Prince des ténèbres / Passion du livre

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.. Prince des ténèbres

Couverture du livre Prince des ténèbres

Auteur : Rachel Caine

Traducteur : Benjamin Kuntzer

Date de saisie : 17/07/2017

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : J'ai lu, Paris, France

Collection : J'ai lu. Fantastique

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782290103968

GENCOD : 9782290103968

Sorti le : 14/06/2017

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  • La présentation de l'éditeur

Au sein des maisons Montague et Capulet, un seul mot d'ordre : le pouvoir. Les hommes naissent pour combattre et meurent pour l'honneur. Leurs unions sont régies par l'argent. Les femmes, elles, sont une monnaie d'échange. Leur destin est écrit.
Benvolio Montague, le cousin de Roméo, en est conscient et serait prêt à mourir pour sa lignée. Néanmoins, une étincelle de rébellion couve en lui. La nuit, il devient le prince des ténèbres : le plus grand bandit de Vérone, spécialiste des larcins chez les Capulet. Ce faisant, il pose un jour les yeux sur Rosaline, la soeur de Tybalt, promise au couvent.
Dès lors, une terrible malédiction s'éveille, menaçant de réécrire l'histoire de Vérone et de ses habitants...

RACHEL CAINE
Diplômée d'une maîtrise de comptabilité, elle a été tour à tour musicienne, web designer et responsable de la communication d'une entreprise internationale. Spécialiste de la littérature fantastique, elle est également l'auteure des séries Vampire City et Funèbres.





  • Les premières lignes

Extrait du prologue

Je me tenais dans un coin sombre de la maison de mon ennemi, des idées de meurtre plein la tête.
Dans son lit, Tybalt Capulet ronflait et bavait telle une vieillarde édentée. Je m étonnais que les femmes de Vérone - les jeunes pucelles aux yeux innocents comme les dames très dignes - tombassent en pâmoison dans son sillage. Si elles le voyaient dans cet état (ivrogne décadent vautré dans des draps souillés), elles retourneraient en hurlant dans les bras de leur père ou époux.
Ce serait là une belle histoire à raconter, mais seulement auprès des êtres qui me sont les plus proches et les plus chers.
Je faisais tourner et retourner nerveusement une dague dans ma main gantée et je sentais son picotement assassin déferler dans mes veines. Mais je n'étais pas de cette engeance. Je n'étais pas ici pour tuer. J'étais entré furtivement dans sa demeure, dans ses appartements, dans un but précis.
Tybalt, l'héritier des Capulet, plastronnait dans les rues de la ville, se servant de son esprit comme d'une arme ; rien de nouveau dans notre classe de jeunes coqs. Il ne se privait jamais d'agonir les autres, de haute ou de basse extraction, à la moindre occasion. Et aujourd'hui, il avait offensé ma maison. La maison Montague.
La victime était une servante. Insulter une domestique n'invitait pas au duel pour les gens de mon rang ; cependant, j'avais été piqué de découvrir ce sourire satisfait sur la face de Tybalt quand il avait émergé de cette alcôve nauséabonde où il l'avait fait fondre en larmes. J'avais vu la pauvre petite s'échapper, le visage cramoisi, maintenant serrés contre elle ses habits en lambeaux. Il l'avait blessée dans l'unique but de montrer le mépris qu'il éprouvait pour ma maison, et ce crime ne pouvait rester impuni.
Justice devait être faite, et moi, Benvolio Montague, allais m'en charger - non pas dans les rues, au risque de déclencher une guerre ouverte, mais ici, dans la nuit. Ce soir-là, j'étais déguisé des pieds à la tête, et rien dans ma tenue n'indiquait ma condition ni mon appartenance. Ce soir-là, j'étais un voleur - le meilleur voleur de Vérone. Ils me surnommaient le prince des ténèbres. Depuis trois ans, je dépouillais mes pairs sans jamais me faire prendre, et cette nuit-là... ne serait pas différente.
Sauf qu'il y avait une différence. J'avais les mains chaudes et agitées. Il serait aisé de faire courir ma lame sur cette gorge honnie, mais le meurtre engendrait le meurtre, et je ne voulais pas tuer Tybalt. Le sang avait déjà tant coulé entre nos deux maisons que les rues en étaient poisseuses. Non... je voulais l'humilier. Je voulais le renverser du piédestal réservé à l'homme du moment.
J'en avais la volonté, et j'en avais la possibilité. Ne restait plus qu'à trouver la manière qui lui ferait le plus mal. Tybalt était l'héritier béni par Dieu des Capulet. Il était riche, capricieux et insouciant. Je voulais le toucher là où cela se verrait - aux yeux de sa propre famille et, de préférence, aux yeux de tout Vérone.


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