Calpurnia et Travis / Passion du livre

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.. Calpurnia et Travis

Couverture du livre Calpurnia et Travis

Auteur : Jacqueline Kelly

Traducteur : Dominique Kugler

Date de saisie : 15/06/2017

Genre : Jeunesse à partir de 13 ans

Editeur : Ecole des loisirs, Paris, France

Collection : Médium

Prix : 18.50 €

ISBN : 9782211224680

GENCOD : 9782211224680

Sorti le : 14/06/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Le monde de Calpurnia Tate ne dépasse pas les limites du comté de Caldwell. Mais, pour qui sait regarder avec étonnement et curiosité, il y a là mille choses à découvrir.
Son frère Travis rapporte à la maison un tatou, des geais bleus et un coyote - toutes sortes d'animaux sauvages qu'il veut apprivoiser en cachette. Et son grand-père initie Calpurnia aux mystères des sciences naturelles.
Un jour, un terrible ouragan ravage la côte du Texas, faisant de nombreux sans-abri. La famille de Calpurnia accueille sa cousine Aggie, et, surtout, un vétérinaire vient s'installer près de chez eux. Pour Calpurnia, c'est l'occasion rêvée de donner enfin corps à ses ambitions...
Mais on est en 1900, et il est parfois plus simple de changer de siècle que de mentalités.

Jacqueline Kelly est née en Nouvelle-Zélande, puis, très vite, ses parents sont venus s'installer au Canada, à Vancouver. Vous pouvez imaginer le choc quand, quelques années plus tard, la famille repart pour El Paso, au Texas. Elle pratiquera la médecine pendant de nombreuses années, puis reprendra des études de droit, et finalement décidera d'écrire des livres.
Son premier roman, Calpurnia, a été immédiatement récompensé par le Newbery Honor Award.





  • Les premières lignes

I

CHARMANT ARMAND

Un soir, à environ 10 milles de la baie de San Blas, nous avons vu des bandes ou des troupeaux de papillons, en multitude infinie, s'étendant aussi loin que la vue pouvait porter ; à l'aide même du télescope, il était impossible de découvrir un seul endroit où il n'y ait pas de papillons. Les matelots s'écrièrent qu'il «neigeait des papillons» ; c'était là, en effet, l'aspect que présentait le ciel.
Charles Darwin,
Voyage d'un naturaliste autour du monde

A ma grande stupéfaction, ce fut le jour de l'An 1900 que je vis tomber la neige pour la première fois. La belle affaire, me direz-vous, mais, dans le centre du Texas, c'est un événement rarissime. La veille au soir, j'avais justement pris la résolution de voir la neige au moins une fois avant de mourir, mais sans trop y croire. Et voilà que quelques heures plus tard mon voeu improbable était exaucé : la neige avait transformé notre ville bien ordinaire en un paysage d'une beauté féerique. À l'aube, vêtue seulement de ma robe de chambre et de mes pantoufles, je m'étais précipitée dans les bois enveloppés d'un silence ouaté pour admirer le fin manteau de neige, le ciel couleur d'étain et les arbres drapés d'argent, jusqu'à ce que le froid m'oblige à regagner la maison. De plus, emportée par l'effervescence, la fièvre, la solennité avec laquelle on saluait cet événement je m'imaginais que ce nouveau siècle allait m'apporter un merveilleux avenir et une treizième année magique.
Mais nous étions maintenant au printemps. Des mois s'étaient écoulés sans que je m'en aperçoive, rythmés par le train-train habituel, école, devoirs, leçons de piano, dont la monotonie n'était rompue que par mes six ( !) frères qui se relayaient pour me faire enrager, moi, la seule ( !) fille. Le Nouvel An m'avait flouée, assurément.
Mon nom est Calpurnia Virginia Tate, mais à l'époque presque tout le monde m'appelait Callie V, excepté mère quand elle en avait après moi et bon-papa, qui n'aimait pas les diminutifs.
La seule chose qui me réconfortait était d'étudier la nature avec bon-papa, le capitaine Walter Tate, que bien des gens, dans notre ville de Fentress, prenaient à tort pour un vieux fou peu sociable et grincheux. Il avait fait fortune dans le coton et le bétail et s'était battu pendant la guerre de Sécession dans le camp des États confédérés, avant de consacrer le reste de ses jours à l'étude des sciences et de la nature. Quant à moi qui l'accompagnais dans cette entreprise, je ne vivais que pour les précieux moments passés avec lui, ces quelques heures volées pendant lesquelles je le suivais avec un filet à papillons, une sacoche en cuir, mon carnet de sciences et un crayon bien taillé pour consigner nos observations.
(...)


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