Je me tuerais pour vous et autres nouvelles inédites / Passion du livre

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.. Je me tuerais pour vous et autres nouvelles inédites

Couverture du livre Je me tuerais pour vous et autres nouvelles inédites

Auteur : Francis Scott Fitzgerald

Postface : Anne Margaret Daniel

Traducteur : Marc Amfreville

Date de saisie : 12/04/2017

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Fayard, Paris, France | Grasset, Paris, France

Prix : 23.00 €

ISBN : 978-2-246-81294-4

GENCOD : 9782246812944

Sorti le : 29/03/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Francis Scott Fitzgerald fut un nouvelliste hors pair. Les revues littéraires américaines s'arrachaient ses textes quand l'auteur emblématique des années folles était au faîte de sa gloire. Dix-huit textes inédits viennent d'être retrouvés : seize nouvelles et deux esquisses de scénario destinées à Hollywood qui apparaissent aujourd'hui comme un approfondissement de son oeuvre. Les rêves de gloire ou de succès, la solitude des gens simples ou célèbres dans un monde en crise, le milieu du cinéma et ses moeurs, mais aussi la maladie et la folie sont quelques-uns des thèmes qui traversent le présent recueil. La publication de ces nouvelles inédites du mythique romancier américain constitue un événement littéraire mondial.

Francis Scott Fitzgerald (1896-1940) est un des plus grands écrivains de la littéraire américaine du XXe siècle. Il est notamment l'auteur des chefs-d'oeuvre Gatsby le Magnifique (1925 ; nouvelle traduction publiée en «Cahiers rouges», Grasset, 2014) et Tendre est la nuit.





  • La revue de presse François-Guillaume Lorrain - Le Point, avril 2017

"Je me tuerais pour vous", un recueil inédit composé dix-huit nouvelles écrites dans les années 1930 paraît, hanté par la mort, la mélancolie et la folie...
En 2008, on avait exhumé sa pièce de théâtre (Un légume). En 2012, il avait été pléiadisé avant qu'on ne retrouve un livre d'entretiens (Des livres et une Rolls). Le phénix Fitzgerald (1895-1940) n'en finit pas de renaître de ses cendres. Mais, cette fois, l'écrivain aux débuts fulgurants, qui connut une longue agonie littéraire, renaît plus fort avec un recueil inédit dans un genre qu'il pratiqua toute sa vie : la nouvelle.


  • La revue de presse Nelly Kaprièlian - Les Inrocks, mars 2017

Seize nouvelles et deux scripts de l'auteur de Gatsby le magnifique sortent en français. Autant de comédies subversives au ton doux-amer sur fond de quiproquos absurdes.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 29 mars 2017

Ecrits dans les années 1930, jamais publiés, les textes qui composent ce recueil mettent en lumière la profonde mélancolie et l'ironie, souvent cruelle, de l'auteur américain...
Dans les meilleures parmi ces ­nouvelles, «Je me tuerais pour vous», ­­­­­­«Salut à Lucy et Elsie», «La perle et la fourrure»..., Fitzgerald instille ce mélange d'ironie cruelle, de profonde mélancolie et de vraie âpreté qui est son climat de prédilection. Il nimbe aussi ces histoires d'une in­tangible mais prégnante sensation de précarité, de déséquilibre, sorte de prescience d'un désastre inévitable, qui contribue au caractère secrètement poignant de toutes ses fictions, nouvelles ou ­romans, et les extirpe toujours du réalisme banal. Mais la quintessence de l'art de Fitzgerald se manifeste sans doute dans ces si nombreux fragments de prose qui, tout à coup, semblent échapper à la narration, surgir de la page et se cristalliser, pour imprimer durablement sur la rétine ou l'esprit du lecteur une image, une sensation, une intuition



  • Les premières lignes

Reconnaissance de dette

I.

Ce n'est pas mon vrai nom que vous lisez ci-dessus - celui auquel il appartient m'a donné la permission de l'utiliser pour signer ce texte. Je ne divulguerai pas le mien. Je suis éditeur. Je publie de longues histoires d'amour écrites par de vieilles filles du Dakota du Sud, des romans policiers qui parlent de riches hommes du monde et de femmes apaches dotées de «grands yeux noirs», des travaux sur telle ou telle menace ou sur la couleur de la lune à Tahiti, rédigés par des universitaires et autres chômeurs. Je n'accepte aucune oeuvre de fiction proposée par des écrivains de moins de quinze ans. Les éditorialistes et les communistes (je confonds toujours ces deux mots) me vouent aux gémonies parce que je ne m'intéresse qu'à l'argent. C'est vrai, je suis extrêmement vénal. Ma femme en a besoin. Mes enfants dépensent sans compter. Si on m'offrait tout l'argent qui s'entasse à New York, je ne le refuserais pas. Je préférerais publier un livre qui promette un premier tirage de cinq cent mille exemplaires, plutôt que d'avoir découvert Samuel Buder, Theodore Dreiser et James Branch Cabell la même année. Vous penseriez comme moi si vous étiez éditeur.
Il y a six mois, j'ai signé un contrat pour une valeur sûre. Un livre de la main d'Harden, le spécialiste des recherches parapsychologiques - le célèbre Dr Harden. Son premier essai, publié par mes soins en 1913, avait accroché le public comme un crabe de Long Island vous saisit, et à l'époque, le parapsychologique était loin d'être aussi en vogue qu'aujourd'hui. Nous l'avons annoncé comme un livre à la puissance émotionnelle sans précédent. Son neveu, Cosgrove Harden, était mort à la guerre, et le Dr Harden avait écrit avec élégance et pudeur un récit sur la façon dont il était entré en communication par divers moyens avec ce jeune homme dans l'au-delà.
Le Dr Harden ne recherchait pas le succès à tout prix. C'était un savant éminent, titulaire d'un doctorat de psychologie délivré par l'Université de Vienne, et d'un autre, de droit, décerné par l'Université d'Oxford, autrefois professeur invité à l'Université d'Ohio. Son livre n'était ni aride ni naïf. Il était animé par un sérieux absolu. Par exemple, il racontait dans ces pages qu'un jeune homme du nom de Wilkins était venu frapper à sa porte en affirmant que le défunt lui devait trois dollars et quatre-vingts cents. Il lui avait demandé de sonder les intentions du disparu à ce sujet. Le Dr Harden avait catégoriquement refusé. Il considérait que pareille requête équivalait à prier les saints pour un parapluie égaré.
La publication nous a demandé quatre-vingt-dix jours de préparation. Pour la première de couverture, nous avions le choix entre trois types de police différents et deux illustrations, tous commandés aux étoiles de la profession, avant que la jaquette proprement dite soit confectionnée. Les épreuves finales ont été relues par sept correcteurs irréprochables pour que le plus léger tremblement dans la queue d'une virgule ou la moindre coulée dans un I majuscule ne risquent pas d'offenser la vue si exigeante du Grand Public Américain.
(...)


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