Voix poétiques : vers... à la rencontre de l'autre / Passion du livre

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.. Voix poétiques : vers... à la rencontre de l'autre

Couverture du livre Voix poétiques : vers... à la rencontre de l'autre

Auteur : Marcella Leopizzi | Mario Selvaggio

Date de saisie : 19/04/2017

Genre : Poésie

Editeur : Hermann, Paris, France

Collection : Vertige de la langue

Prix : 30.00 €

ISBN : 9782705693657

GENCOD : 9782705693657

Sorti le : 21/02/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Sous la direction de Marcella Leopizzi & Mario Selvaggio

Les voix poétiques présentées et analysées dans ce volume confient à la poésie la tâche de l'«orientation» et de l'ouverture à l'Autre. Les vers inédits de Jacques Ancet, Camille Aubaude, Nicole Barrière, Michel Bénard, Hédi Bouraoui, Francis Catalano, Maggy De Coster, Rome Deguergue, Giovanni Dotoli, Jacques-François Dussottier, Christophe Forgeot, Constantin Frosin, Sylvie Jacobée Biriouk, Éric Jacobée Sivry, Simon Lambrey, Odette Beaudry, Mario Selvaggio, Salah Stétié, Ilda Tomas, ainsi que les essais critiques sur Meschonnic, Gaston Miron, etc., offrent des voies pour (re)trouver le sens de la vie et le «parcourir» avec une joie enfantine. Aussi les voix/voies qui s'expriment dans ce livre permettront-elles au lecteur de saisir la «poésie de la vie» et de «vivre en poésie»...

Jacques Ancet, Camille Aubaude, Nicole Barrière, Odette Beaudry, Michel Bénard, Régine Blaig Meschonnic, Hédi Bouraoui, Claudia Canu Fautré, Francis Catalano, Maggy De Coster, Rome Deguergue, Francesca Dosi, Giovanni Dotoli, Jacques-François Dussottier, Christophe Forgeot, Constantin Frosin, Sylvie Jacobée Biriouk, Eric Jacobée Sivry, Simon Lambrey, Marcella Leopizzi, Henri Meschonnic, Anne Mounic, Patrick Navaï, Mario Selvaggio, Salah Stétié, Ilda Tomas, Sergio Villani.





  • Les premières lignes

Extrait de la préface

LA POÉSIE ÉCOUTE-HABITÉ

par Giovanni Dotoli,
Université de Bari Aldo Mon, cours de civilisation française à la Sorbonne

Les six sens

Combien de sens a la poésie ? Mon regretté ami et collègue Henri Meschonnic affirme que «le poème et la poésie [...] [ont] cinq sens plus un, pour la forme». Premier constat : la poésie et le poème possèdent les cinq sens traditionnels. Mais ils ont quelque chose de plus, non seulement «pour la forme». La poésie a le sens du monde, qu'elle habite à tout moment, et à toute parole, du mystère et de l'avenir. A l'écoute de l'autre - tous les autres -, elle se présente comme la voix de l'Être.
La poésie-poème a donc au moins un sixième sens, à plein titre, celui de la profondeur de ce qui est. Henri Meschonnic fait sa liste de sens, en poésie et en poème : «une essence, une émotion, une réalité historique, une activité et un universel. Plus, ou plutôt en préalable, la définition commune». Il souligne que ce sixième sens, celui de la définition de la poésie, ne change pas dans les dictionnaires, depuis Robert Estienne jusqu'à nos jours, et peut-être même pas dans la vulgate de l'usage commun. Mais la poésie n'est plus la même, au moins depuis Arthur Rimbaud et Stéphane Mallarmé. Ce n'est plus quelque chose de lié au vers, à l'inspiration, au lyrisme, à l'enthousiasme, mais un je ne sais quoi qui prend aux entrailles, qui révolutionne le langage, dans sa structure et dans sa densité.
Elle n'évoque plus : elle dit, elle affirme, elle prononce, elle sanctionne. Ce n'est pas une question de forme, mais de substance, de verbe-texte, de parole qui est chair. La technique est mise de côté. C'est une question de signe et d'essence, et de tentative de définition du monde.
Est-ce donc de l'abstraction ? Absolument pas. C'est par contre la réalité vraie, le langage à son origine, l'outre-lieu qui se montre par étincelles, le rythme secret et profond du monde.
La poésie est donc poème, langage pur, tension à l'universel, sans calculs, sans ludisme, sans métricisme - ce néologisme est à moi -, sans pensée-culture - Gustave Flaubert l'affirme déjà ! -, parce que la poésie ne pense pas. Elle perçoit, suggère, ne définit pas. C'est le langage unique du sujet. C'est cela «parler poème», ainsi que le propose Henri Meschonnic dans toutes ses oeuvres. C'est le véritable sens de son affirmation : «Pour penser le poème, il faut penser la valeur». Valeur de l'urgence de ce monde, du mot par son énergie inépuisable, du rythme de l'écoulement des choses.

La vie

La première conséquence est naturelle : la poésie «narre» la vie, d'après la façon dont l'homme l'accueille (Joë Bousquet). Johann Wolfgang von Goethe n'affirme-t-il pas que «le véritable poète a pour vocation d'accueillir en lui la splendeur du monde» ?
Le poète vit. La poésie, sa parole, vit : c'est-à-dire que le poète et la poésie vivent en symbiose, dans un rêve qui est réalité, presque imperceptible, comme l'air, le vent, l'eau, la neige, le souffle. Mais est-ce un rêve ? C'est plutôt une rêve-vie, une vie qui est, une expérience qui se poétise.
(...)


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