S.O.S. / Passion du livre

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.. S.O.S.

Couverture du livre S.O.S.

Auteur : Léonid Andreïev

Traducteur : Sophie Benech

Date de saisie : 07/04/2017

Genre : Littérature, essais

Editeur : Interférences, Paris, France

Prix : 13.00 €

ISBN : 9782909589374

GENCOD : 9782909589374

Sorti le : 16/03/2017

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  • La présentation de l'éditeur

Les origines communes de la Révolution et de la Révolte, la ressemblance frappante qu'elles présentent pendant leur enfance et qui ne permet pas de distinguer à temps l'assassin de la victime, c'est là le plus grand danger pour toute révolution.
La Révolte est aveugle, la Révolte est sauvage, la Révolte est dépourvue de pensée, et c'est là l'éternelle horreur qu'elle représente pour l'humanité. Privée d'yeux, elle ne voit rien ni devant elle ni derrière elle, elle ne connaît ni amis ni ennemis ni alliés sûrs. D'ailleurs elle n'en a pas. Les gens qui prennent part à la Révolte peuvent être des millions, ils ne sont unis par rien, ils ne sont qu'une foule rassemblée par hasard, ils ne forment jamais des rangs bien ordonnés ; chacun de ceux qui prennent part à la Révolte est toujours seul et unique, parce qu'il ne connaît que lui-même, ne pense qu'à lui-même, ne sent que lui-même. C'est pourquoi les révoltés peuvent si facilement et si soudainement retourner leurs armes les uns contre les autres, suivant une impulsion fortuite ou une injonction impérieuse, c'est pourquoi ils se querellent toujours au moment du partage.

Léonid Andreïev (1871-1919) est un écrivain et un dramaturge qui connut un grand succès au début du XXe siècle. Militant antitsariste puis militant antibolchévique, Leonid Andreïev est non seulement un auteur de grande envergure et un photographe particulièrement visionnaire, il est aussi une des consciences prémonitoires du siècle dernier. Âme révoltée, barbare mystique, Andreïev se jetait avec ardeur dans le désespoir, mais sa voix retentit comme une prophétie pour des temps de détresse. Ses récits, 5 volumes parus aux éditions [osé Corti, brossent une fresque extrêmement vivante de la vie en Russie avant 1917.
Le recueil S.O.S. rassemble quatre articles ou essais écrits durant les deux dernières années de sa vie. Retranché dans la maison qu'il possédait en Finlande, Andreïev observait de loin les bouleversements qui secouaient son pays.
Qu'il analyse les effets de la censure sur les écrivains, l'ascendant pris par Lénine sur le peuple russe, la façon dont la révolte sauvage prend le pas sur la révolution, ou le déchaînement de la barbarie sous couvert de grandes et nobles idées, il donne libre cours ici au lyrisme et à la passion qui le caractérisent, mais aussi à l'indignation, qui l'a incité toute sa vie à dénoncer la cruauté et l'injustice. Il considère les choses en poète plus qu'en analyste politique.
Ces textes sont un exemple de plus du fait qu'il a existé dès le début des esprits lucides qui ont parfaitement décelé tout ce que le coup d'État bolchevique portait en germe.





  • La revue de presse Elena Balzamo - Le Monde du 6 avril 2017

Plus que l'analyse, c'est l'intensité émotionnelle du recueil qui en fait un précieux témoignage sur la terreur. Une terreur qui, sous différentes formes, perdurera pendant presque tout le XXe siècle. Leonid Andreïev, lui, ne verra pas cela : il mourra en Finlande, en 1919, le regard fixé sur son pays en train de sombrer.



  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos

De 1901 jusqu'à la Première Guerre mondiale, Léonid Andreïev (1871-1919) fut un écrivain extrêmement célèbre en Russie. Après des études de droit, il avait débuté en publiant de courts récits inspirés par son expérience de juriste. Soutenu par Gorki qui avait du déceler son talent, il était devenu un auteur de nouvelles et de courts romans dont certains ont fait scandale à l'époque, ainsi qu'un dramaturge dont les pièces étaient souvent jouées.
Certains de ses récits («Les Sept pendus», «Le Gouverneur») mettent en scène des révolutionnaires et des terroristes, d'autres, comme «Le Rire rouge», évoquent avec réalisme les horreurs de la guerre, d'autres encore («La Pensée») parlent de la folie et de son cortège de souffrances. Et la plupart d'entre eux campent divers personnages issus de toutes les couches de la société : paysans, ouvriers, étudiante, enfants, pauvres et riches, intellectuels et gens sans instruction. Si bien que son oeuvre présente un tableau assez complet de la société russe au début du XXe siècle, juste avant les bouleversements historiques de l'année 1917.


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