Bléré en vallée du Cher : Chenonceau et ses environs / Passion du livre

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.. Bléré en vallée du Cher : Chenonceau et ses environs

Couverture du livre Bléré en vallée du Cher : Chenonceau et ses environs

Auteur : Direction de l'Inventaire du patrimoine du Centre-Val de Loire | Martine Lainé

Illustrateur : photographies deThierry Cantalupo

Date de saisie : 12/05/2017

Genre : Architecture

Editeur : Lieux dits, Lyon, France

Collection : Images du patrimoine

Prix : 27.00 €

ISBN : 9782362191442

GENCOD : 9782362191442

Sorti le : 05/05/2017

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  • La présentation de l'éditeur

Le château de Chenonceau constitue l'un des joyaux du patrimoine de Touraine. Le territoire qui l'entoure recèle lui aussi des édifices et objets mobiliers d'un grand intérêt et souvent méconnus. Suite à l'inventaire systématique des seize communes du canton de Bléré, cet ouvrage présente, outre Chenonceau et son château, tous les édifices remarquables qui structurent ces paysages viticoles et céréaliers traversés d'est en ouest par le Cher.

La rivière constitue la limite sud du pays d'Amboise dont les coteaux rocheux abritent de multiples caves aménagées. La Champeigne tourangelle, vaste plateau calcaire à forte dominante agricole, est ponctuée de grandes fermes dont certaines, datées pour la première fois par dendrochronologie, révèlent une ancienneté insoupçonnée. A l'est, les vallons boisés de Céré-la-Ronde marquent la limite nord de la Gâtine de Montrésor d'où l'on découvre le spectaculaire château de Montpoupon. L'exceptionnel château-miroir de Chenonceau serti dans l'écrin de ses jardins en terrasse, le château de Nitray à Athée-sur-Cher et la chapelle Jehan de Seigne à Bléré illustrent l'introduction en Val de Loire de l'architecture de la Renaissance. Suivant le cours du Cher, aménagé entre 1836 et 1841 pour faciliter la navigation, de nombreux châteaux et demeures remarquables furent bâtis au XIXe siècle.

Enfin, tout au sud, le village de Courçay convie le visiteur à emprunter les sentiers d'un site naturel classé.





  • Les premières lignes

D'une vallée à l'autre, un espace ouvert

Le récit d'un voyage publié en 1881, Par les champs et par les grèves, donne à Flaubert l'occasion d'une description de Chenonceau qu'il découvre avec son ami Maxime Du Camp. «Je ne sais quoi d'une suavité singulière et d'une aristocratique sérénité transpire au château de Chenonceau. Placé au fond d'une grande allée d'arbres, à quelque distance du village qui se tient respectueusement à l'écart, bâti sur l'eau, entouré de bois, au milieu d'un vaste parc à belles pelouses, il lève en l'air ses tourelles, ses cheminées carrées. Le Cher passe en murmurant au bas sous ses arches dont les arêtes pointues brisent le courant. Son élégance est robuste et douce et son calme mélancolique sans ennui ni amertume.» Le logis de Thomas Bohier et la galerie sur l'eau qui le prolonge constituent, par le jeu des reflets de la lumière et de la pierre de tufeau, l'un des plus spectaculaires châteaux de la Loire. Patrimoine exceptionnel, il s'inscrit au coeur d'un territoire dont on serait tenté de croire, trop vite, qu'il n'a rien d'autre à livrer. Le présent inventaire s'est attaché à en révéler l'intérêt parfois insoupçonné.

Aspects géographiques

Les seize communes étudiées couvrent un territoire de 350 km2 traversé d'est en ouest par le Cher et se situent à la rencontre de trois régions naturelles. La rivière, qui traverse neuf communes, constitue la limite sud du pays d'Amboise, plateau crayeux dont les coteaux sont creusés de multiples caves. L'habitat s'est développé en rive droite, sur les terres issues du défrichement de la forêt d'Amboise dès le Moyen Âge. Saint-Martin-le-Beau, Dierre, La Croix-en-Touraine, Civray-de-Touraine, Chenonceau, Chisseaux et Francueil appartiennent au Pays d'Amboise.
Au sud et à l'ouest du territoire cantonal, entre le Cher et l'Indre, s'étend la Champeigne tourangelle, vaste plateau calcaire aux sols fertiles, favorables à la culture des céréales depuis le Néolithique. C'est une région de très faible relief, à forte dominante agricole.
Azay-sur-Cher, Athée-sur-Cher, Bléré, Sublaines, Cigogne et Courçay en font partie. C'est l'un des pays tourangeaux les mieux caractérisés ; sur ce vaste plateau sans relief, la vue n'est pas arrêtée, à part, de temps en temps, par quelques zones boisées résiduelles. Les paysages agricoles ressemblent parfois à ceux de la Beauce. Jusque vers 1945, c'était un domaine de polyculture-élevage où la diversité des pratiques agricoles était un atout. Le remembrement s'est effectué rapidement après 1945 et a augmenté considérablement la taille des parcelles. Les géographes ont relevé que l'unité de la Champeigne est très forte, tant au plan pédologique (minces sols fertiles) que climatique et hydrologique ; on y constate l'absence de cours d'eau pérenne. Au plan géologique, le sous-sol est constitué de calcaires lacustres parfois siliceux du Turonien, recouverts d'une faible épaisseur de limon quaternaire. On y observe l'absence d'argile. A l'est, les vallons boisés de Céré-la-Ronde et d'Épeigné-les-Bois, parcourus de ruisseaux, avec la partie est de la commune de Luzillé, constituent la limite nord de la Gâtine de Montrésor, zone de plateaux et de forêts où se situe le point culminant du département : 186 mètres au signal de la Ronde. La présence d'épaisses poches d'argile à Céré-la-Ronde permet le stockage du gaz. La Gâtine de Montrésor se caractérise par une pluviosité plus marquée due au relief. La forêt, présente sur la ligne de partage des eaux, a servi de limite entre Turons et Carnutes. Ces limites ont perduré avec la création du département.


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