La pause / Passion du livre

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.. La pause

Couverture du livre La pause

Auteur : Ariel Kenig

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Denoël, Paris, France

Collection : Roman français

Prix : 14.50 €

ISBN : 978-2-207-25808-8

GENCOD : 9782207258088

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Je me disais là-bas, c'est une frontière du losange.

Plus loin, on tombe. Au-delà, c'est un monde difforme, différent, sans usine et sans fleuve. D'autres univers où paradoxalement tout tournerait moins rand.

Entre le quartier et l'usine, il n'y a qu'un pont Tous les matins, des milliers d'hommes traversent le fleuve : sur l'île d'en face, ils assemblent des voitures siglées d'un losange. Un motif à l'image de leur vie simple et «carrée». Rien n'arrête la routine jusqu'à ce qu'un jeune homme s'enferme chez lui. Lui refuse les réflexes de sa cité. Il ne veut plus être un jeune comme les autres qui traîne son ennui au pied de leur HLM. Et cette décision va perturber tous les repères de son quartier. Sa petite amie le soutient, tentant de comprendre cet exil, tandis que son père, abruti par le rythme hypnotique de l'usine, tarde à reconnaître les faits : son fils ne sortira plus de l'appartement qu'ils partagent.

La Pause est un livre puissant, déstabilisant.

Il mélange avec finesse introspection et observations sociologiques, faisant écho à une jeunesse lasse de ses propres mécanismes.

Ariel Kenig a vingt-trois ans et a déjà publié chez Denoël un premier roman, Camping Atlantic. Il est aussi auteur de théâtre.





  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 28 septembre 2006

Ariel Kenig a 23 ans, et déjà un talent de percevoir le monde et de l'écrire - dans la lignée de Duras. La Pause, son deuxième livre, n'est ni un plaidoyer politique ni un livre sociologique, mais bel et bien un roman, une histoire d'inquiétudes, d'interrogations. Avoir 20 ans et ne savoir qu'en faire, sinon oser dire non, et faire, peut-être, de cette désertion un art de vivre.



  • Les premières lignes

Les fins sont des menteuses, des adages inutiles, des clichés creux, des morales nigaudes que l'on ressasse et brandit comme des bannières, des formules pour rassurer le bon peuple. Généralement les fins sont des prisons, des chasses d'eau tirées sur la mémoire, ça tombe sans prévenir et c'est foutu, plus rien à faire. L'inachevé dérange quand le fini conforte. Les fins sont des immeubles propres et blancs, du béton coulé sur des images racornies d'hommes en blouses marronnasses, suspendus à leurs grues jaunes, orange, prêts à mourir du vide.

Il n'y a pas de hasard : puisque aucun jeune du quartier ne se considère en construction, aucun n'a jamais eu la curiosité de visiter un chantier. Quand ils se regroupent et discutent, on n'entend que des phrases toutes faites, des conclusions aussi dissuasives que des lignes de démarcation mais des phrases sans puissance dès que l'on piétine la frontière qui sépare la finitude du mouvement.


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