Dans la marche du temps / Passion du livre

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.. Dans la marche du temps

Couverture du livre Dans la marche du temps

Auteur : Daniel Rondeau

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : LGF, Paris, France

Collection : Littérature générale

Prix : 8.50 €

ISBN : 978-2-253-11761-2

GENCOD : 9782253117612

en vente sur


  • Le bouche à oreille des écrivains

Eric Roméo - 20/07/2007



  • La présentation de l'éditeur

Pierre Perrignon père est né en 1900 dans les tréfonds d'une forêt champenoise. Augustin, le fils, est né par hasard, dans le chaos du nazisme effondré. Pierre est un sans aïeux que deux guerres et l'utopie des révolutions se sont chargées de forger à coups de faucille et de marteau. Augustin ignore tout d'un père qu'il croit mort. Ce petit bourgeois recherche les brasiers. Gauchisme et rock n roll. Pierre a connu la révolte et la trahison. Petit soldat de la guerre des titans, il a été tour à tour le rouage et la victime des deux totalitarismes. Augustin a rêvé de ces temps héroïques. Déception et simulacre. Dans les coeurs du père et du fils, les amours humaines ont déposé la mélancolie de l'inachevé. Le siècle se meurt. Deux voix qui se retrouvent tissent un récit traversé d'espoirs brisés mais aussi d'une autre espérance, ténue, à peine discernable... Ce récit est celui de notre histoire.
Je suis certain que ce roman survivra à l'hécatombe qui frappe à juste titre des millions de pages imprimées, et que les lecteurs des générations futures lui en seront reconnaissants.

Mario Vargas Llosa, Le Journal du Dimanche - El Pais.

Le grand retour du roman. Marianne.

Quel bonheur : déjà un classique. Le Parisien.

Un livre magistral. Le Point.





  • Les premières lignes

Bonifacio, Casa Blue
Sans qu'aucun employé ou client de l'hôtel ne l'ait vu sortir de sa chambre de si bon matin, celui qu'on n'appelait jamais, depuis le soir resté fameux de son arrivée, autrement que le Professeur, descendit à pas feutrés les trois étages du Casa Blue. A chaque palier, le souffle des ventilateurs installés à même le sol gonflait son gilet moutarde et son costume de lin blanc. Augustin avait bénéficié cette nuit-là des bienfaits d'un repos miséricordieux. Aucune ride, aucune nervosité n'affectaient les rotondités pouponnes de son visage. Les crochets roux de ses sourcils, cambrés au-dessus de ses yeux pâles, s'accordaient au demi-sourire qui flottait sur ses lèvres et la moiteur des joues ne brouillait pas la saine carnation de sa peau rosée. Seules quelques écorchures trahissaient peut-être l'impatience de celui qui s'était rasé à tâtons en pensant à autre chose. Parvenu dans le hall, il passa avec une prudence de spectre surpris par l'aube devant le bureau vide de la réception en multipliant les contorsions. La voie était libre, il continua son chemin. Des rires cascadaient sur la terrasse. Des cuisiniers et des serveuses s'amusaient. «Des gloussements obscènes si tôt le matin, dit-il, mon Dieu, ne seront-ils donc jamais fatigués... !» Les portes battantes de l'entrée bâillaient sur une place ombragée. Il fit quelques pas, fut happé par l'éblouissante clarté du soleil et disparut dans le dédale des rues.


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