Une enquête du commissaire Montalbano : Une voix dans l'ombre alerte / Passion du livre

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.. Une enquête du commissaire Montalbano : Une voix dans l'ombre alerte

Couverture du livre Une enquête du commissaire Montalbano : Une voix dans l'ombre alerte

Auteur : Andrea Camilleri

Traducteur : Serge Quadruppani

Date de saisie : 17/07/2017

Genre : Policiers

Editeur : Fleuve éditions, Paris, France

Collection : Fleuve noir

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-265-09876-3

GENCOD : 9782265098763

Sorti le : 08/06/2017

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  • La présentation de l'éditeur

Rude journée pour le commissaire Montalbano : d'abord agressé dans sa cuisine par un poulpe haineux, il l'est ensuite dans sa voiture, à coups de clé à molette, par un jeune chauffard. Etrange coïncidence, la compagne de son agresseur est retrouvée assassinée peu après. Pendant ce temps, un directeur de supermarché est victime d'un cambriolage, mais ce dernier paraît surtout terrorisé par la possible réaction de ses propriétaires - en l'occurrence la mafia.
Derrière ces deux affaires que rien ne réunit, de puissants hommes politiques semblent vouloir la peau du Maigret sicilien. Malgré l'aide de toute la tribu du commissariat de Vigàta, et celle d'une mystérieuse voix dans la nuit, Montalbano parviendra-t-il à venir à bout des pièges qu'on lui tend ?

Italien d'origine sicilienne, né en 1925, Andrea Camilleri a mené une longue carrière dans le théâtre, la radio et la télévision, avant de se tourner vers la littérature. Avec succès, puisque les enquêtes de son désormais célèbre commissaire Montalbano ont donné naissance à rien de moins que le "phénomène" Camilleri.

À propos de ses précédents romans :

«Ce commissaire gastronome parlant un italien mêlé de sicilien s'est imposé dans les librairies comme à la télévision. Son créateur a reçu en 2014, pour l'ensemble de son oeuvre, le prix Federico Fellini de l'excellence artistique.»
Marianne

«Théâtral et facétieux, Camilleri entremêle avec maestria le pathétique et le comique dans une enquête qui va et vient au rythme du ressac et des horaires méridionaux.»
Geneviève Comby, Le Matin Dimanche





  • La revue de presse Eric Libiot - L'Express, juin 2017

Les enquêtes de Montalbano sont des comédies humaines qui griffent les petits arrangements de chacun avec la morale. Le tout servi avec des poivrons farcis. Une voix dans l'ombre n'échappe pas à la règle, qui confronte Montalbano à la Mafia et aux hommes politiques locaux.



  • Les premières lignes

Avertissement du traducteur

L'oeuvre littéraire d'Andréa Camilleri connaît dans son pays un succès tel, qu'on lui trouverait difficilement un équivalent dans le demi-siècle qui vient de s'écouler en Italie. Une bonne part de cette réussite tient à la langue si particulière qu'il emploie. En rendre la saveur est une entreprise délicate. U faut d'abord faire percevoir les trois niveaux sur lesquels elle joue, chacun d'eux posant des problèmes spécifiques.
Le premier niveau est celui de l'italien «officiel», qui ne présente pas de difficulté particulière pour le traducteur : on le transpose dans un français le plus souvent situé, comme l'italien de l'auteur, dans un registre familier. Le troisième niveau est celui du dialecte pur : dans ces passages, toujours dialogues, soit le dialecte est suffisamment près de l'italien pour se passer de traduction, soit Camilleri en fournit une à la suite. A ce niveau-là, j'ai simplement traduit le dialecte en français en prenant la liberté de signaler dans le texte que le dialogue a lieu en sicilien (et en reproduisant parfois, pour la saveur, les phrases en dialecte, à côté du français).
La difficulté principale se présente au niveau intermédiaire, celui de l'italien sicilianisé, qui est à la fois celui du narrateur et de bon nombre de personnages. Il est truffé de termes qui ne sont pas du pur dialecte, mais plutôt des régionalismes (pour citer deux exemples très fréquents, taliare pour guardare, regarder, spiare pour chiedere, demander). Ces mots, Camilleri n'en fournit pas la traduction, car il les a placés de telle manière qu'on en saisisse le sens grâce au contexte (et aussi, souvent, grâce à la sonorité proche d'un mot connu). Voilà pourquoi les Italiens de bonne volonté (l'immense majorité, mais on en trouve encore qui prétendent ne rien comprendre à la langue «camillerienne») n'ont pas besoin de glossaire, goûtent l'étrangeté de la langue et la comprennent pourtant.

(...)

UN

Il s'aréveilla qu'il était à peine six heures et demie du matin, areposé, frais, et la tête parfaitement claire.
Il se leva, alla ouvrir les volets, mata dehors.
Mer calme, d'huile, et ciel serein, bleu pâle avec quelques petits nuages blancs juste posés là pour faire beau. 'Ne journée au fond anonyme qui lui plut justement pour ce manque de caractère.
Passqu'il y a des journées qui vous imposent dès les premières lueurs de l'aube leur forte pirsonnalité, et vous ne pouvez rien faire d'autre que courber l'échiné, vous soumettre et supporter.
Il retourna se coucher, il n'y avait pas de besogne au bureau et donc il pouvait y aller doucement.
Est-ce qu'il avait rêvé ?
Dans une revue, il avait lu qu'on rêve toujours et que si on a l'impression de ne pas l'avoir fait, c'est parce qu'en s'aréveillant, ce qu'on a rêvé, on l'oublie.
Et peut-être cette perte du souvenir des songes était-elle due aussi à l'âge : de fait, jusqu'à un certain moment de sa vie, dès qu'il ouvrait les yeux, les rêves qu'il avait faits lui revenaient aussitôt en tête et, lui, il se les voyait défiler l'un derrière l'autre comme au cinéma. Puis, il lui avait fallu acommencer à se forcer pour se les (...)


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