Les métamorphoses de Bacchus ou l'essor du Christianisme hellénistique / Passion du livre

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Couverture du livre Les métamorphoses de Bacchus ou l'essor du Christianisme hellénistique

Auteur : Georges Soler

Date de saisie : 11/08/2017

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Deux océans, Paris, France

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782866812072

GENCOD : 9782866812072

Sorti le : 17/07/2017

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  • La présentation de l'éditeur

Les métamorphoses de Bacchus nous propose une étude sur l'installation et l'essor du christianisme dans le monde gréco-romain des premiers siècles de notre ère. Il se fonde principalement sur les écrits des premiers pères de l'Église, d'Ignace d'Antioche à saint Augustin, mais il compare aussi ces textes aux détracteurs du christianisme comme Celse ou Julien l'Apostat.
La thèse principale développée dans ce livre est constituée par une vision complexe de la chrétienté qui ne peut plus être confondue avec le judaïsme ancestral, tout en conservant les structures de l'Ancien Testament. Il met en exergue l'influence déterminante de saint Paul et de saint Jean qui ont été les catalyseurs de l'oecuménisme chrétien pour son détachement progressif du judaïsme le plus rigoureux. L'auteur examine les décrochages initiés par ces deux apôtres qui ont permis l'éclosion de la nouvelle religion, mais il était indispensable de présenter aussi l'environnement mythologique et notamment les images et les influences tirés des mythes de Dionysos ou d'Apollon et l'apport des sibylles qui s'imposait aux premiers missionnaires chrétiens.

Il se consacre ensuite à l'étude de l'éclosion du christianisme dans un monde à la fois dissolu dans ses moeurs et décadent dans sa spiritualité, malgré la présence de figures importantes tels que les platoniciens et les stoïciens.
Il s'attarde enfin sur l'une des différences visibles d'avec le judaïsme : la représentation de Dieu et des saints.

Après une carrière de consultant en ressources humaines, Georges Soler s'est intéressé à l'histoire du christianisme ancien. Il a publié en 2011, En quête de Jésus.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction

La naissance du christianisme, au premier siècle de notre ère, n'est pas empreinte de simplicité. La finalisation de sa doctrine a connu des balbutiements, des hésitations, propices à de nombreuses influences. Un survol rapide démontre que des discordances apparaissent clairement avec le judaïsme dont la chrétienté prétend constituer la suite, sans corrections théologiques. Tout au moins, le christianisme n'admet que quelques retouches pour l'adapter à la situation des gentils à convertir.
«Si la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.» Dès son prologue, l'évangéliste Jean introduit un changement d'orientation qualitative entre le judaïsme et la doctrine qu'il enseignait à ses contemporains. Qu'est-ce qui a motivé cette évolution significative aux yeux des premiers pères de la région d'Éphèse ?
A leurs yeux, le chrétien doit se considérer comme un type d'homme nouveau détaché des juifs du passé. Cela ressort de l'entretien entre Jésus et Nicodème (présenté comme un notable juif), rapporté dans l'Évangile de Jean. Ce «bon» pharisien, qui pense que Jésus est venu de la part de Dieu, lui pose la question : «Comment un homme pourrait-il naître s'il est vieux ? Pourrait-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ?» Le Christ lui répond qu'il est venu pour sauver le monde et qu'il est la Lumière, alors que les maîtres d'Israël n'ont pas connaissance de toutes ces choses. A la suite des premiers disciples hébreux, le monde gréco-romain s'est progressivement transformé en terre d'élection de Yahvé, revue au travers d'un nouveau prisme. La Vérité et la Révélation quittaient Israël au profit des gentils convertis. Le Verus Israël prenait naissance, en substitution des Hébreux. La première Église enseignait qu'ils n'auraient pas compris les paroles de Jésus de Nazareth.
Ainsi, la complexité de ce phénomène religieux et son évolution vers une nouvelle doxa feront l'objet de notre interrogation. Un examen des faits s'impose à sa bonne compréhension. Quelle est la part d'un changement logique, quelle est la part du mystique ou du divin dans cette transformation du monde gréco-romain en terre chrétienne ? Le christianisme allait-il dans le sens de l'Histoire suivant un mouvement déterministe qui entraîne des évolutions irrésistibles du fait des circonstances du temps ? Ne pourrait-on pas envisager à titre d'hypothèse plausible que le christianisme soit une adaptation de la spiritualité juive par des Gréco-Romains au travers d'un filtre théologique issu de leurs mythes. En effet, un enseignement externe et inédit a été proposé aux «gentils», au «bon moment».
La chrétienté : fruit de circonstances favorables transmutant le paganisme traditionnel ou religion révélée par le fils de Dieu dans la continuation du judaïsme ?
La doctrine religieuse des premiers chrétiens, enseignée par les douze apôtres, s'est peu à peu séparée des pratiques traditionnelles du judaïsme. La césure primitive, initiée par Jésus de Nazareth, s'est élargie avec le temps. De nouveaux concepts se sont introduits chez les convertis issus du paganisme par l'utilisation inconsciente d'une mémoire collective ancestrale. Que de séquelles des anciennes coutumes ont marqué la nouvelle doctrine ! Ses traces sont visibles si l'on veut s'en donner la peine. L'Olympe a changé de nom, d'image, mais quelques-uns de ses principes n'ont fait qu'évoluer sans perdre leurs caractères fondamentaux.


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