Les jardins de Versailles et de Trianon / Passion du livre

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.. Les jardins de Versailles et de Trianon

Couverture du livre Les jardins de Versailles et de Trianon

Auteur : Jean-Baptiste Duchêne

Préface : Pierre-André Lablaude

Date de saisie : 24/07/2017

Genre : Arts

Editeur : Charles Massin, Paris, France

Collection : Les essentiels du patrimoine

Prix : 25.90 €

ISBN : 9782707210074

GENCOD : 9782707210074

Sorti le : 07/06/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Symbole par excellence du jardin à la française, modèle des cours européennes, le parc de Versailles mérite plus d'une visite pour découvrir ses innombrables jardins, bosquets, grottes, fontaines, statues. Sur près de 800 hectares, il témoigne du raffinement de l'époque Louis XIV et du talent inégalé d'André Le Nôtre. Domaine des plaisirs et des divertissements, lieu de démonstration du pouvoir, théâtre de nombreuses intrigues, son histoire est passionnante. Jean-Baptiste Duchêne nous invite dans ce livre à une promenade enchanteresque dans l'un des plus beaux jardins du monde.

Diplômé de l'Université de Liège en Architecture des paysages, passionné par les jardins et l'aménagement du territoire, Jean-Baptiste Duchêne a travaillé pendant deux ans sur des projets de conception et de restauration de parcs et jardins (Domaine national de Versailles, Domaine de Sceaux, Désert de Retz à Chambourcy, château de Villette à Condécourt.). Aujourd'hui sous statut indépendant, il mène différents projets paysagers allant de la conception d'espaces publics à celle de jardins contemporains.
Lauréat du Prix du mémoire de l'Association Belge des Architectes des Jardins et du Paysage en 2013 ainsi que de celui de l'Institut du Patrimoine Wallon en 2015. Il est l'auteur de Jardins en carrés dans la collection «1000 idées» (mars 2016).





  • Les premières lignes

Introduction

Versailles côté Jardin... - celui que l'on devine d'abord discrètement dans les reflets des miroirs troublés de la galerie des Glaces ou plus furtivement par les fenêtres des appartements royaux - répond avec grâce aux salons d'apparat et aux cabinets plus intimes par ses vastes esplanades et ses bosquets, perpétuant les jeux baroques de l'illusion et de la féerie, par la profusion des eaux, l'ornement des racailles, l'élégance des treillages et l'exubérance des végétaux, sous l'oeil attentif et amusé d'un satyre ou d'une nymphe de marbre.
C'est en effet par-delà la Grille royale et la cour de Marbre que le domaine des plaisirs et des divertissements s'étend et rayonne depuis l'imposante façade du palais, emportant le regard vers l'horizon par l'une des plus célèbres perspectives au monde. Dominant sans rival le monde culturel des XVIIe et XVIIIe siècles, les jardins, par leur image d'absolu et de perfection, furent la source d'inspiration et le modèle intangible auxquels tendront toutes les cours aristocratiques d'Europe en les copiant inlassablement, sans jamais les égaler.
Devenu le lieu de représentation privilégié du pouvoir lors de fêtes savamment orchestrées s'y déroulant selon une habile mécanique politique masquée derrière les plaisirs et l'enchantement, cet éden apparent sert à divertir, séduire et éduquer à bon escient le ballet de courtisans. À cet effet, les jardins se transforment en un perpétuel spectacle vivant, animé d'une multitude de fontaines jaillissantes, de végétaux d'ornement aux formes habilement ciselées que complète un prolifique décor statuaire empreint d'allégories. Sous Louis XIV, trois grandes fêtes galantes, en 1664,1668 et 1674, mettront en scène l'étendue grandissante du jardin dont les nouveautés sont révélées lors d'un parcours minutieusement préparé, ponctué d'amusements dans les bosquets parés de décors éphémères et étoiles la nuit tombante de feux d'artifice. Les jardins se projettent alors à l'infini comme le territoire illimité d'une conquête perpétuelle et le paysage, maîtrisé par l'asservissement d'une nature adroitement mise en scène, devient la métaphore de ce triomphe, celui d'un homme mué en demi-dieu.
À l'origine fond de vallée giboyeux entouré de coteaux boisés, creusé par le ru de Gally, Versailles n'est qu'un marais fangeux. Ce territoire propre à la chasse, loin de la cour, devient celui du jeune Louis XIII, séduit par le charme de ce refuge dominé par un moulin et les vestiges d'un château médiéval. En 1623, par la construction d'un simple pavillon de chasse, puis d'un petit parterre de broderie et l'organisation d'un petit parc, Louis XIII posera le fondement de Versailles, que son fils le futur Roi-Soleil fera resplendir et transformera en capitale du monde.
Décrit comme le plus triste et le plus ingrat des lieux par le duc de Saint-Simon, Versailles deviendra le coeur d'un déploiement culturel inégalé par la seule volonté du Roi, favorisant le génie d'un jardinier, André Le Nôtre, mais aussi d'architectes comme Louis Le Vau et Jules Hardouin-Mansart. Leurs successeurs, les jardiniers-fleuristes Claude et Antoine Richard, l'architecte Ange-Jacques Gabriel, puis Richard Mique, pour ne citer que les principaux protagonistes, perpétueront la beauté du domaine en l'agrémentant de nouvelles compositions. Des artistes-peintres, dont Charles Le Brun puis Hubert Robert, ainsi que de nombreux sculpteurs embellirent et magnifièrent également les jardins. Loués par les auteurs et les poètes, notamment Molière et La Fontaine, ou orchestrés en musique par Lully et Charpentier, les plaisirs de Versailles firent ainsi passer ses jardins à la postérité.
Louis XIV n'aura de cesse d'agrandir le domaine tout en y créant, à l'écart, des entités plus intimes. Ainsi naîtra Trianon et ses jardins, retraite vouée aux fleurs et à leurs parfums pour l'amour d'une favorite ou l'affection d'une reine.
(...)


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