La mythologie viking / Passion du livre

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.. La mythologie viking

Couverture du livre La mythologie viking

Auteur : Neil Gaiman

Traducteur : Patrick Marcel

Date de saisie : 09/10/2017

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Au diable Vauvert, Vauvert, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 9791030701319

GENCOD : 9791030701319

Sorti le : 18/05/2017

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  • La présentation de l'éditeur

L'univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux Scandinaves qui l'ont inspiré pour son chef-d'oeuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l'ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki, fils d'un géant et frère d'Odin, escroc et manipulateur inégalable... Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante - et très humaine - histoire.

Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaiman est auteur de comics, scénariste, nouvelliste et romancier. Lauréat des plus prestigieux prix, il est lu dans le monde entier. Nombre de ses fictions sont en cours d'adaptation audiovisuelle, notamment American Gods, qui sort en série en avril 2017.





  • La revue de presse Hubert Prolongeau - Télérama du 5 octobre 2017

Rien de ce qui touche à l'imaginaire ne semble échapper au Britannique Neil Gaiman, un des auteurs les plus inventifs de l'anticipation moderne, homme-orchestre du genre, à la fois romancier, scénariste de bandes dessinées, dessinateur, journaliste, couvert de tous les prix possibles (trois Hugo, plusieurs Nebula) et plusieurs fois adapté au cinéma (Coraline, Stardust...
Dans La Mythologie viking, Neil Gaiman raconte donc, comme une aventure d'aujourd'hui, la lutte fratricide des dieux nordiques. C'est à la fois didactique et distrayant, sérieux et inventif. Rien d'étonnant quand on sait que mythologie et folklore ont toujours nourri l'inspiration de Gaiman, aussi bien dans sa bande dessinée la plus célèbre, Sandman (1989-1996), que dans American gods.



  • Les premières lignes

UNE INTRODUCTION

Il est aussi difficile de désigner son cycle de mythes préféré que de choisir son type de cuisine favori (certains soirs, on peut avoir envie de manger thaï, d'autres soirs des sushis, d'autres encore on a faim de la simple cuisine de chez soi, avec laquelle on a grandi). Mais si je devais indiquer ma préférence, elle irait sans doute aux mythes nordiques.
Ma première rencontre avec Asgard et ses habitants s'est produite quand j'étais petit, pas plus de sept ans, en lisant les aventures du puissant Thor telles que les représentait Jack Kirby, le créateur américain de bandes dessinées, dans des histoires imaginées par Kirby et Stan Lee et dialoguées par le frère de Stan Lee, Larry Lieber. Le Thor de Kirby était beau et costaud; son Asgard une vertigineuse ville de science-fiction, aux bâtiments majestueux et aux édifices dangereux; son Odin sage et noble; son Loki une créature sardonique de pure malveillance, coiffée d'un casque à cornes. J'adorais le Thor blond de Kirby et le marteau qu'il maniait, et j'ai voulu en savoir plus long sur lui.
J'ai emprunté un exemplaire des Mythes des hommes du Nord par Roger Lancelyn Green, et je l'ai lu et relu avec délices et perplexité : Asgard, dans cette version, n'était plus une «kirbyesque» Cité de l'Avenir, mais une halle viking avec sa grappe de bâtisses dans les solitudes glacées; Odin, père de tout, n'était plus bienveillant, sage et irascible, mais plutôt génial, indéchiffrable et dangereux; Thor était tout aussi musclé que le puissant Thor des comics, son marteau aussi formidable, mais il était... bon, soyons honnêtes, ce n'était pas le plus futé des dieux; et Loki n'était pas maléfique, même si ce n'était certainement pas une force du bien. Loki était... compliqué.
De plus, ai-je appris, les dieux du Nord étaient équipés d'un Jugement dernier à eux : Ragnarok, le crépuscule des dieux, la fin de tout. Les dieux allaient affronter les géants du givre, et ils allaient tous mourir.
Ragnarok s'était-il déjà produit ? Est-ce qu'il devait encore advenir r'Je ne savais pas, à l'époque. Aujourd'hui, je ne suis pas sûr.
C'était le fait que le monde et le récit s'achèvent et la façon dont ce monde meurt et renaît qui faisaient des dieux, des géants du givre et de tous les autres des héros tragiques, des méchants tragiques. Ragnarok a fait persister en moi le monde du Nord, me l'a rendu étrangement présent et actuel, alors que d'autres systèmes de croyances, mieux documentés, donnaient l'impression d'appartenir au passé, d'être des antiquités.
Les mythes nordiques sont ceux d'une région glacée, aux longues, longues nuits d'hiver et aux jours d'été sans fin, les mythes d'un peuple qui ne se fiait pas totalement à ses dieux et ne les aimait pas vraiment, même s'il les respectait et les craignait. Pour autant que nous puissions dire, les dieux d'Asgard sont venus d'Allemagne, pour se répandre en Scandinavie et ensuite dans les contrées du monde sous domination viking - aux Orcades et en Écosse, en Irlande et dans le nord de l'Angleterre - où les envahisseurs ont donné aux lieux des noms liés à Thor et à Odin. En anglais, les dieux ont laissé leur marque dans les jours de la semaine. On retrouve Tyr le manchot (fils d'Odin), Odin, Thor et Frigg, reine des dieux, respectivement dans Tuesday (mardi, jour de Tyr), Wednesday (mercredi, jour de Woden/ Odin), Thursday (jeudi, jour de Thor) et Friday (vendredi, jour de Frigg).
Nous relevons les traces de religions et de mythes plus anciens dans la guerre et les histoires de la trêve entre les dieux vanes et ases. Les Vanes semblent avoir été des dieux de la nature, des frères et soeurs, moins belliqueux, mais peut-être pas moins dangereux que les Ases.
(...)


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