Max + Becca = amour / Passion du livre

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Couverture du livre Max + Becca = amour

Auteur : Shannon Lee Alexander

Traducteur : Noémie Saintgal

Date de saisie : 12/07/2017

Genre : Jeunesse à partir de 13 ans

Editeur : Pocket Jeunesse, Paris, France

Prix : 17.90 €

ISBN : 9782266277303

GENCOD : 9782266277303

Sorti le : 15/06/2017

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  • La présentation de l'éditeur

Il suffit parfois d'une personne pour se révéler à soi même.

Becca a toujours vécu dans sa bulle, entre ses livres et ses royaumes imaginaires. Sans son amie Charlotte, elle est plus solitaire que jamais. Jusqu'au jour où, en plein cours, elle trébuche sur Max... Il la remarque et comprend son désarroi. Il l'incite alors à faire du théâtre. À la surprise générale, Becca décroche le rôle principal.

Mais n'est-ce pas trop tôt, pour jouer Juliette sous les yeux de celui qui a tout d'un Roméo ?

Shannon Lee Alexander a compris sur le tard ce qu'elle voulait faire dans la vie : écrire. Avant cela, elle a été professeur d'art en école en primaire et a élevé deux enfants et un chien aux poils longs. En 2009, elle a perdu une amie proche d'un cancer des ovaires. C'est en la voyant combattre la maladie avec bravoure et toujours plus d'espoir qu'elle a trouvé l'inspiration et la force nécessaires pour se lancer dans l'écriture.





  • Les premières lignes

Extrait du prologue

[UN ENTERREMENT]

C'est une petite église. Tout est petit dans cette ville. Tout, sauf les montagnes autour, géantes, qui ploient sous le ciel. Mais l'église est exiguë, oppressante. J'arrive à voir chaque coup de pinceau sur la peinture de la Cène accrochée au-dessus de l'autel. Je sens l'odeur de la cire au citron qu'on a passée sur les grandes portes. J'ai l'impression que je pourrais toucher Charlotte, allongée dans son cercueil. Lui prendre la main. La serrer. Mais non. Je n'en ai pas vraiment envie, parce que ce corps ressemble peut-être à ma meilleure amie, mais ce n'est pas elle.
Il n'a pas les bouts des doigts tachés au fusain ou à l'encre. Le sourire sur ses lèvres est trop joli, trop parfait. Celui de Charlotte était un peu en biais, presque toujours accompagné d'un rire. Les boucles noir corbeau de cette fille sont bien coiffées. Celles de ma Charlotte étaient un magnifique chaos.
Mais surtout ce corps est immobile. Pendant la trop courte année où je l'ai connue, je ne l'ai jamais vue ainsi. Elle bougeait comme le vent, elle bousculait et entraînait tout ce qui se trouvait sur son passage. Elle changeait sa vie à loisir.
Le corps de Charlotte vivait. Celui-là, non.
La femme à l'autel demande si quelqu'un d'autre voudrait parler. Je jette un coup d'oeil à mon frère aîné. Le grand corps de Charlie est tassé, il a les genoux pressés contre la rangée devant nous. Sa tête est tellement baissée que son menton repose sur son torse. Une mèche blonde s'est échappée de son front. Il est concentré sur une tâche difficile : garder son sang-froid. Il a dû compter tous les fils de son pantalon. Il serre la mâchoire. Il ne parlera pas.
Il en est à peine capable depuis le jour où on a dû tout recommencer à zéro. Ce jour-là, il était en mode automatique, sous le choc. Ce n'est pas tous les jours qu'on apprend la mort de sa petite amie.
Il a dit quatre mots aujourd'hui : «Tout ira bien, Becca.»
Il m'a étreinte avant de m'ouvrir la portière.
Heureusement que James et Greta, ses meilleurs amis, ont fait la route avec nous. Charlotte sera enterrée, dans les montagnes, dans sa ville natale, à quatre heures de chez nous. Tenir quatre heures avec quatre mots, c'est long.
Non, Charlie ne dira rien à cet enterrement.
- Personne ? répète la femme.
(...)


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