Les brumes du passé / Passion du livre

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.. Les brumes du passé

Couverture du livre Les brumes du passé

Auteur : Leonardo Padura Fuentes

Traducteur : Elena Zayas

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Bibliothèque hispano-américaine

Prix : 21.00 €

ISBN : 978-2-86424-586-5

GENCOD : 9782864245865

en vente sur


  • Le message sonore
Un message sonore de Jérémy Fraise

Jérémy Fraise



  • Le bouche à oreille des écrivains

Jérémy Fraise - 03/07/2007



  • La présentation de l'éditeur

Mario Conde a quitté la police. Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens, puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger. Le Conde a toujours suivi ses intuitions et, ce jour d'été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu'il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l'envoûtera par-delà les années et l'amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent les livres. Leonardo Padura nous parle ici de ce qu'est devenue Cuba, des désillusions des gens de sa génération, "des Martiens" pour les plus jeunes mieux adaptés à l'envahissement du marché en dollars, aux combines et à la débrouille.

Au-delà du roman noir et de l'enquête de Mario Conde, Leonardo Padura écrit un beau roman mélancolique sur la perte des illusions, l'amour des livres, de la culture, et de la poésie si populaire des boléros. On reste longtemps marqué par l'atmosphère de ces brumes cubaines.

Leonardo PADURA est né à La Havane en 1955. Il est l'auteur d'Adios Hemingway, du Palmier et l'Étoile, de Électre à La Havane, L'Automne à Cuba, Passé parfait, Mort d'un Chinois à La Havane et de Vents de carême. Il a reçu les prix Hammett et Café Gijén.





  • La revue de presse Guillaume Chérel - Le Point du 14 décembre 2006

Ceux qui connaissent l'ex-inspecteur Mario Conde, dont les aventures cubaines sont racontées par l'écrivain cubain Leonardo Padura depuis dix ans, ne seront pas déçus. «Les brumes du passé» est peut-être son meilleur livre. On se croirait dans un roman noir à la James Ellroy, mais au rythme havanais, à la recherche du temps perdu depuis la révolution...


  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 26 octobre 2006

Certaines scènes des Brumes du passé rappellent d'autres scènes de grands romans cubains ; et la figure de Violeta del Rio fait écho à celle de Freddy, «La Estrella», une chanteuse qui n'enregistra qu'un disque avant de mourir et que Guillermo Cabrera Infante éternisa dans Trois tristes tigres. L'enquête, chez Padura, est la forme active de la nostalgie. A chaque nouveau livre, il se lance un peu plus à la recherche du temps perdu. Il exhume la mémoire littéraire, musicale et politique d'une île qui, dans la faim et l'épuisement, s'éteint.


  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 28 septembre 2006

Aux souvenirs et aux regrets, il ajoute la peinture d'un présent rempli de spectres inquiétants : sur les décombres du castrisme, de nouveaux démons - combines et petits trafics - mènent le bal en fredonnant le plus triste des boléros, celui d'une révolution dévoyée. Un polar émouvant, musical, où les fantômes d'antan resurgissent dans un halo de mélancolie, pour l'amour d'une femme disparue.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, septembre 2006

A la fois roman historique, politique, social et policier, Les brumes du passé sont une belle fiction cruelle et sentimentale, lugubre et hargneuse. L'auteur de Adios Hemingway et de Vents de Carême fait un bilan terrible de Cuba depuis Castro, ses rêves dévoyés et ses échecs à l'aube du XXIe siècle. Le troc est devenu le mot-clé d'un pays qui meurt d'inanition et se résigne aux plus cruels sacrifices pour avaler autre chose que de l'eau sucrée. En ajoutant une enquête sentimentale à sa réflexion, il intègre la dimension musicale avec la voix troublante des interprètes de boléros. Mais il est évident que Leonardo Padura, à travers Mario Conde, a le coeur dévasté par la misère de son pays et l'âme en berne devant cette nouvelle génération passée du côté des dollars et des combines poisseuses.



  • Les premières lignes

Les symptômes arrivèrent soudain comme la vague vorace qui happe un enfant sur une plage paisible et l'entraîne vers les profondeurs de la mer : le double saut périlleux au creux de l'estomac, l'engourdissement capable de lui couper les jambes, la moiteur froide sur la paume de ses mains et surtout la douleur chaude, sous le sein gauche, qui accompagnait l'arrivée de chacune de ses prémonitions.

Les portes de la bibliothèque à peine ouvertes, il avait été frappé par l'odeur de vieux papier et de lieu sacré qui flottait dans cette pièce hallucinante, et Mario Conde, qui au long de ses lointaines années d'inspecteur de police avait appris à reconnaître les effets physiques de ses prémonitions salvatrices, dut se demander si, par le passé, il avait déjà été envahi par une foule de sensations aussi foudroyantes.

Au début, disposé à se battre avec les armes de la logique, il tenta de se persuader qu'il avait atterri dans cette demeure décadente du Vedado par le plus pur et le plus vulgaire des hasards, et même grâce à une insolite pichenette de la chance qui, pour une fois, avait daigné loucher dans sa direction. Mais quelques jours plus tard, quand anciens et nouveaux morts se retournaient dans leurs tombes, le Conde commença à penser, au point de s'en convaincre, que le hasard n'avait joué aucun rôle, que tout avait été dramatiquement disposé par son destin, comme un théâtre prêt pour une représentation qui ne commencerait qu'avec son irruption déstabilisatrice sur la scène.


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