Les entretiens de Mazu : maître chan du VIIIe siècle / Passion du livre

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.. Les entretiens de Mazu : maître chan du VIIIe siècle

Couverture du livre Les entretiens de Mazu : maître chan du VIIIe siècle

Préface : Catherine Despeux

Traducteur : Catherine Despeux

Date de saisie : 11/08/2017

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Deux océans, Paris, France

Prix : 13.00 €

ISBN : 9782866812089

GENCOD : 9782866812089

Sorti le : 07/07/2017

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  • La présentation de l'éditeur

La dynastie des Tang (618-907), âge d'or de la culture chinoise, a engendré les plus grands maîtres du bouddhisme Chan/Zen, dont Mazu (709-788), l'«ancêtre Ma». Celui-ci est l'arrière grand-père spirituel du grand maître Linji (Rinzai). Son enseignement, simple et efficace, consiste à mettre à profit toute occasion pour faire percevoir au disciple qu'il n'y a rien à chercher, ni au dehors, ni au-dedans. Pour ce faire, le maître utilise toutes sortes de moyens adaptés à chaque disciple. Seule compte l'utilisation judicieuse, dans l'ordinaire et le quotidien, du Coeur/esprit. Ses entretiens sont un classique incontournable.

Catherine Despeux, professeur émérite de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales, est spécialiste du taoïsme et du bouddhisme Chan, dont elle a traduit plusieurs grands classiques





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction

«Le sixième patriarche a transmis son message de Coeur à Coeur, parce qu'il ne pouvait être exprimé par les mots.»
Shenhui

Mazu est l'un des plus grands maîtres Chan (Zen) de la dynastie des Tang (618-907), sinon le plus grand. La version des Entretiens de Mazu sur laquelle est fondée notre traduction est celle du Sijiayulu (Entretiens des quatre écoles). Cet ouvrage rassemble les dits des quatre maîtres les plus célèbres de la dynastie des Tang : Mazu Daoyi (709-788), Baizhang Huaihai (720-814), Huangbo Xiyun (v. 850) et Linqi Yixuan (v. 866).
Les dates de la rédaction et de la première publication du Sijia yulu nous sont inconnues, tout comme le nom de son auteur. Cependant, ce titre est mentionné dans le Suichu tang shumu, catalogue du début des Song du Sud, édité par le savant confucéen You Mao (1127-1194). Le Sijiayulu fut réimprimé sous les Yuan, mais aucune copie de cette édition ne nous est parvenue. Puis il fut réédité et publié en 1607 par Jiening du Zhejiang, avec une préface écrite en 1085 par Yang Jie. C'est sur cette édition qu'est fondé le texte actuel.
Selon Paul Demiéville, le Sijia yulu serait antérieur au Guang-deng lu (Annales élargies de la lampe) compilé en 10362. D'après M. Yanagida, il aurait été écrit au début des Song par un moine de l'école de Huanglong (Huanglong Huinan vécut de 1002 à 1061)3.
La pratique de la transcription «d'entretiens» (yulu) attribués à tel ou tel maître Chan et se présentant en grande partie sous forme de dialogues entre le maître et ses disciples semble avoir débuté dans l'école de Mazu. En effet, dans le Zutang ji, ouvrage rédigé vers 952, il est écrit : «A la mort de Mazu [...] on mit par écrit les bonnes choses.» Les entretiens s'opposent aux «Chants» (ge) plutôt caractéristiques de l'école de Shitou, grand maître contemporain de Mazu, qui vécut sur le mont Nanyue et mit dans son enseignement l'accent sur la vie contemplative. Lui et ses disciples, inspirés par la vie érémitique dans les montagnes, écrivirent de merveilleux chants poétiques descriptifs de leur expérience spirituelle. Mais les entretiens ont l'avantage de présenter un témoignage de la pratique quotidienne du Chan, ils nous permettent de goûter la subtilité et le sens de l'humour des maîtres, ils nous aident à comprendre ce qu'est réellement le Chan.

QU'EST-CE QUE LE CHAN ?

Le terme chinois Chan est l'une des traductions utilisées dans les textes bouddhiques pour le terme sanskrit dhyâna. Ce dernier désigne, dans son sens le plus courant, un état de grande absorption de l'esprit. Les ouvrages bouddhiques mentionnent quatre dhyâna abondamment décrits dans la littérature du Petit Véhicule (mahâyâna), mais également exposés dans les textes du Grand Véhicule (mahâyâna) et notamment dans un texte fondamental pour l'école Chan, le Lankâvatârasûtra.
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