Journal d'une jeune Alsacienne : 1914-1918 : les cahiers d'Alice Schickler du 31 juillet 1914 au 31 décembre 1918 / Passion du livre

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.. Journal d'une jeune Alsacienne : 1914-1918 : les cahiers d'Alice Schickler du 31 juillet 1914 au 31 décembre 1918

Couverture du livre Journal d'une jeune Alsacienne : 1914-1918 : les cahiers d'Alice Schickler du 31 juillet 1914 au 31 décembre 1918

Auteur : Alice Schickler

Préface : Bernard Grunenwald

Traducteur : Bernard Grunenwald

Date de saisie : 17/07/2017

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Archives et culture, Paris, France

Collection : Vie d'autrefois

Prix : 14.00 €

ISBN : 9782350773049

GENCOD : 9782350773049

Sorti le : 06/07/2017

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  • La présentation de l'éditeur

La jeune Alsacienne Alice Schickler n'a pas dix-huit ans lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Elle décide le 31 juillet 1914 de tenir un journal pendant toute la durée du conflit, quelle espère court. Neuf cahiers racontent ainsi les événements liés aux faits de guerre, mais aussi la vie privée, voire intime, d'Alice, ses états d'âme, sa famille, son travail, la vie de la paroisse protestante de Dornach, ses relations avec ses ami(e)s et avec les soldats, ses loisirs, le tout bien entendu dans le contexte très particulier de la guerre. Avec le conflit, l'entreprise qui l'emploie passe de 2 000 salariés en 1914 à 47 (dont Alice) en 1918. La production est quasiment à l'arrêt, les locaux étant progressivement vidés de leurs machines par les réquisitions, et contraints, tout au long du conflit, d'héberger des troupes combattantes de retour ou en partance vers les lignes du front qui ne se trouvent qu'à quelques kilomètres de là.
Des illustrations et des plans ont été ajoutés aux textes d'Alice pour que le lecteur puisse comprendre la géographie de la région et de la ville avec les noms de l'époque. Des notes de bas de page apportent des compléments historiques. Enfin, tous les noms de lieux et de personnes cités font l'objet d'un index en fin d'ouvrage.

Née à Soultzmatt, Alice Schikler (1896-1950) était entrée comme employée à dix-sept ans, dans l'entreprise textile Schaeffer & Cie à Pfastatt. Avec l'accord de sa famille, le journal d'Alice Schickler a été traduit, présenté et annoté par Bernard Grunenwald. Enseignant à la retraite, il est bénévole au sein de l'association Centre de recherches sur l'histoire des familles (anciennement CDHF) de Guebwiller (Haut-Rhin). Il a transcrit de l'allemand ancien et traduit des documents du XVIIe siècle, publiés en version bilingue. Il est aussi l'auteur de textes consacrés au passé local.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction

Alice Schickler et sa famille

Alice Hélène SCHICKLER a vu le jour à Soultzmatt (Sulzmatt), une petite ville située dans le vignoble alsacien, le 5 août 1896. Elle est la seconde fille d'Eugen SCHICKLER, jardinier (Gartner), et de son épouse Joséphine, née HABLUTZEL, cuisinière (Kochin). Aline (Alina Lina Minna), leur fille aînée, était née à Soultzmatt, elle aussi, le 26 avril 1895. Le couple s'était marié le 31 décembre 1894 à Mulhouse (Mülhausen).
Eugen SCHICKLER (21.03.1864-15.02.1926 Lutterbach), son père, était déjà installé à Soultzmatt avant son mariage. Il y exerçait, comme l'indique l'acte de mariage, la profession de jardinier. En 1894, il figurait néanmoins encore dans le Répertoire des adresses de Mulhouse «Adressbuch der Stadt Mülhausen im Elsass» (Archives de Mulhouse) et habitait alors au numéro 9 de la Reservoirstrasse (aujourd'hui rue du Réservoir). Il était né à Spechbach-le-Haut (Oberspechbach) dans le Sundgau. Il est issu d'une modeste famille catholique - son père était domestique et journalier. Nous ne savons pas quand il avait quitté son village natal. En effet, sa mère était décédée le 22 avril 1869 alors qu'il n'avait guère plus de cinq ans. Quant à son père, nous ne retrouvons sa trace qu'à son décès à Colmar, le 19 avril 1890. L'officier d'état civil a indiqué qu'il séjournait alors chez les petites soeurs des pauvres à Colmar, et qu'il avait exercé le métier de charretier.
Son épouse, la mère d'Alice SCHICKLER, Joséphine HABLUTZEL (15.02.1860 - 14.01.1940 Mulhouse), de religion protestante (evangelisch), avait vu le jour à Trüllikon, en Suisse, dans le canton de Zurich. Elle était née de Barbara HABLUTZEL, célibataire, qui était venue s'installer à Mulhouse et qui, le 23 février 1882, avait épousé Christoph LAUB, originaire de Gérardmer et veuf de Caroline HOFFMANN de Thann.
Le jeune couple est resté peu de temps à Soulzmatt. En effet, en 1898, il était installé à Guebwiller (Gebweyler) et était domicilié dans la Cité Grün - au N°6 - un lotissement créé dans les années soixante à la sortie de la ville, en direction d'Issenheim. C'est là que Joséphine SCHICKLER donna naissance à une petite Luzia Bertha, le 24 avril 1898. Celle-ci décéda au bout de quelques semaines seulement, le 10 juillet de la même année. C'est à Guebwiller aussi que naquit Armand Eugen, le 10 septembre 1899, le dernier enfant de la famille. Les deux actes de naissance indiquent que le père exerçait la profession de jardinier. La quasi totalité des actes, officiels ou non, concernant Eugen SCHICKLER mentionnent cette profession.
Nous retrouvons la famille à Mulhouse, domiciliée dans la Ruhestrasse - aujourd'hui rue du Repos - en 1903, puis au N° 143 de la Vaubanstrasse - aujourd'hui rue Vauban - de 1905 jusqu'en avril 1912 au moins. C'est sans doute peu de temps après, en tout cas avant juin 1912, que les SCHICKLER ont décidé, pour des raisons professionnelles probablement, de s'installer à Pfastatt-le-Château - Pfastatt Schloss ou Pfastatt-Alt Schloss, lieu-dit situé sur le territoire de la commune de Pfastatt, un bourg de la proche banlieue ouest de la ville.
La famille occupe un logement au premier étage d'une maison située non loin de l'entrée principale, dite «Porte de Lutterbach» et donnant sur la route de Thann, de l'usine textile «SCHAEFFER & Cie». Parmi les dépendances dont ils ont l'usage figurent une remise comprenant une écurie au-dessus de laquelle se trouve un fenil, une cabane de jardin ainsi qu'un grand potager, à l'arrière de la maison.
Les époux SCHICKLER sont au service d'un des directeurs de l'entreprise, monsieur Théodore STRICKER, et de son épouse qui occupent une maison de maîtres. Ils cultivent également trois jardins, deux à Lutterbach, et un autre à Pfastatt. Ils y produisent des légumes et des fruits destinés à la vente ainsi que des fleurs. A ce titre, monsieur SCHICKLER est considéré comme exploitant agricole par les autorités.
Le 6 mai 1913, Alice SCHICKLER, alors âgée de dix-sept ans, est entrée chez «SCHAEFFER & Cie». Elle est employée au bureau de l'Expédition de l'entreprise.

(...)


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