La cité du futur / Passion du livre

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

.. La cité du futur

Couverture du livre La cité du futur

Auteur : Robert Charles Wilson

Traducteur : Henry-Luc Planchat

Date de saisie : 11/06/2017

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Denoël, Paris, France

Collection : Lunes d'encre

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782207136423

GENCOD : 9782207136423

Sorti le : 18/05/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Pour cinq ans seulement, jusqu'en 1877, la cité de Futurity dresse ses immenses tours jumelles au-dessus des grandes plaines de l'Illinois. Depuis Futurity, des hommes du futur viennent visiter le XIXe siècle. Et, contre une fortune en métaux précieux, les autochtones peuvent dormir dans la tour n° 1, véritable vitrine technologique d'un incompréhensible XXIe siècle.
C'est dans cette cité, construite à partir d'un futur parallèle, que travaille, comme agent de sécurité, Jesse Cullum, un autochtone. Parce qu'il a sauvé le président Ulysse Grant d'une tentative d'assassinat, Jesse se voit proposer une promotion : assisté d'une femme du XXIe siècle, il va devoir mener l'enquête. Mais que va-t-il réellement découvrir ? Un complot pour tuer le président... ou les inavouables secrets de Futurity ?
Après avoir imaginé le futur des réseaux sociaux dans Les Affinités (Denoël, 2016), Robert Charles Wilson revient avec ce roman de voyage dans le temps a priori plus classique, où les surprises s'enchaînent à un rythme vertigineux.

Né en Californie, mais naturalisé canadien, Robert Charles Wilson a connu un succès mondial avec Spin.





  • La revue de presse Simon Krug - Les Inrocks, juin 2017

RCW est l'exemple même de l'auteur par définition anti-Hard SF, comme souvent chez lui la magie de l'imaginaire prend le pas sur la logique et la crédibilité, il ne faut pas chercher à comprendre comment les phénomènes sont possibles ni même s'alarmer des incohérences. Juste les accepter et se laisser porter par des histoires prenantes et de beaux personnages...
Plus que l'enquête et la trame (...), l'intérêt réside véritablement dans cette confrontation de deux Amériques, la mesure des progrès accomplis, les problèmes techniques et éthiques posés (de l'appropriation du sol jusqu'à la valeur de l'or entre les deux époques, de la législation autour des fugitifs jusqu'au salaire des employés). Un pays face à sa propre histoire en devenir, sa culpabilité, et la certitude que les fondements, pillages et profits, resteront les mêmes à travers le temps.



  • Les premières lignes

Deux événements marquèrent le premier septembre dans la mémoire de Jesse Cullum. D'abord, il perdit ses lunettes Oakley. Ensuite, il sauva la vie du président Ulysse Grant.
En vérité, le secours apporté à Grant était totalement hypothétique. Même sans l'intervention de Jesse, le pistolet aurait pu s'enrayer ou la balle manquer sa cible. Il se sentait gêné de se voir attribuer le mérite d'un acte d'héroïsme purement théorique. Mais la perte de ses Oakley, ça, c'était une véritable tragédie. Elles amélioraient si bien sa vision, les jours de grand soleil. Elles lui donnaient une telle allure !

La visite de Grant avait été soigneusement planifiée. Les dirigeants de la Cité travaillaient toujours de manière à éviter les surprises. Grant et sa femme étaient arrivés à bord d'une voiture Pullman spécialement aménagée, d'où ils avaient assisté à une cérémonie d'accueil en grande pompe, avec fanfares et discours du gouverneur de l'Illinois, avant de monter dans une luxueuse diligence pour parcourir les huit kilomètres de la rue pavée qui reliait la gare aux portes de Futurity. Ayant lui-même participé à sa construction, Jesse avait arpenté plus d une fois cette voie parfaitement droite et ridiculement lisse. Il savait donc pertinemment ce que Grant avait découvert : d abord les deux tours blanches, incroyablement hautes, qui se détachaient au milieu des plaines onduleuses de l'Illinois comme deux massifs de pierre et de verre ; puis l'énorme mur de béton peinturluré de mots et de dessins criards ; les portes miroitantes, qui s'ouvrirent pour laisser passer sa voiture attelée; et enfin la multitude des «locaux» et des visiteurs se bousculant dans la cour pour l'apercevoir.
Sa mission consistait à contrôler la foule. Mission confiée à Jesse par son chef, un nommé Booking - celui-là même qui lui avait fourni les Oakley six mois plus tôt. Aujourd'hui, Jesse était vêtu d'un uniforme de la sécurité repassé de frais : chemise blanche, cravate bleue, blazer bleu avec l'inscription Personnel de Futurity brodée en fil jaune sur la pochette; sans oublier la casquette bleue ornée des mêmes mots au-dessus de la visière et bien sûr - au moins quand il était à l'extérieur - les lunettes Oakley - qui lui donnaient, pensait-il, une touche de sévère autorité. Quand il les portait, son reflet dans les vitres lui renvoyait l'image d'un boxeur doté de deux yeux énormes, comme ceux d'un gigantesque coléoptère. Les gens qui venaient d'arriver dans la Cité le regardaient toujours d'un air inquiet et respectueux.
Jesse et trois autres gardes étaient chargés de surveiller la lisière de la foule, délimitée par un cordon. Les choses devaient se passer de cette manière : la voiture de Grant entrerait par les grandes portes ; le président et son épouse descendraient, puis seraient accompagnés pour traverser la cour jusqu'au vestibule de la Tour n° 2 en passant devant les invités déjà présents. Un cordon, accroché à des montants, maintenait le public à distance de Grant, et Jesse était chargé de patrouiller le long de cette fragile frontière afin de s'assurer que personne ne la franchissait.
(...)


Copyright : Studio 108 2004-2017 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli