Qui a tué lady Di ? / Passion du livre

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.. Qui a tué lady Di ?

Couverture du livre Qui a tué lady Di ?

Auteur : Jean-Michel Caradec'h

Date de saisie : 15/06/2017

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Grasset, Paris, France

Collection : Document

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782246862017

GENCOD : 9782246862017

Sorti le : 31/05/2017

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  • La présentation de l'éditeur

On croyait avoir tout dit, tout écrit, tout lu sur la vie et la disparition de la princesse Diana ?
Vingt ans après sa mort à Paris, des zones grises persistent toujours dans ce drame qui a stupéfié la planète. Oui, Diana est bien morte dans un accident de la circulation le 31 août 1997. Pourtant, le concours des hommes et des circonstances comme l'enchaînement des faits qui ont précipité sa voiture contre le 13ème pilier du tunnel de l'Aima nourrissent une lancinante interrogation : «Qui a tué Lady Diana ?».
En s'appuyant sur le rapport de l'enquête criminelle et les nouvelles révélations de témoins inédits rencontrés par les auteurs au cours de leur propre investigation, ce livre rouvre ce dossier classé Case Closed.

L'AUTEUR :
Jean-Michel Caradec'h est journaliste et écrivain. Grand reporter durant plus de vingt-cinq ans (Libération, Paris Match, L'Express, VSD, L'événement du Jeudi), il est lauréat du prix Albert Londres en 1984 pour ses reportages sur la guérilla salvadorienne. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, il est l'un des meilleurs connaisseurs de l'«Affaire Diana», ayant déjà publié en 2006 Diana, l'enquête criminelle (Editions Michel Lafon) et réalisé un documentaire qui fait autorité sur l'accident et la mort de la princesse Diana (pour Channel 4 TV). Il a rédigé ce nouvel ouvrage à partir d'une enquête réalisée en collaboration avec Pascal Rostain et Bruno Mouron, co-fondateurs de l'agence de presse Sphinx et co-auteurs de cinq livres.





  • Les premières lignes

Chapitre 1

La planche semble sortie de nulle part, projetée dans le ciel de Sardaigne entre mer et nuées. Une femme est assise à son extrémité, suspendue dans le temps et l'espace, au bord du vide. Elle n'a pas vu la mouette, au-dessus de sa tête, colombe rapace que les Napolitains appellent gavina. Elle penche la tête sur son épaule, cassant la courbe parfaite de son dos cambré, maintenant l'équilibre de ses bras tendus, solidement arrimés aux rebords du plongeoir. Son regard est tourné vers l'arrière, en un mouvement de refus, saisissant geste de répugnance face à l'abîme. Ses jambes immobiles devenues inutiles pendent sans vigueur, prolongées par des pieds si grands et robustes qu'ils en deviennent incongrus. Le soleil sculpte les ombres de son corps, chauffe ses épaules et le casque doré de ses cheveux, peignant, à la manière d'un Sandro Botticelli, Vénus à l'été de sa vie. Un chaste costume de bain lisse sa silhouette d'une seule pièce, et souligne ses formes d'une savante indiscrétion, découvrant ses cuisses longues et ses genoux ronds ambrés de lumière. Un fragment du temps, saisi par le photographe James Andanson, au moment paradoxal où le corps de cette femme exprime, dans la même posture, le désir d'un élan audacieux, contrarié in extremis d'une soudaine contraction.
Diana Spencer n'a plus que neuf jours à vivre.
Si on élargit le cadre de ce cliché, figé pour l'histoire le 22 août 1997, l'écran s'anime comme un film de vacances. Le plongeoir est déployé depuis l'arrière d'un gros yacht de 63 mètres, le Jonïkal, propriété du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed. Sur la gauche, des gardes du corps, embarqués sur une annexe, patrouillent jumelles aux yeux pour empêcher toute approche inopportune. Au large, chevauchant des jet-skis, les paparazzi montent la garde, cernant le navire d'une ceinture d'astéroïdes. Au loin sur le littoral, un photographe rampe dans les rochers, dérangeant une colonie de mouettes qui s'envolent en poussant des cris aigus.
Au garde-à-vous sur le pont arrière, une ombrelle déployée à la main, un marin se tient prêt à satisfaire la moindre sollicitation. Le yacht ronronne sobrement, ses moteurs de 3 760 chevaux au ralenti rejettent l'eau et la vapeur de refroidissement par deux pots qui crachotent et hoquettent alternativement. Du métal surchauffé s'élève une brume tremblotante, parfumée des effluves d'herbes séchées qui arrivent par bouffées du littoral et des senteurs d'iode et de sel où persistent des traces tenaces de combustions incomplètes.
Avant de s'installer en bout de planche, Diana a pris plusieurs poses : s'avançant façon mannequin sur un podium ; debout, méditant face à la mer ; assise, les bras croisés sur ses jambes repliées; allongée sur le côté en naïade. D'un naturel soigneusement apprêté, elle poursuit par l'entremise des photographes, et pour les yeux avides du public, un dialogue muet avec la famille royale.
(...)


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