Comment (bien) rater ses vacances / Passion du livre

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.. Comment (bien) rater ses vacances

Couverture du livre Comment (bien) rater ses vacances

Auteur : Anne Percin

Date de saisie : 25/05/2017

Genre : Jeunesse à partir de 13 ans

Editeur : Rouergue, Arles, France

Collection : DoAdo

Prix : 13.50 €

ISBN : 9782812612701

GENCOD : 9782812612701

Sorti le : 03/05/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Maxime se l'est juré : plus jamais de vacances en famille ! Mais voilà, il n'a même pas un plan foireux avec des copains. Seule solution de survie cet été : passer un mois chez sa mamie, dans sa maison du Kremlin-Bicêtre, comme quand il avait dix ans. Mais les vacances tranquilles vont vite se transformer en feuilleton délirant. Crise cardiaque de Mamie, arrestation policière, expériences culinaires explosives, secret de famille perturbant et rencontre frénétique d'une fille sur internet... Les vacances ratées vont finalement se révéler passionnantes... et passionnelles.

L'auteur
Née en 1970 à Épinal, Anne Percin vit actuellement en Saône et Loire, où elle partage sa vie entre l'enseignement et l'écriture de romans pour les jeunes et les adultes.





  • Les premières lignes

Chapitre 1

- Cette année, on part en randonnée en Corse, les enfants !
Ma mère a lancé cette phrase tout en jetant un coup d'oeil sur la banquette arrière où nous étions vautrés, ma soeur et moi, en état semi-comateux. J'ai croisé le regard maternel une fraction de seconde dans le rétroviseur, le temps d'une tentative d'oeillade meurtrière, avant qu'un saut sur un ralentisseur ne fasse retomber sur mes yeux une grosse mèche de cheveux. Tant pis pour le regard ténébreux.
- Tu viens avec nous ?
Ma mère a tourné la tête vers le rétro extérieur, avant de franchir un céder-le-passage. Pendant un bref instant, on n'a plus rien entendu que le cliquetis du clignotant. La tête tournée vers la vitre embuée, j'admirais la vue splendide sur Ivry-sur-Seine (ses barres de HLM, ses magasins de téléphonie mobile, sa cité Maurice Thorez). Je prenais tout mon temps pour répondre.
J'ai un âge où, apparemment, mon avis compte. On me sonde, on me consulte avant de me traîner de force dans des lieux hostiles.
Quand vos enfants cessent de vous demander d'où ils viennent et ne vous disent plus où ils vont, disait un proverbe affiché à l'entrée du Super-U l'été dernier, c'est qu'ils sont devenus des ados. Je me souviens que mon père l'avait lu à haute voix, avec l'air d'un disciple de Confucius qui médite les paroles du Maître. Alors qu'en réalité, c'était juste une grosse connerie écrite au marqueur bleu effaçable sur un panneau d'hypermarché, entre la météo du jour et «Le Conseil de votre poissonnier»... C'était l'été dernier à Biscarosse, et je me suis juré que ce seraient mes dernières vacances en famille. Du moins, jusqu'à ce que j'en fonde une moi-même à la force du poignet, et que je l'entretienne et la chérisse et la nourrisse à la sueur de mon front - autant dire le plus tard possible.
Pour ma soeur Alice, neuf ans 3/4, Biscarosse c'était l'éclate totale : un toboggan géant, une piscine où l'on a pied tout le temps et surtout des tas de copines qui se trémoussent le soir aux animations du camping et qui font trois mille tours de vélo rose dès huit heures du matin. Pour moi, évidemment, ayant renoncé au charme subtil des conversations cryptées qu'on mène entre les cabines téléphoniques et le bloc des douches avec des jeunes filles prépubères, l'été fut plus morose.
(...)


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