Corsica magnifica / Passion du livre

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.. Corsica magnifica

Couverture du livre Corsica magnifica

Auteur : Fernando Ferreira

Préface : Jean Mattei

Illustrateur : photographies de Fernando Ferreira

Traducteur : Jean Mattei

Date de saisie : 06/07/2017

Genre : Guides Tourisme, Voyages

Editeur : Privat, Toulouse, France

Prix : 39.00 €

ISBN : 9782708959606

GENCOD : 9782708959606

Sorti le : 01/06/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Edition bilingue

Ce livre est un chant d'amour infini dédié à la Corse ! Fernando Ferreira, écrivain et photographe, nous livre ici la quintessence des années qu'il a passées sur les chemins de la Corse, sur ses plages, dans ses villes, bref, en son coeur. Chaque photographie est une rencontre enchantée avec une réalité saisissante : lumières picturales, paysages vertigineux, couleurs tellement profondes qu'elles en semblent irréelles. Jamais auparavant la Corse n'avait été montrée comme cela ! Comme en écho à la puissance des images, les textes sont en corse et en français. Ce livre est préfacé par un chantre de la Corse : Jean Mattei.

Nul doute que les auteurs sauront vous faire partager leur passion pour cette Corsica magmfica !

Fernando Ferreira est auteur, photographe reporter indépendant, alpiniste et trekkeur. Il a publié en tant que photographe aux Editions Privat L'Odyssée corse (2010) et Calanques, Marseille-Cassis-cap Canaille (2012).

Élève de Paulo Quilici et d'Antoine Bonelli, Jean Mattei joue de l'harmonica, de la guitare, de la mandoline, chante et compose. D'abord membre d'un groupe folklorique ajaccien, Sirinata Ajaccina, puis membre fondateur d'un groupe culturel plus militant (I Muvrini), il crée en 2000 Alte Voce et fait ensuite carrière en solo. Ses albums sont autant d'invitations à découvrir la terre corse. Il est l'auteur aux Editions Privât de L'Odyssée corse (2010) et de La Corse... et ma guitare (2015).





  • Les premières lignes

À l'instant où j'ai posé les pieds pour la première fois sur le continent, la planète, la terre de Corse, début mai 1996, j'ai su que c'était là ! Quoi ? Je ne sais pas exactement... Mais c'était là ! La terre que je cherchais sans la chercher ? Une sorte de coup de foudre ! Fils d'immigrés, né dans les montagnes granitiques du nord-est du Portugal, j'ai l'impression d'être toujours en voyage. D'être chez moi partout et nulle part. En Corse, je me suis senti instantanément et vraiment chez moi. Chaque fois que je débarque, j'ai ce même sentiment que la première fois, ce même sentiment de première fois.
Déjà 20 ans que je traîne tout au long de l'année mon appareil photo, mon sac à dos et mes groles sur les sentiers et les routes de l'île, à suivre les saisons. J'attends la neige dans la nuit froide, collé à un Godin récalcitrant, dans un refuge perdu loin dans la montagne. Je cours derrière la lumière pour fixer les odeurs du maquis au printemps au cap Corse. Je déambule sur la plage de sable fin de l'Arone en plein mois de juillet, entre une sieste et une baignade. Je grimpe sur les sommets pour capturer les derniers rayons de l'été indien qui s'accroche à l'automne. Voyageur impénitent, toujours en mouvement, toujours «étranger» sur cette terre hospitalière où les amis m'hébergent entre deux bivouacs, deux refuges, deux bateaux...
Je ne suis jamais nostalgique quand je repars de l'île, je sais que je vais revenir. Mais j'ai toujours un pincement au coeur quand j'arrive : «Qu'est-ce qui m'attend encore ?» La Corse n'est jamais à court de scénarios. Scène théâtrale taille XXL, quand le rideau se lève tout peut arriver : le meilleur comme le pire, le meilleur du pire, le pire du meilleur... En deux décennies, j'ai stocké un paquet d'histoires à raconter - et que je raconte à tour de bras dans mes livres, aux apéros, dans les dîners, à en saouler tous mes amis. J'ai déclenché deux secours hélico, un dans la face nord du Ritondu et, chose peu banale, un à distance, de chez moi sur le continent, pour sauver in extremis un traileur perdu dans le maquis du Cap Corse... ! J'ai sauvé trois tortues Hermann en les exfiltrant fissa de routes où elles n'avaient que quelques secondes de survie assurée... et j'ai failli me faire couper en deux ! J'ai sauvé un chiot abandonné par ses maîtres sur la nationale au col de Vizzavona. Il errait en sautillant, perdu entre les files de voitures qui foncent sur la «spéciale» Bastia-Ajaccio... Et j'ai failli me faire couper en deux ! J'ai fini une fois aux urgences à Ajaccio après une acrobatie par-dessus une barrière en bois qui a cédé à mes chorégraphies aériennes visant à capter un coucher de soleil que je n'ai pas eu le temps d'immortaliser ! Un morceau de figatellu barbare m'a flingue le foie avec une hépatite E, m'obligeant à renoncer pour toujours à l'ivresse d'un verre de myrte. J'ai navigué à la verticale, avec vue sur mer, dans des voies d'escalade et des courses de montagne dignes des plus beaux sommets des Alpes et d'ailleurs. Mais un de mes plus beaux souvenirs reste ma traversée à pied, du cap Corse à Bonifacio par les sommets et les plages : un mois de voyage où chaque pas fut un instant de vie vécu au présent. J'étais là où j'avais toujours rêvé d'être. J'avais 45 ans, il y avait un avant, et il y eut un après.
Dans ce livre album, je raconte une Corse, parfois loin des sentiers battus, parfois intimiste, souvent différente, mais ni plus vraie ni plus authentique, ni plus ni moins cliché qu'une autre, juste des facettes de sa personnalité à la fois complexe, paradoxale, et bienveillante. Des portraits de l'île à des instants donnés, à travers mon regard de photographe voyageur, donc subjectif, et en quête perpétuelle de ce mélange de poésie, de folie douce, de temps suspendu, d'humour qui toujours sur l'île flotte dans l'air comme le parfum du maquis. Mes photos sont comme autant d'instants de voyage illustrant un carnet de route... Plans larges, paysages naturels, urbains, et petits détails du quotidien qui disent beaucoup, qui racontent l'humain. On voit peu les Corses, le peuple, les femmes et les hommes, ce peuple injustement «mal-aimé», enfermé dans l'étau (...)


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