Lémuria : l'étrange aventure des enfants lémurs / Passion du livre

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Couverture du livre Lémuria : l'étrange aventure des enfants lémurs

Auteur : Ménéas Marphil

Date de saisie : 04/04/2017

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Au diable Vauvert, Vauvert, France

Collection : Jeunesse

Prix : 18.00 €

ISBN : 9791030701166

GENCOD : 9791030701166

Sorti le : 16/03/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Une nuit, Angelette et Andry sont approchés par d'étranges lémuriens venus d'une autre dimension. Ils ne sont pas rassurants : «La planète est au bord du chaos parce que votre civilisation est lamentable !» Seuls des enfants peuvent empêcher le désastre final. Ils proposent à Angelette et Andry une première épreuve : s'ils sont capables de réunir une centaine d'amis volontaires pour restaurer l'âge d'or de la Terre, ils les conduiront en Lémurie pour une extraordinaire mission...

UNE AVENTURE ABRACADAGASCARESQUE

Cet ancien éducateur spécialisé a parcouru les continents avant de poser son sac à dos sur un îlot au large de Madagascar, où il retourne aussi souvent que possible. C'est donc tout naturellement qu'il y a ancré son premier roman, Abracadagascar, et en a fait une source de la magie blanche.





  • Les premières lignes

Chapitre 1

Où l'on comprend qu'une chose mystérieuse se rapproche.

Angelette frissonna de tout son être. Les mains qui sortent du sol étaient revenues agripper ses chevilles. C'était la troisième fois que cela se produisait cette semaine, ce qui semblait indiquer que la chose se rapprochait.
La toute première fois, elle avait seulement pensé au vent, tellement ça n'était qu'un souffle, pareil à la brise légère qui venait baigner l'île à la tombée du soir. Sauf qu'on était le matin, ce qui n'avait pas manqué d'intriguer la jeune fille.
Puis, au fil de ses manifestations, la chose était à chaque fois devenue un peu plus solide. Jusqu'au jour où Angelette avait eu l'impression qu'un animal venait de filer entre ses jambes. Peut-être un chat; ils étaient quelques-uns à errer sur l'île depuis qu'on avait cessé de les chasser. Elle avait aussitôt regardé sous son banc pour essayer de voir l'animal, mais ça ne collait pas mieux ; un chat n'aurait pas pu disparaître de la salle de classe aussi rapidement. Ou alors il était invisible et c'était encore plus inquiétant.
Enfin, cette semaine, elle avait compris qu'il s'agissait de mains, encore que les apparitions aient été si brèves qu'elle ne pouvait l'affirmer. Tellement brèves qu'elle n'avait jamais eu le temps de prendre quelqu'un à témoin. Du coup, elle n'osait en parler à personne par peur de passer pour folle, et c'était peut-être mieux comme ça. Surtout dans la classe de Mme Honorine. Si jamais il s'avérait qu'Angelette soit seule à voir la chose, elle ne pourrait même pas faire passer ça pour de l'imagination. Mme Honorine fuyait comme la peste et le choléra réunis tout ce qui relevait de l'imaginaire. Elle le rangeait dans ce qu'elle appelait d'une manière globale l'irréel et, de ce côté-là, on pouvait dire qu'elle était vraiment irréellophobe.
- Si quelque chose n'est ni visible, ni tangible, ni compréhensible pour autrui, répétait-elle souvent, alors elle ne présente aucune sorte d'intérêt. Et donc ça ne sera jamais au programme. C'est bien compris ?
Dans la classe, Christin avait parfaitement compris ce qu'était l'irréellophobie le jour où il avait voulu raconter son rêve de la nuit. Mme Honorine l'avait carrément mis à la porte en lui demandant de ne revenir en classe que lorsqu'il aurait «quelque chose d'intéressant à dire».
Mais quoi ? Comment savoir si ce qu'on a à dire est intéressant ? Pour Mme Honorine c'était aussi clair que définitif : seules les choses sérieuses et avérées sont intéressantes, comme, par exemple, le cours d'histoire du jour portant sur Nos ancêtres les Vazimbas. Voilà une chose sérieuse et avérée, même si les Vazimbas ont disparu depuis nul ne sait quand, sans laisser le moindre fragment de squelette, ni aucun témoignage d'une vie organisée à un moment quelconque.
Pour oncle Andry, qui en connaissait un rayon sur le sujet, les Vazimbas étaient une très belle légende mais ils n'avaient jamais existé. Alors, entre le savoir ancestral de l'oncle et les croyances de l'institutrice, il n'y avait pas photo. Cela dit, que la vérité soit chez l'un ou chez l'autre, ça ne résolvait pas le mystère des mains qui sortent de terre.
(...)


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