Le combat d'hiver / Passion du livre

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.. Le combat d'hiver

Couverture du livre Le combat d'hiver

Auteur : Jean-Claude Mourlevat

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Jeunesse à partir de 13 ans

Editeur : Gallimard-Jeunesse, Paris, France

Collection : Hors série littérature

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-07-057482-7

GENCOD : 9782070574827

en vente sur


  • Le bouche à oreille des écrivains

Béatrice Bottet - 04/06/2007



  • La présentation de l'éditeur

Le combat d'hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt.
Ont-ils la moindre chance d'échapper aux terribles «hommes-chiens» lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées ? Pourront-ils compter sur l'aide généreuse du «peuple-cheval» ? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange ?
Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu'on dit perdus d'avance. Et pourtant.

La puissance et la grâce d'une grande aventure signée Jean-Claude Mourlevat





  • Les premières lignes

À L'INTERNAT

Sur un signe de la surveillante, une fille du premier rang se leva et alla tourner le bouton de l'interrupteur métallique. Les trois ampoules nues éclairèrent la salle d'étude d'une lumière blanche. Depuis longtemps déjà, on pouvait à peine lire tant il faisait sombre, mais le règlement était strict : en octobre, on allumait les lampes à dix-huit heures trente et pas avant. Helen patienta encore une dizaine de minutes avant de prendre sa décision. Elle avait compté sur la lumière pour dissiper cette douleur qui logeait dans sa poitrine depuis le matin et remontait maintenant dans sa gorge, une boule oppressante dont elle connaissait bien le nom : tristesse. Pour avoir déjà éprouvé cet état, elle savait qu'elle ne pourrait pas lutter et qu'attendre ne ferait qu'aggraver le mal.
Alors oui, elle irait voir sa consoleuse, et tant pis si on était seule­ment en octobre et que c'était très tôt dans l'année. Elle arracha une demi-feuille à son cahier de brouillon, et écrivit dessus : Je veux aller voir ma consoleuse. Tu veux bien m'accompagner ? Elle jugea inutile de signer. Celle qui lirait ces mots reconnaîtrait son écriture entre mille. Elle plia le papier en huit et inscrivit le nom et l'adresse de la destina­taire : Milena. Rangée fenêtre. Troisième table.
Elle glissa le message sous le nez de Vera Plasil, sa voisine, qui dormait les yeux ouverts sur son livre de biologie.


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