Comment faire lire les hommes de votre vie / Passion du livre

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.. Comment faire lire les hommes de votre vie

Couverture du livre Comment faire lire les hommes de votre vie

Auteur : Vincent Monadé

Date de saisie : 24/06/2017

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Payot, Paris, France

Prix : 12.00 €

ISBN : 978-2-228-91811-4

GENCOD : 9782228918114

Sorti le : 17/05/2017

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  • La présentation de l'éditeur

L'homme de votre vie n'ouvre jamais un livre, a le regard vitreux quand vous lui dites que ça y est, Anna Karénine s'est enfuie avec Vronski ; vous fait sursauter en criant «but ! ! !» au moment où Anna se jette sous le train... Pas de panique, ce guide va vous aider à en faire un lecteur fou, en dénichant LE livre qui va le faire basculer. Il est fan de films de zombies ? Mettez-lui entre les mains World War Z de Max Brooks. De musique ? High Fidelity de Nick Hornby. De sport ? Courir de Jean Echenoz. Il a envie de briller dans les dîners ? Parlez-lui de Comme un roman de Daniel Pennac. Avant de produire votre arme fatale, les joies de la littérature érotique...

À six ans, armé d'un coutelas d'ivoire offert par Pif Gadget, Vincent Monade revivait les aventures de Rahan. À huit ans, il tombait amoureux fou de Fantômette. À seize, il conquérait Plassans et La Fortune des Rougon.
Il a été libraire, plume pour des hommes politiques, attaché culturel au Congo. Il vit avec une lectrice acharnée et ils ne sont d'accord sur aucun livre, ou presque. Quand il ne lit pas, il préside le Centre national du livre.





  • La revue de presse Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 18 juin 2017

Les stratagèmes inventés par Vincent Monadé pour amener les hommes à la lecture sont d'autant plus amusants qu'il les expose avec verve, multipliant les métaphores loufoques et les digressions cocasses. Mais, derrière cette irrésistible pochade, se cache un pertinent éloge de la lecture et de la littérature...
On comprend pourquoi, ancien libraire, aujourd'hui président du Centre national du livre, Vincent Monadé célèbre les lectrices. Et propose aux lecteurs des deux sexes, sous couvert d'"appâter", puis d'"apprivoiser" l'abruti conjugal, un choix des livres qu'il aime. Classés par thèmes, il y en a une centaine. Mine de rien, ce livre rigolo est une petite et précieuse bibliothèque idéale.


  • La revue de presse Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 1er juin 2017

Le président du Centre national du Livre publie un manifeste pour inciter les hommes à lire davantage. Ambitieux, original et plein d'humour, le manifeste de Vincent Monadé !


  • La revue de presse Violaine Morin - Le Monde du 1er juin 2017

Vincent Monadé ne s'excuse jamais. Il aime lire et voudrait que tout le monde connaisse cette incomparable source de joie et de consolation. Avec l'orgueil des fanatiques, il invite à rejoindre sa secte, en martelant obstinément que la vie est plus douce du côté des convertis. Et c'est toute la force de son discours : la lecture est un plaisir auquel chacun devrait avoir le droit de goûter, de sorte que, au pays des livres, nous sommes tous bienvenus. Au diable l'homme instruit qui prend de haut celui qui n'a pas lu les «bons livres» et l'écrase de son savoir. Il est coupable de transformer le livre en objet de domination, alors que le livre est, fondamentalement, un objet d'évasion. L'outil essentiel d'une indépendance arrachée depuis toujours à la famille, à l'école, aux épreuves de la vie.


  • La revue de presse Baudouin Eschapasse - Le Point, mai 2017

Les hommes lisent moins que les femmes, c'est un fait. Mais, pour Vincent Monadé, ce n'est pas une fatalité. Il explique comment y remédier. À la tête du Centre national du livre depuis l'automne 2013, après avoir dirigé l'observatoire du livre et de l'écrit d'Île-de-France, Vincent Monadé est bien placé pour savoir que les garçons lisent moins que les filles...
Dans son jeu, les romans de gare et la littérature érotique constituent des cartes maîtresses pour amener, l'air de rien, les hommes à (re)découvrir les classiques. En effet, selon lui, il n'y a pas de petits livres : juste une gradation entre ceux qui appâtent, ceux que l'on apprivoise plus lentement et ceux qui finissent par bouleverser votre vie...
La grande littérature est un sésame et, si elle n'a pas le pouvoir de changer une vie, elle l'éclaire comme un Vermeer.» Puisse ce livre généreux, qui ébauche les contours d'une bibliothèque idéale, remplir cet office.



  • Les premières lignes

INTRODUCTION

Le lecteur est une lectrice. En vérité, si, si, penchée que vous êtes sur cet opuscule, sacrifiant les Repetto dont vous rêviez aux quinze bouquins qui encombrent vos bras, c'est vous. Je vous imagine sortant de votre librairie préférée, un sac de livres à la main. Vous rentrez chez vous, heureuse, anticipez les heures de lecture qui vous attendent. C'est un vendredi soir. Les enfants sont chez les scouts, votre ex, leurs grands-parents, des amis dont vous plaignez déjà la mère, bref, vous vous en êtes débarrassé. Pas de dîner à préparer, de douches, de devoirs, de discussions sur les minuscules aventures d'écoliers, rien. Deux jours entiers de néant serein, deux jours à lire. Le bonheur.

Vous ouvrez la porte, balancez vos chaussures dans l'entrée, vous servez un verre de vin, une bière, un thé ou une tisane, selon l'envie (reconnaissons que, week-end oblige, le verre de pinard l'emporte), enfilez jogging, chaussettes, chaussons, veste en polaire aux couleurs passées, passez en deux minutes de femme d'action à zombie casanier, hésitez entre votre lit et le canapé, choisissez ce dernier mue par un reste de conscience, vous mettez à l'aise, ouvrez le sac de livres, musardez entre deux, trois titres, choisissez avec un soupir d'aise (règle numéro 1, Elena Ferrante l'emporte), vous votez une gorgée de jaja, ouvrez le roman, disparaissez au monde.

Notre histoire pourrait s'arrêter là et reprendre lundi matin. Une femme détendue, vive, reposée, attaquerait la semaine avec entrain. N'était l'ennemi. Celui qui n'aura de cesse, deux jours durant, de perturber vos lectures, de s'ennuyer bruyamment, de demander à sortir, de se plaindre, d'écouter la télévision bien fort, de percer, trouer, clouer, d'inviter des amis à voir le foot, d'exiger de vraies discussions à coeur ouvert au cours desquelles il parlera de lui, de son boulot, de ses projets, de demander «c'est bien, ce que tu lis ?», de commenter la quatrième de couverture, de faire des blagues Carambar sur le nom de l'auteur, de perturber l'espace et le temps par sa seule présence. L'homme.

Car l'homme ne lit pas. Ne lui jetons pas la pierre, pas encore. À l'adolescence, lorsque les filles plongent dans John Green, Harry Potter ou Vango, il décroche. Imaginez sa vie, aussi. En quelques mois, il passe de l'enfance, odeur de savon, bouclettes nuageuses, frimousse et tâches de son, à Cro-Magnon. Encombré de bras et de jambes dont il ne sait que faire, il sent le poney, aurait besoin de changer de pieds tous les jours, a autant de cratères sur le visage qu'un télescope en voit, dans l'espace, sur la lune.

Il découvre la bande de potes et la nécessité vitale, pour l'adolescent, d'en faire partie et d'y tenir son rang. Pire, il découvre les filles (ou les garçons, d'ailleurs, on s'en fout). Hier encore, moitié invisible de l'humanité, parfois bruyante mais négligeable, voilà qu'elles occupent tout l'espace. Il ne voit plus qu'elles, ne rêve que d'elles, s'astique en permanence - et ne sait même pas leur dire bonjour. Alors oui, perturbé, mal à l'aise, usé, désespéré, obnubilé par son désir d'appartenir et d'aimer, l'homme, l'Adam futur, arrête de lire.

(...)


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