Par l'oreille du coeur : quand un musicien rencontre l'enseignement d'Arnaud Desjardins / Passion du livre

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.. Par l'oreille du coeur : quand un musicien rencontre l'enseignement d'Arnaud Desjardins

Couverture du livre Par l'oreille du coeur : quand un musicien rencontre l'enseignement d'Arnaud Desjardins

Auteur : André Martin

Préface : Gilles Farcet

Date de saisie : 28/04/2017

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Dervy, Paris, France

Prix : 17.00 €

ISBN : 9791024201931

GENCOD : 9791024201931

Sorti le : 24/04/2017

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  • La présentation de l'éditeur

Ce récit vivant d'un parcours personnel passionné entre musique et spiritualité amène pas à pas le lecteur à découvrir une forme spécifique d'accompagnement des personnes dans leur quête intérieure.
Musicien classique professionnel, engagé sur la voie enseignée par Arnaud Desjardins depuis plus de trente ans et élève de Savitry Naïr, chanteuse et danseuse de l'Inde du Sud, André Martin nous dévoile ici les expériences qui l'ont conduit à explorer la nature musicale du processus de connaissance de soi.
Au fil des pages, il nous révèle que notre monde intérieur porte en lui-même son propre langage. Les mélodies qu'il génère sont autant de portes qui s'ouvrent sur notre vie psychique et spirituelle. Des personnes sans connaissance musicale particulière pourront ainsi entamer une exploration de soi à partir d'une «vocalisation des états intérieurs». Cette expression naturelle des ressentis physiques et émotionnels sera perçue telle une véritable musique par laquelle l'Être cherche à se manifester. C'est grâce à une écoute par l'oreille du coeur, sans jugement ni référence, qu'émergera peu à peu le niveau spirituel de la personne à travers des formes musicales subtiles et innées, chants spontanés qui montreront parfois d'étonnantes similitudes avec les musiques sacrées de diverses traditions.

André Martin, premier hautbois solo de l'Orchestre National des Pays de la Loire et professeur de hautbois durant 25 ans, se forme à «l'intégration posturale» (thérapie psychocorporelle) puis s'initie à la musique carnatique (Inde du Sud). Il accompagne depuis 20 ans des personnes dans leur quête intérieure.





  • Les premières lignes

Une enfance en musique

Paris, 1968, Conservatoire National Supérieur de Musique Concours d'entrée dans la classe de hautbois

Trente-cinq candidats pour trois places, ça s'annonçait difficile ! A l'époque, être admis au conservatoire de Paris était l'assurance quasi certaine de devenir musicien professionnel dans le monde de la musique classique. Afin de me donner toutes mes chances, et à cause des limites d'âge, j'avais quitté le lycée avant la terminale pour m'investir totalement dans le hautbois. Ma plus grande angoisse était de devoir un jour reprendre la route du lycée. À la suite d'efforts inconsidérés dans l'apprentissage du hautbois, je venais de passer une année pleine de doutes quant à mon avenir musical. La tension était à son comble lorsque j'arrivai sur la scène de la salle Berlioz devant ce jury dont dépendait mon avenir. Je me revois encore scrutant, quelques heures plus tard, la liste des heureux élus dans le grand hall d'entrée de la rue de Madrid ! J'étais reçu ! Incroyable !
Comment étais-je devenu ce jeune homme passionné, tenace bien qu'assez fragile ? Qu'avais-je traversé depuis mon arrivée sur cette terre ?

La langue paternelle

Du plus loin que je me souvienne, ma petite enfance a été baignée de la sonorité chaleureuse du saxophone de mon père. II avait appris seul le saxophone à l'âge de vingt et un ans. Il en jouait magnifiquement mais n'avait jamais franchi le pas pour devenir musicien professionnel. La musicalité qui émanait de son instrument me reste comme l'expression la plus tangible de sa richesse intérieure. La beauté de son jeu me transportait au-delà de l'image qu'il donnait de sa personne au quotidien et sa musique m'ouvrait les portes de son âme. Je m'imprégnais donc très tôt de cette «langue paternelle» qui m'accompagnerait tout au long de mon chemin.
Bien plus tard, je compris que les impressions subtiles reçues dans les premiers jours de notre vie sont déterminantes pour la suite de notre aventure terrestre. Mon père avait permis qu'un canal reste ouvert dans mon propre coeur et que ma sensibilité soit ainsi préservée. C'est, j'en suis sûr, grâce à cette première ouverture que la vie a pu me conduire au métier de musicien et que la fibre mystique a continué à vibrer en moi d'une manière plus ou moins consciente. Dans mon coeur, la musique et le spirituel étaient devenus indissociables à jamais.
C'est dans ma septième année que l'école m'offrit une première expérience d'apprentissage musical. Les notions de base enseignées dans le cadre scolaire ne trouvaient aucun écho en moi, pas plus que les leçons de solfège prises à l'école de musique. Le professeur, connaissant la passion de mon père pour la musique, était catastrophé de mon désintérêt pour cet apprentissage et ne se gênait pas pour m'humilier devant les autres élèves. Cette méthode qui demande aux enfants d'apprendre la grammaire musicale avant d'avoir goûté au plaisir de la rencontre avec un instrument n'est vraiment pas la meilleure et beaucoup d'apprentis musiciens en sont encore victimes. C'est une chance que d'avoir traversé cette épreuve sans trop de dommage. Un jour, bien plus tard, je trouverais un vrai goût pour le solfège, me jouant des lectures de notes, des rythmes complexes, des dictées de notes, mais j'avais alors fait un bon bout de chemin sur le plan instrumental.


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