JFK : une histoire sexuelle / Passion du livre

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.. JFK : une histoire sexuelle

Couverture du livre JFK : une histoire sexuelle

Auteur : Georges Ayache

Date de saisie : 25/05/2017

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Histoire

Prix : 18.90 €

ISBN : 9782268091730

GENCOD : 9782268091730

Sorti le : 03/05/2017

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  • La présentation de l'éditeur

22 novembre 1963. La vie du jeune et séduisant John F. Kennedy, 35e président des États-Unis, s'interrompt brutalement à Dallas. L'image de sa femme Jackie, maculée du sang de son mari à l'arrière de la limousine présidentielle, fait le tour du monde. Le mythe de ce «couple de rêve», devenu iconique par la tragédie, est en marche.
Derrière la légende que célèbrent les magazines se cache cependant une réalité moins glamour : celle d'un don Juan prisonnier d'une véritable addiction sexuelle, qui collectionne de façon obsessionnelle les conquêtes. Actrices de renom ou starlettes, call-girls, secrétaires, hôtesses de l'air, femmes de la haute société ou bimbos... il les lui faut toutes. La liste de ses aventures est incroyablement longue, et rien ne semble freiner Jack, qui flirte même dans les milieux de la pègre tandis que Jackie traîne son ennui à la Maison Blanche...
Et pourtant, JFK n'aura jamais été éclaboussé par le moindre scandale. Protégé par sa famille, par la presse, par les Services secrets, il échappe aussi bien aux rumeurs de bigamie et aux tentatives de chantage qu'aux exhibitions sulfureuses de Marilyn... même si, de son côté, J. Edgar Hoover ne perd pas une miette de ces frasques qu'il consigne dans ses dossiers.
Le livre de Georges Ayache revisite les multiples liaisons du président américain, longtemps occultées par les journalistes comme par les historiens, peu désireux de ternir le «mythe Kennedy». Il plonge surtout au coeur d'une pathologie réelle, sur laquelle le voile se lève désormais peu à peu. JFK y apparaît comme la première véritable illustration d'une symbiose qui deviendra explosive, au fil de la libération des moeurs puis de la médiatisation débridée de l'espace privé des puissants : celle du sexe et du pouvoir.

Ancien diplomate, aujourd'hui écrivain et avocat, Georges Ayache est docteur en science politique et ancien élève de l'ENA. Il a déjà publié plusieurs livres sur les États-Unis. Parmi ses derniers ouvrages : Kennedy-Nixon. Les meilleurs ennemis, Franck Sinatra, Les Présidents des États-Unis et Kennedy. Vérités et légendes (chez Perrin). Il a également publié Le Cinéma italien appassionato (aux éditions du Rocher).





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos

En mai 2017, John Fitzgerald Kennedy aurait eu cent ans. Pour lui, on le sait, l'histoire s'est interrompue brutalement un après-midi ensoleillé d'automne, à Dallas. Il en a été un peu de même pour ces générations tétanisées d'effroi et d'incrédulité en apprenant, par la radio ou par la télévision, l'incroyable nouvelle de son assassinat.
À ces générations-là, comme aux autres qui ont suivi, sont restées des images lancinantes figeant le drame pour l'éternité. Clichés d'un temps suspendu dont on se prendrait presque à rêver, aujourd'hui encore, qu'il puisse reprendre son cours normal.
Les images de Dealey Plaza, bien sûr, et de Jackie dans son tailleur rose maculé du sang de son mari. Celles aussi d'un couple glamour et d'une famille comblée, aux enfants s'égayant avec insouciance dans un Bureau ovale devenu salle de jeux improvisée. Celles surtout d'un homme insolemment charismatique, qui reste dans nos mémoires davantage par son style et son allure que par ses oeuvres.
Longtemps après cette véritable tragédie antique, JFK demeure une icône de l'Amérique et suscite à ce titre respect, admiration et nostalgie. Parce qu'il était trop jeune pour mourir. Parce que cette élégance qu'il irradiait ne devait pas, ne pouvait pas succomber face à la vulgarité, face à un médiocre de hasard aux habits de meurtrier. C'est parce que l'assassinat de cet homme hors du commun relevait de l'inacceptable que s'est construite autour de lui une légende dorée et que sa présidence reste perçue comme un moment béni dans l'histoire de l'Amérique. Un pays au faîte de sa puissance, porté par une euphorie conquérante qui rendait impensables les années de plomb et la crise de confiance - du Vietnam au Watergate - qui devait s'ensuivre.
Bien des décennies après, Kennedy est encore l'incarnation de ces Happy days qui n'en finissent pas d'aviver notre nostalgie. A la fin des fifties, les teenagers adulaient Elvis Presley ou James Dean, mais tout le monde se retrouvait pour admirer JFK. L'homme était tellement gâté par la nature que c'en était presque matière à scandale. Jeune et beau, aussi riche qu'intelligent, il était bercé par la chance. Mieux encore, sa modernité charismatique et séduisante esquissait une Amérique novatrice et généreuse : celle de la «Nouvelle Frontière». Cela ne s'était plus produit depuis Franklin D. Roosevelt. Cerise sur le gâteau, en ces temps avant-coureurs de la communication de masse, il était merveilleusement télégénique : une «gueule», une «présence», comme on le dit généralement des monstres sacrés du cinéma dont il aurait pu être un jeune premier.
Les apparitions de JFK étaient impatiemment attendues et commentées, ses voyages à l'étranger une sorte d'événement. L'homme de la rue, à New York, dans le Kansas ou l'Oregon, se sentait fier de l'avoir pour président. Jusqu'aux journalistes, pourtant blasés par nature, qui restaient sidérés par ce véritable OVNI de la politique.


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