille moyenne, les yeux clairs. On peut se demander s'il n'aurait pas gardé, de cette époque encore toute proche, le goût des polos bleus à bande blanche. Il se fait appeler Morvan, tout court.
Pas de Monsieur. Morvan, c'est tout.


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