Tu ne perds rien pour attendre / Passion du livre

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.. Tu ne perds rien pour attendre

Couverture du livre Tu ne perds rien pour attendre

Auteur : Janis Otsiemi

Date de saisie : 04/04/2017

Genre : Policiers

Editeur : Plon, Paris, France

Collection : Sang neuf

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782259249546

GENCOD : 9782259249546

Sorti le : 16/03/2017

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Flic à Libreville, Jean-Marc a perdu sa mère et sa soeur dans un accident de la circulation alors qu'il avait douze ans. Le chauffard, fils d'un ministre, n'a jamais été poursuivi. Jean-Marc est entré dans la police à cause de ce drame. Pour se faire justice lui-même, à sa manière. Mais, fatigué des magouilles de ses collègues de la PJ, des crimes, viols et disparitions quotidiens, il a demandé sa mutation à la Sûreté urbaine. Un service pas plus reluisant, mais où il a le temps de préparer une vengeance qui le fait tenir au quotidien. Chaque soir, il s'arrête devant la villa du chauffard, en attendant le jour où il fondra sur lui comme un prédateur. Mais pour le moment, tel un Dexter à la mode gabonaise, il nettoie les rues de Libreville des voyous, trafiquants de drogue, hommes d'affaires et politiciens véreux...

Janis Otsiemi est né en 1976 au Gabon. Il se fait connaître en France en 2009 avec La vie est un sale boulot (éditions Jigal), couronné par le prix du Roman gabonais en 2010. Depuis, il n'a de cesse d'écrire des polars pour montrer et dénoncer la réalité de son pays.





  • Les premières lignes

C'est la sonnerie du réveille-matin qui le tira du sommeil. Jean-Marc sursauta, le front mouillé de sueur. Dans la pénombre de la chambre, il chercha le réveil du bout des doigts sur la table de nuit. Par mégarde, il fit tomber quelque chose qui se brisa dans un bruit sec sur le carrelage. Sûrement un verre d'eau.
Il péta un juron.
Il palpa le mur à tâtons à la recherche de l'interrupteur au-dessus de sa tête, le trouva et l'actionna. La lumière prit ses quartiers dans la pièce. Elle lui révéla le fatras qui y régnait : cadavres de cannettes de bière, mégots de cigarettes, baluchon de vêtements qui traînaient au sol.
La lumière lui brûla la rétine. Il dut mettre son avant-bras quelques secondes en visière pour s'habituer à son éclat vif. Il prêta l'oreille pour loger le réveil qui continuait à crachouiller son chant funèbre. Il se renversa sur son flanc droit. Il le trouva au pied du lit, le piégea entre ses deux mains et l'arrêta.
Il était dix-neuf heures et des poussières.
Putain. Il avait piqué un sacré somme. Plus de huit heures. Une bonne tranche dont il avait besoin chaque jour pour se remettre d'aplomb. Il était rentré à dix heures du matin après une longue nuit de garde.
Jean-Marc rembobina le film du rêve qu'il faisait avant que le réveille-matin ne sonne. Il ne fit aucun effort pour s'en souvenir. Ce rêve, il le faisait chaque jour depuis plusieurs années.
L'homme qui avait pénétré dans la villa pendant la nuit sous une pluie battante, c'était lui.
Comme chaque fois, lorsqu'il tentait de tirer sur l'homme dans le lit à côté d'une femme, l'arme n'était pas chargée.
Et il avait fini par comprendre pourquoi.
Jean-Marc était lieutenant de police. A la Sûreté urbaine.
Il avait trente-huit ans. Il avait fait ses classes à l'école des cadets de la police qu'il avait intégrée dès l'obtention de son brevet d'études secondaires. Certes, à la fin de sa formation, il n'était pas obligé de rejoindre la police nationale. Mais il y avait trouvé la famille qu'il n'avait plus.
A la fin de sa formation, il avait rejoint comme officier de police judiciaire la Direction des affaires criminelles de la PJ de Libreville, dont le siège se trouvait sur l'avenue Félix-Eboué dans le centre-ville. Il n'y était resté finalement qu'à peine un an, rebuté par les pratiques de la maison : racket, corruption... Il avait alors demandé son affectation pour la Sûreté urbaine. Faute de place, il avait dû permuter avec un flic qui souhaitait intégrer la PJ. Jean-Marc avait hérité son troupeau d'agents.
(...)


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