Philippe Rozier : fils de / Passion du livre

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Couverture du livre Philippe Rozier : fils de

Auteur : Virginie Coupérie-Eiffel

Illustrateur : Joyeux | dessins techniques de Evelyne Plateaux

Date de saisie : 04/04/2017

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Lavauzelle, Panazol, France

Collection : Rois et rênes

Prix : 24.00 €

ISBN : 9782702516485

GENCOD : 9782702516485

Sorti le : 15/03/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Philippe Rozier est l'un des meilleurs cavaliers mondiaux depuis plus de 30 ans. Sa consécration, il l'obtient aux Jeux Olympiques de Rio en août 2016. Fils de Marcel Rozier, figure du monde du cheval, cavalier médaillé et entraîneur, Philippe a voulu s'imposer seul dans le inonde du saut d'obstacles.

Sa réussite il la doit avant tout à ses fidèles compagnons, les chevaux. De Tournebride à Rahotep, en passant par une centaine d'autres coéquipiers, tous ont contribué à son incroyable carrière. Mais il la doit aussi à sa famille, ses amours, ses filles, ses propriétaires, sa persévérance, son courage.

Philippe nous raconte ici sa vie telle qu'il l'a vécue, avec ses hauts, ses bas, ses exploits, ses échecs. Il nous livre ses conseils et exercices faciles à reproduire. Vous allez certes découvrir ce que vous savez, mais surtout, ce que vous ne savez pas !

Voici l'histoire sincère d'un grand sportif, d'un destin hors du commun. Ça s'est passé comme cela, et pas autrement.

Joyeux, ancien jockey croque les situations et les relations homme, cheval avec son humour et sa liberté légendaires, les chevaux qu'il aime à nommer «ses doriphores» nous parlent et se rient de nous !





  • Les premières lignes

Chapitre Premier

Premiers pas

Les landes parsemées de lacs, s'étendent à perte de vue, j'aperçois au loin la montagne qui s'enfonce dans la mer. «Des nuages noirs qui viennent du Nord colorent la terre, les lacs et rivières, c'est le décor du Connemara», comme dans la chanson de Michel Sardou... Nous sommes en 1976, lors de l'été des Jeux Olympiques de Montréal, et je suis dans le bus sur une petite route de l'ouest de l'Irlande avec mon moniteur et les quinze autres enfants de ma colonie de vacances poney. Nous allons au Horse Show de Dublin. J'ai treize ans et je ne parle pas un mot d'anglais, impossible donc de comprendre ce que raconte le speaker de la radio. Mon moniteur, qui lui parle couramment, se tourne vers moi avec frénésie, et me dit : «je crois que ton père et ton oncle sont champions olympiques par équipe !». Je réponds : «Ah ouais, c'est bien»... voilà ce que ça me fait d'apprendre cette nouvelle : ni chaud, ni froid. Pour moi, c'est leur boulot, ils ont gagné, tant mieux, ça s'arrête là. Je n'ai pas l'impression de faire partie de ce monde, les chevaux ne m'intéressent pas vraiment, et même plus : ils me font peur.
Oui, les chevaux me terrorisent depuis cet accident terrible. J'ai alors dix ans, je monte un de ces petits chevaux originaires d'Afrique du Nord, les Barbes, sous le regard de mon père et mon grand-père qui donnent des cours sur la carrière. Ces chevaux sont très résistants et nous les utilisons pour le club de Bois le Roi, où j'habite depuis que je suis né, le 5 février 1963. Ils sont réputés pour leur caractère calme et équilibré, mais ce jour là, un chien fonce sur la carrière alors que je suis tranquillement au pas. Le cheval prend peur, s'emballe, part au triple galop, je ne peux plus l'arrêter. Déséquilibré, je tombe, mais mon pied reste accroché à l'étrier, et je fais un tour de carrière entier la tête suspendue en bas ! Je suis si petit qu'elle ne touche même pas le sol. Je perds conscience et me réveille seulement une heure plus tard, dans la voiture, conduite par ma mère, qui m'emmène aux urgences. Ca y est, je suis vacciné. Malgré l'apprentissage aux côtés de mon frère, tous deux tenus en longe par mon grand-père, je suis persuadé que je ne monterai plus jamais. Les chevaux et moi, c'est fini pour toujours.
Je ne mets donc plus un pied aux écuries. Je me contente d'aller à l'école et de voir mes copains. Le week-end, nous nous amusons dans la forêt, nous faisons des cabanes, comme tous les gamins qui habitent dans le coin... jusqu'au Noël de mes 12 ans. Cette année là, le 25 décembre au matin, nous dévalons l'escalier avec mes deux frères et fonçons vers le sapin. Surprise, il n'y a rien pour moi en dessous. Je me retourne vers mon père l'air interrogateur. «Ton cadeau est dehors» me dit-il fièrement. Ça sent quelque chose d'énorme, je pense, un vélo peut-être, un cadeau tellement gros qu'il ne rentre pas dans la maison ! Je me précipite dans la cour, et là, sous mes yeux ébahis, je vois une petite double-ponette sellée, prête à être montée. «C'est Puskine - me dit-on - elle vient d'Irlande spécialement pour toi». Instantanément, je pique une crise de nerfs, je pleure à chaudes larmes, je suis effondré. C'est le pire Noël de ma vie ! Je hurle que «jamais je ne mettrai les fesses sur cette ponette» et pars me réfugier dans ma chambre. Pourtant, Puskine est jolie comme un coeur : avec sa belle robe baie, ses grands yeux très expressifs et ses oreilles parfaitement dessinées, elle a l'allure d'une petite jument, ce qui est rare... les poneys de l'époque sont plutôt de style rustique.
(...)


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