Le tricycle rouge / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. Le tricycle rouge

Couverture du livre Le tricycle rouge

Auteur : Vincent Hauuy

Date de saisie : 28/06/2017

Genre : Policiers

Editeur : Hugo Roman, Paris

Collection : Hugo thriller

Prix : 19.95 €

ISBN : 9782755633429

GENCOD : 9782755633429

Sorti le : 18/05/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

«Un vrai talent d'écriture au service d'une intrigue efficace et riche en rebondissements.»
Michel Bussi

Noah Wallace est un homme usé, l'ombre du brillant profileur qu'il était jusqu'à ce qu'un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière.
Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d'un crime atroce au Canada l'implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt.
Tout porte à croire qu'un sériai killer présumé mort, le Démon du Vermont, est de nouveau à l'oeuvre.
Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix.
Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

Vincent Hauuy vit au Canada avec sa famille. Concepteur de jeux vidéo, il aime créer des puzzles, tisser des intrigues et donner vie à des personnages Avec Le Tricycle rouge, il livre son premier roman.





  • Les premières lignes

TRICYCLE ROUGE

Jeremy Harrington sourit devant son rosier, car il a toutes les raisons d'être heureux. Dans deux jours, il fêtera ses cinquante ans. Iris va enfin mettre un pied hors de sa maison de Pittsburgh et venir lui présenter le petit Lucas.
Cela fait plus de trois ans qu'il attend ce moment. Cerise sur le gâteau, il n'aura même pas à subir la présence de son imbécile de gendre qui a eu la bonne idée de partir en voyage d'affaires à Miami. Alors, tout est parfait, en ce jour d'été : de l'odeur du gazon fraîchement tondu jusqu'au fumet des petits fours qui s'échappe de la fenêtre de la cuisine. Il ne pense plus à l'arthrite qui le gangrène peu à peu ni aux lettres de rappel qu'il vient de passer au broyeur dans son bureau. Son regard croise celui de sa femme qui étend le linge dans leur grand jardin. Ils échangent un sourire complice. Oui, la plus belle journée de l'été, sans aucun doute. Jeremy décrispe sa main et la secoue pour tenter de lui redonner vie, puis il saisit le sécateur planté dans la terre retournée. Et alors qu'il coupe une rose et que la vision de la tête bouclée de son petit-fils l'emplit de bonheur, il ne remarque pas le petit tricycle rouge qui dévale Howard Drive.

Timothy Carter s'apprête à glisser sa clé dans la serrure de son Toyota MR flambant neuf, lorsque la porte de sa maison s'ouvre et cogne sur la façade. Lucy Carter passe la tête à travers l'embrasure, le hèle puis balance devant l'entrée deux gros sacs noirs, dont l'un, éventré, laisse dépasser le couvercle d'une boîte de raviolis. Il grimace et pose son front sur la portière. Il a encore oublié de sortir les poubelles. Et voilà que son cerbère de femme lui passe déjà le troisième sermon de la journée. Le premier pour avoir laissé chauffer le lait sur la plaque, un autre pour avoir modifié l'ordre des chaussures dans le dressing et le dernier, à l'instant, pour l'oubli des sacs. Mais qu'importe. Qu'elle aille au diable, cette pimbêche. Car à peine sera-t-elle rentrée qu'il sera déjà sur la route du bonheur. Et lorsqu'elle sera enfoncée dans le canapé et videra des boîtes de crème glacée, sa tête à bigoudis rivée sur le poste de télévision, il sera au septième ciel. Un paradis prenant la forme d'une chambre d'hôtel au Days Inn & Suites. Et tous les sermons seront envolés lorsqu'il sera logé bien au fond de la jeune stagiaire qu'il convoite depuis une semaine.
Alors, cela vaut bien un sourire forcé et de plates excuses bafouillées à la va-vite, et même, soyons fous, un bisou sur le front de sa femme. Et pendant qu'il se baisse, ramasse les sacs noirs et avertit Lucy qu'il rentrera tard du travail, il pense au cul moulé dans la mini-jupe en skaï et aux lèvres charnues qui l'attendent à Plattsburgh. Lorsqu'il retourne vers sa voiture, le tricycle rouge est déjà passé devant l'entrée de son garage.

Antonio Da Silva vide sa sixième Budweiser de la matinée et jette la bouteille vide dans le seau en métal qui repose à côté de sa chaise à bascule. Il se fiche du soleil et de la température déjà élevée pour un matin d'août. Son frère repose entre la vie et la mort, et c'est de sa faute. S'il n'avait pas blagué avec Jackie et raconté pour la dixième fois de la journée sa stupide histoire drôle sur les juifs et les arabes, il aurait pu avertir Franck lorsque le chariot élévateur a basculé et peut-être aurait-il évité qu'une caisse d'une tonne ne lui broie l'abdomen.
(...)


Copyright : Studio 108 2004-2017 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli