L'île au rébus / Passion du livre

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.. L'île au rébus

Couverture du livre L'île au rébus

Auteur : Peter May

Traducteur : Ariane Bataille

Date de saisie : 16/05/2017

Genre : Policiers

Editeur : Rouergue, Arles, France

Collection : Assassins sans visages

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782812610417

GENCOD : 9782812610417

Sorti le : 05/04/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Voilà vingt ans qu'Adam Killian est mort sur Groix, cette île où jamais aucun crime n'avait eu lieu de mémoire d'homme mais où ce retraité anglais, passionné d'entomologie, a été brutalement assassiné. Et depuis vingt ans sa belle-fille tient scrupuleusement le serment qu'elle lui a fait de ne rien déplacer dans son bureau, là où le défunt a laissé des indices qui permettraient à son fils de confondre son meurtrier, sans imaginer que celui-ci trouverait la mort quelques jours après lui ni que personne ne parviendrait à identifier le coupable. Tenu par sa promesse d'élucider cette quatrième affaire non résolue du best-seller Assassins sans visages, Enzo Macleod, le spécialiste des scènes de crime, débarque sur la petite île bretonne où nul ne souhaite voir ressurgir ce fait-divers infamant. Dans le bureau d'Adam Killian l'attendent un étrange rébus et les plus insondables secrets de la vie d'un homme.
Avec cette nouvelle énigme de sa série française, Peter May nous invite à un huis clos oppressant sur l'une des îles les plus fascinantes du littoral breton.

Peter May est l'auteur de la célèbre trilogie écossaise (L'île des chasseurs d'oiseaux, L'Homme de Lewis, Le Braconnier du lac perdu). Francophile et francophone, Peter May a situé dans l'Hexagone sa série Assassins sans visages dont trois premiers opus sont déjà traduits en français : Le Mort aux quatre tombeaux (2013), Terreur dans les vignes (2014) et La Trace du sang (2015). Dans la collection Rouergue noir, Les Disparus du phare est son dernier roman paru (2016).





  • Les premières lignes

Chapitre 1

Munich, Allemagne, 20 décembre 1951

Erik Fleisher se félicitait de sa bonne fortune.
Son épouse était une femme séduisante au sourire radieux, au regard ensorcelant, à la chevelure dorée cascadant sur les épaules. Et toujours aussi éprise de lui au bout de cinq années tumultueuses.
Il avait deux merveilleux enfants blonds aux yeux bleus, clones de leur mère.
Enfin, sorti quasiment indemne de la guerre, il avait hérité de la villa bavaroise de ses parents et ouvert, dans cette banlieue verdoyante, un cabinet fréquenté par une clientèle aisée - la nouvelle classe moyenne florissante née des cendres de la folie de Hitler.
La vie s'annonçait belle et l'horizon sans tache.
Comment aurait-il pu se douter qu'il allait tout perdre en une nuit ?
Assis dans le salon, il lisait son journal du soir, bercé par les éclats de rire qui jaillissaient de la salle à manger contiguë où les deux enfants et leur mère jouaient à un jeu de société. Il baissa la tête de façon à pouvoir les regarder par-dessus ses lunettes et, comme toujours, la simple vue de Magda suffît à éveiller son désir, ainsi que l'envie de lui faire un troisième, voire un quatrième enfant.
Après un coup d'oeil à sa montre, il replia son journal, le posa à côté de lui et lança :
- Je redescends d'ici un quart d'heure.
La tête à moitié tournée vers lui, Magda répondit :
- Le dîner sera prêt dans vingt minutes.
Au premier étage, son cabinet occupait une pièce élégante lambrissée de chêne. Une bibliothèque dont les étagères croulaient sous le poids des livres ayant appartenu à son père couvrait un mur entier. Les hautes fenêtres encadrées de rideaux en velours donnaient sur le boulevard et le parc plongé dans le noir. Sentant le froid extérieur se coller aux vitres telles des paumes glacées, il tira les lourdes tentures avant de s'asseoir à son bureau qu'éclairait une lumière tamisée et sur lequel les dossiers de ses patients étaient méticuleusement rangés. Il consulta son agenda. Premier rendez-vous le lendemain matin, à huit heures trente. Un soupçon d'insatisfaction le saisit à la perspective de l'interminable défilé de femmes enceintes qui l'attendait. Mais il ne pouvait pas se laisser contrarier pour si peu alors que la chance lui souriait.
Il se préparait à ouvrir le premier dossier quand le téléphone sonna. Allongeant le bras hors du cercle de lumière, il décrocha le combiné. À l'autre bout du fil, la voix était rauque, tendue, à peine plus forte qu'un murmure :
- Ils arrivent ! Pars ! Tout de suite !
Il se leva si brusquement que son fauteuil se renversa. Il l'entendit heurter le sol derrière lui. D'un bond, il alla écarter de quelques millimètres les rideaux de la fenêtre la plus proche afin de scruter une nuit désormais remplie de démons. Bien qu'il fût pratiquement impossible de voir quoi que ce soit au-delà des réverbères, il lui sembla distinguer des ombres mouvantes parmi les arbres du parc. Le moment était arrivé.
Il en avait enfoui l'éventualité au plus profond de sa conscience, mais cela ne l'empêchait pas de retrouver immédiatement des réflexes qui n'avaient rien perdu de leur efficacité.
(...)


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